Pharmacienne de formation, après avoir travaillé pour le groupe Pierre Fabre, Valérie Pianelli-Guichard rachète Comptoir Sud Pacifique en 2010, jolie marque française spécialisée dans les parfums de niche, rares et précieux. Son objectif ? La croissance par l’ouverture de boutiques à Paris, la création de nouvelles gammes d’accessoires et de lignes de soins.

L’italienne Valérie Pianelli-Guichard est française d’adoption depuis qu’elle a rencontré son mari dans un trajet entre France et Italie. Des études scientifiques en France dans le domaine de la biochimie et de la pharmacie l’ont menée à travailler pour le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, une référence sur son marché et dont la devise est « La nature au service de la beauté ». Armée de ses diplômes, d’une expérience dans un groupe important du médicament comme de la cosmétique et de son envie d’indépendance, elle se lance en tant qu’entrepreneure. Elle opte pour un rachat d’entreprise plutôt que vers une création ; un processus qui prendra plus d’un an avant de trouver la pépite qui correspond à ses attentes.

Dix ans de travail acharné

Cette année va fêter les dix ans de l’aventure dans laquelle s’est lancée Valérie Pianelli-Guichard. L’entreprise parisienne, objet de toutes ses attentions, est Comptoir Sud Pacifique, maison familiale de plus de 35 ans qui a construit sa réputation sur la parfumerie de niche. Le processus s’est fait naturellement, suite à une simple information selon laquelle le dirigeant de l’époque pensait vendre. L’envie a été la plus forte et l’affaire s’est conclue. Comptoir Sud Pacifique a toujours été une maison indépendante depuis sa création en 1974. La chef d’entreprise apprécie cette caractéristique qui lui donne une grande liberté en matière de créativité de produits, pour aller sur des parfums et des senteurs correspondant à des événements ou souvenirs.

Entrepreneure débutante

Valérie Pianelli-Guichard est pharmacienne de formation, une compétence bienvenue pour la reprise sur ce secteur. Elle a souhaité également renforcer ses chances de succès en suivant un cursus de gestion spécifique à l’Essec. Car il a fallu réimaginer l’entreprise, qui suite à un changement de stratégie avait perdu une grande partie de ses clients. La nouvelle dirigeante a dû faire preuve d’esprit de décision dès la reprise pour repartir du bon pied et reconquérir la clientèle de la marque, constituée de distributeurs professionnels. Dans certains cas, la bonne décision est de savoir revenir à la base, à la véritable identité qui a su séduire et séduira encore.

Retrousser ses manches

La maison a travaillé dès ses débuts autour d’essences exotiques ; le couple de fondateurs étant de grands voyageurs qui puisaient leur inspiration dans ces découvertes. C’est de là que vient la couleur turquoise emblématique de la marque ainsi que l’image du Motu, ilot symbolique de la Polynésie, sans oublier le flacon argenté haut de gamme. Le choix de revenir à ces racines a permis d’établir un business plan triennal bâti par Valérie Pianelli-Guichard. Elle a ensuite bouclé sa sacoche pour partir rétablir le contact avec tous les clients professionnels de la marque. Une démarche nécessaire, que réalise la plupart des repreneurs et qui s’est soldée positivement pour Comptoir Sud Pacifiquee.

Un vrai plan de relance

La reprise en main peut prendre plus ou moins longtemps lors d’un rachat d’entreprise, en fonction de son état de santé. Pour notre nouvelle dirigeante, il a fallu environ cinq ans pour élaborer la politique future et de nouveaux produits, renouer les relations clients, rembourser des dettes. Une première étape riche, complexe et indispensable. Ce n’est qu’une fois cette phase terminée que de nouveaux investissements peuvent intervenir. Pour Comptoir Sud Pacifique, ils prennent la forme d’ouvertures de boutiques à Paris et de nouvelles gammes d’accessoires et de lignes de soins sous l’emblème totem de la marque, le voyage.

A.F.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

deux × 5 =