Tel est pris qui croyait prendre. Les fonds Hayfin, KKR, Attestor et Strategic Value, créanciers de Comexposium, qui se comportent depuis un an comme des fonds vautours autour d’une entreprise blessée par la Covid, en seront pour leur frais.

En effet, le leader français de l’événementiel international vient de remporter une bataille qui s’apparente à un coup de grâce dans cette guerre de tranchées, que le groupe a dû mener en parallèle de la gestion de la crise. Le tribunal a débouté tous les fonds de toutes leurs demandes à leurs dépens et les a condamnés à verser 50 000 euros.

Cet été, fin juillet, les créanciers du groupe Comexposium avaient tenté de bloquer le fonctionnement de la société qui était en sauvegarde, protégée par le tribunal de commerce de Nanterre. Sans foi ni loi, ils avaient procédé à des notifications de cas de réalisation (notamment des obligations de paiement) auprès de la société, de ses filiales et de ses organismes bancaires : une tentative d’abordage abjecte.

Le groupe a réagi très vite et mobilisé son équipe, demandant immédiatement à la justice d’ordonner l’arrêt de ces notifications, soit de débouter fermement les assaillants, afin de pouvoir continuer à fonctionner. La justice a donné raison au Groupe Comexposium. Jeudi 30 septembre, une semaine avant le délibéré qui devrait valider le plan de sauvegarde du groupe et lui permettre d’être de nouveau in bonis, le même tribunal a rendu son ordonnance de référé dans cette affaire. Et elle n’est pas tendre pour les créanciers.

En effet, la cour les a déboutés de toutes leurs demandes, a ordonné l’arrêt des notifications et contraint les créanciers à adresser une lettre de renonciation à tous les destinataires de leurs notifications. Les fonds sont par ailleurs condamnés à payer 50 000 euros au titre de l’article 700.

Dans cette tentative de siège désespérée des créanciers de Comexposium, les conséquences auraient pu être graves pour ce fleuron français et ses centaines de salariés. Touché de plein fouet par la pandémie, le groupe d’événementiel s’était naturellement mis sous cocon, utilisant les protections prévues par la loi française. C’était sans compter sur la voracité inattendue de ses néo-créanciers, des fonds requins ayant racheté sa dette sur les marchés.

Avec cette décision, la justice renvoie ces créanciers abusifs dans les cordes. À leur place, en quelque sorte. Quant à Comexposium, il démontre dans cette victoire juridique qu’il ne faut jamais baisser la garde. Quitte à sortir les crocs si nécessaire.

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