Comment Helioscience prend en compte les impacts environnementaux des produits cosmétiques

Fondée en 2010 par Jean-Claude Hubaud, microbiologiste ayant longtemps travaillé (25 ans) dans des entreprises de cosmétiques telles que Lancaster ou le Groupe Naos (Bioderma – Esthederm), Helioscience est une entreprise innovante, qui apporte aux entreprises du secteur une solution pratique au problème toujours épineux des tests sur les produits solaires. La société est aujourd’hui en pleine croissance, ambitionnant de se développer à l’international, mais reste attentive aux tendances actuelles, en voulant prendre en compte les impacts environnementaux des produits cosmétiques.

Une solution innovante pour  les tests des produits solaires

Les produits de protection solaire sont une gamme importante pour les entreprises de cosmétiques, voire pour certaines entreprises pharmaceutiques. Mais, parce que ces produits touchent à l’intégrité des personnes, ils doivent être testé avant leur commercialisation. Cette méthode, bien que fiable, est à la fois longue, couteuse et n’est pas des plus éthique.

Longue parce que ces tests prennent plusieurs mois, que la peau doit se reposer entre les tests, et qu’il est impossible de faire des tests durant l’été. Couteuse justement à cause du temps et n’est pas des plus éthique à cause du déclenchement d’un érythème (coup de soleil) sur la peau.  Pour apporter une solution à ces problèmes, Helioscience a développé des méthodes de tests in vitro.

Et participe activement au développement d’une nouvelle méthode éthique l’HDRS (Hybrid Diffuse Reflectance Spectroscopy) méthode non invasive (sans déclenchement d’érythme)  consistant à l’hybridation du vitro et du vivo. Ces tests sont d’une fiabilité éprouvée, et permettent d’apporter des résultats en seulement une semaine, offrant la possibilité de développer les produits plus rapidement, et donc à moindre coût. De plus, ces tests permettent une adaptation rapide des formules, par exemple dans le cas d’un changement de norme, qui bannirait un composant utilisé jusqu’alors : la méthode des tests in vitro évite en effet de repartir de zéro.

De plus, la solution d’Helioscience n’est pas uniquement pertinente durant les phases de conception, sur des petites quantités, mais peut également s’appliquer pendant la fabrication car elle permet de vérifier la qualité des produits.

Le souci de  l’environnement

L’univers de la cosmétique n’a pas toujours bonne presse auprès des écologistes, et les crèmes solaires sont souvent suspectées de causer des dommages à la faune marine. Pour aider ses clients à répondre à ces interrogations, et par souci de préservation de l’écosystème marin, Helioscience a développé une batterie de tests, sur des algues comme sur des daphnies et des bactéries pour mesurer l’impact des produits sur l’environnement. Helioscience continue d’innover, perfectionnant ses process pour en faire des standards. Jean-Claude Hubaud l’affirme : « Il y a un vrai besoin de rassurer les consommateurs à ce sujet, et il s’agit d’une question importante pour les fabricants, notamment aux États-Unis ». Le marché américain est d’ailleurs le prochain objectif que s’est fixé la petite entreprise du Sud de la France, qui réalise d’ores et déjà près de 40% de son chiffre d’affaires à l’international.

Pour Jean-Claude Hubaud, le marché est en effet prometteur : « Helioscience est une petite structure, mais en croissance continue, améliorant, notre CA de 20% tous les ans. De plus, nous restons sur notre spécialité, le solaire ; mais nous aidons aussi nos clients dans l’élaboration de leurs formules. Nous ne sommes pas que des testeurs, mais bien aussi force de proposition ». Helioscience se donne ainsi, à travers l’innovation, les moyens de ses ambitions.

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