Diabeloop booste le développement de sa pompe à insuline

La jeune pousse grenobloise Diabeloop (créée en 2015 et employant actuellement 160 salariés), pionnière dans l’univers de l’intelligence artificielle thérapeutique, et spécialisée dans le traitement du diabète Type 1, vient de lever 70 millions d’euros, grâce à un tour de table mené par LBO France, Terumo Corporation et Innovacom.

Grâce à ce nouveau financement, l’entreprise va continuer à développer son activité commerciale en France, mais également à l’international.

Le but ? Révolutionner le quotidien des diabétiques

La société annonce en très peu de temps, une très forte croissance, grâce principalement à ses deux solutions innovantes disponibles sur le marché Européen et déjà actifs sur plus de 10 000 personnes équipées au cours de la dernière année.

Le dispositif se nomme « DBLG1 », un pancréas artificiel, marqué CE et qui intègre un algorithme capable de calculer avec une grande précision la quantité d’insuline qu’il faut injecter à un malade, atteint d’un diabète de type 1. Ce dispositif, est désormais inscrit sur la liste des produits remboursables par l’Assurance Maladie, pour l’instant, uniquement aux malades diabétiques de type 1.

L’opération associe trois appareils, une borne pour exécuter le système de machine learning (apprentissage automatique, une sous-catégorie de l’IA), une pompe à insuline et un système de capteur de glucose en continu, afin d’adapter et de contrôler le débit d’insuline envoyé par la pompe. L’appareil analyse l’algorithme toutes les 5 minutes en relevant les données médicales du patient, optimisant ainsi la quantité d’insuline à injecter.

La startup avait déjà réalisé une levée de fonds de 31 M€ en décembre 2019 et une première en 2017 de 13,5 M€.

Vers l’international

Ce financement devrait logiquement servir à conquérir de nouveaux marchés, dont celui des Etats-Unis, mais Outre-Atlantique, le marché est déjà saturé de produits innovants pour la gestion du diabète. Les dirigeants, Erik Huneker (Polytechnique), Dr Guillaume Charpentier et Marc Julien (École Nationale Supérieure des Mines de Nancy), restent très confiants sur l’avenir et la réussite de l’entreprise à l’international, un optimisme légitime, vu le succès en France.

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