Droits photos : Jean-Michel Mateo

Après avoir sillonné les océans y compris sur la Route du Rhum, le Breton Loïc Pochet s’est lancé dans une toute autre aventure, celle de la création de l’entreprise Calamalo et de son hydravion Morgann.

L’homme a été façonné par les écrits de la génération Saint-Exupéry, dont l’esprit d’aventure lié à l’inventivité fut son modèle. Engagé dès l’âge de 17 ans dans la marine nationale où il passe huit années, il se lance dans la navigation à voile au service des plus grands, de Malinovsky à Olivier de Kersauson et sillonne de part et d’autre l’Océan Atlantique.

Baroudeur des mers

Skipper à part entière, il se distingue par sa persévérance que rien ne peut entamer même pas un accident de voiture qui va longuement l’immobiliser. Passionné, il l’a toujours été, et depuis plus de 15 ans, ce sont les projets autour de l’hydravion qui l’animent. Un monde à part, un peu vieillissant et qu’il a bien l’intention de réveiller avec une innovation, déjà prête, qui n’attend que le bouclage de son financement pour voir le jour.

De la suite dans les idées

Devenu pilote instructeur depuis une quinzaine d’années, il a repris la route de l’aéropostale et créé un hydravion ULM dénommé Calamalo également le nom de son entreprise. Cet aventurier de 57 ans part pour plusieurs raids à travers le monde. Ce faisant, il mélange les techniques acquises en tant que skipper avec celles de l’hydravion et s’implique totalement dans le projet « Morgann », son nouvel appareil, un hydravion de 4 places.

Un hydravion innovant

Pour comprendre sa passion, il faut l’écouter parler de l’hydravion comme d’un véritable outil de liberté, mais aussi comme un projet utile et créateur d’emplois. Son Morgann est conçu pour la mer, avec des matériaux résistants tels que carbone et titane, et doit obtenir l’autorisation afin de décoller après être sorti du port au delà des 300 mètres. Ce quadriplace a la possibilité de voler de nuit et peut effectuer entre autres des missions de surveillance et de transport. Loïc Pochet évoque par exemple les bateaux chinois qui viennent pêcher subrepticement dans les eaux polynésiennes françaises ou les contrôles à mener le long des côtes. Avec ses 1000 kilomètres d’autonomie à 120 nœuds (210 kms/h), le Morgann pourrait être un outil précieux.

Du côté de Sète

C’est au bord de la Méditerranée que le projet prend son envol avec le lancement d’une usine d’une centaine de collaborateurs pour un marché de 50 hydravions par an et un objectif de 30 millions à moyen terme dans les 4 à 5 ans. Pour y parvenir, il s’agit d’abord de boucler la levée de fonds qui est en cours depuis la fin de l’année dernière, à hauteur de 5 millions d’euros. « Les pieds dans l’eau la tête dans les nuages », c’est ainsi que se définit Loïc Pochet qui n’en revient toujours pas d’être entouré d’une aussi belle équipe que celle qui travaille pour et avec Calamalo Aviation : « je m’étonne tous les jours d’être entouré d’autant de compétences ».

E.S.

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