Malgré les polémiques sur le compétitivité française, l’Hexagone attire de plus en plus de grands sociétés étrangères, à commencer par les entreprises américaines et allemandes. Car la France est considérée comme la porte d’entrée vers le marché européen. Et n’en déplaise aux déclinologues de tout poil, ces grands groupes apprécient notre main d’oeuvre qualifiée, nos infrastructures et notre potentiel d’innovation.

Alors que la compétitivité française est pointée du doigt, le dernier rapport de l’AFII (Agence française pour les investissements internationaux) souligne que la France a maintenu son attractivité : elle a attiré 698 nouveaux investisseurs étrangers, à l’origine de près de 28.000 emplois. Il s’agit du 2ème meilleur résultat enregistré depuis 10 ans, un autre record ayant été atteint en 2010 avec 782 projets.

USA et Europe représentent 85 % des investissements

Sans surprise, les sociétés nordaméricaines et européennes sont à l’origine de 85% des nouveaux investissements. «L’Allemagne et les états-Unis sont les deux premiers pays émetteurs d’investissements vers la France. C’est un très bon signe, car ces entreprises exigeantes montrent, en continuant d’investir dans l’Hexagone, leur entière confiance dans le site France», analyse David Appia, président de l’AFII.

Autre tendance, les investissements provenant des pays émergents se renforcent. «En 2003, ces pays ne représentaient que 1% des projets. Aujourd’hui, on est à 6%. La Chine se place devant les autres, avec environ 35 projets. Derrière, on trouve l’Inde, avec 12 investissements», souligne David Appia.

Accéder au marché français et à l’Europe

Selon le président de l’AFII, les motivations des pays investisseurs tiennent à la volonté d’accéder au marché français et à l’Europe. «Certains espèrent aussi, depuis la France, rebondir vers les marchés d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, voire de l’Afrique entière», note-t-il.

Infrastructures, main d’oeuvre qualifiée et  fort potentiel d’innovation

L’attractivité tricolore s’explique en outre par des atouts structurels, tels que la infrastructures, une main d’oeuvre qualifiée et un fort potentiel d’innovation à travers les pôles de compétitivités et des dispositifs comme le CIR. La structure des investissements étrangers en France a évolué vers les activités intensives en technologie et en valeur ajoutée : activités de services comme le conseil et l’ingénierie, les logiciels et prestations informatiques, les quartiers généraux, ou certaines activités industrielles (médicaments, biotechnologies, électronique, aéronautique…).

Parmi les investissements étrangers de ces dernières années, citons Booking.com (États-Unis), avec la création d’un centre d’appels à Tourcoing (250 emplois créés), HRSMART (États-Unis), éditeur de logiciels RH, qui choisit Paris pour implanter sa base européenne (35 emplois). Merck KGA (Allemagne) a annoncé l’extension de son site près de Bordeaux (46 emplois). Roche Holding LTD (Suisse) développe sa filiale près de Grenoble (100 emplois). Le groupe agro-alimentaire Nippon Suisan (Japon) étend également son site de production Cité Marine en Bretagne (160 emplois). La compagnie indienne Virtual Logic System (technologies 3D) a implanté son premier bureau européen à Paris (50 emplois)… De quoi inciter le gouvernement à poursuivre l’effort de compétitivité.

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