Financement et trésorerie pour les entreprises : quelles alternatives au crédit bancaire ?

La trésorerie, pour la simple continuité de l’activité quotidienne des entreprises ou pour le financement de projets de développement, est d’une importance cruciale pour les entreprises.

Si le crédit bancaire, à travers les facilités de caisse ou le crédit sont les options les plus évidentes, il n’est pas toujours possible d’y avoir recours selon les situations. Par conséquent, il est toujours pertinent d’étudier les différentes alternatives possibles.

Délais et disponibilité des fonds

L’accès aux financements d’une entreprise est bien entendu fortement corrélé à sa situation financière, et le meilleur moyen d’accéder à des fonds reste évidemment de générer du chiffre d’affaires et des bénéfices. Cependant, les choses ne sont pas toujours aussi simples. En effet, si les salaires des collaborateurs doi-vent être versés tous les mois et que diverses charges, comme les loyers, se doivent égale-ment d’être acquittées à date ; les règlements sont la plupart du temps différés, sans même évoquer la perte de temps des relances.

La loi interdit depuis 2019 les délais de règlements à plus de soixante jours, et le délai le plus courant avoisine les quarante-cinq jours. Ces délais sont cependant préjudiciables, et ne sont malheureusement pas toujours respectés, ce qui peut créer des déséquilibres dans la trésorerie des entreprises. De plus, une défaillance des clients facturés est malheureusement toujours possible, ce qui induit là aussi potentiellement des problèmes de trésorerie. Pour répondre à ces problèmes de besoins de fonds de roulement ou pour financer leurs projets de développement, les entreprises peuvent éga-lement transformer leurs créances en fonds immédiatement disponibles.

Le recours à l’affacturage

Une créance est le gage d’une rentrée d’argent future, mais il existe des aléas, et les besoins de fonds peuvent être immédiats. Il est bien sûr envisageable de s’adresser aux banques pour obtenir des facilités de caisse, mais cela n’est pas toujours possible selon les situations. Des petites structures, comme des prestataires de grandes entreprises ou des sous-traitants ont des besoins à court terme, alors que les règlements sont plus longs à intervenir, mais la taille de ces sociétés leur interdit parfois la possibilité de certaines facilités, ou res-treint leur accès au crédit. La perspective de transformer des créances futures en fonds immédiats est donc une alternative pertinente pour bien des sociétés.

Cette solution, l’affacturage, est depuis long-temps rentrée dans les mœurs économiques anglo-saxonnes, et se développe aujourd’hui en France. Ainsi, en 2021, plus de 300 mil-liards d’euros ont été mis à la disposition des entreprises par ce moyen, qui s’impose désormais comme une alternative au crédit et un levier efficace de financement des besoins de trésorerie des entreprises. Près de vingt sociétés d’affacturage, ou brokers, proposent aujourd’hui ce service, et sont souvent des filiales de grandes banques, qui proposent de plus en plus cette solution à leurs clients. D’une instruction relativement simple et rapide, l’affacturage permet aux entreprises de récupérer des fonds dans des délais courts.

De plus, de nombreux courtiers apportent leurs services pour accompagner les entreprises dans leurs démarches, et les aider à souscrire à l’offre la plus adaptée à leur situation.

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