Créer de la valeur sur l’Afrique, son continent d’origine, tout en facilitant des ponts avec l’Europe, telle est l’ambition d’Amel Saidane. Elle la réalise en favorisant la création et le développement de start-ups Tech, tant via sa société Betacube, un venture builder, qu’au niveau associatif ou encore politique en étant l’une des rares femmes à travailler sur un projet de loi sur le sujet. Entretien.

Quel fut votre parcours avant de fonder Betacube ?

Ingénieur en électrotechnique, j’ai travaillé 10 ans en Allemagne comme Sales Manager au sein de multinationales (Siemens, Microsoft), puis j’ai passé un Master en économie numérique à l’Université du Maryland. Souhaitant découvrir le monde de l’entreprenariat, j’ai effectué plusieurs lancements de start-ups qui m’ont rapidement fait comprendre la nécessité de développer l’écosystème des start-ups en Tunisie. J’ai alors co-fondé l’association des start-ups, Tunisian Startups, que je préside, et ai effectué en parallèle des missions de conseil en stratégie et transformation digitale pour des acteurs locaux et internationaux. Mais la création de nouveaux business me passionnait toujours et j’ai fondé Betacube.

En quoi consiste son activité ?

Nous accompagnons des entrepreneurs de tous pays, de l’idée jusqu’à la validation marché et la première levée de fonds, et prenons des participations dans les start-ups tech créées. Nous en avons aujourd’hui 12 dans notre portefeuille.

Betacube se développe à présent à l’inter-national…

Effectivement, après le hub tunisien, nous en lançons de nouveaux : en Europe, au Moyen-Orient, à Kigali pour l’Afrique de l’Est et à Abidjan pour l’Afrique de l’Ouest. Nous souhaitons ainsi accompagner la création d’une cinquantaine de start-ups par an et accélérer d’autres start-ups grâce à notre accompagnement personnalisé.

Vous êtes également engagée pour le développement de l’entreprenariat féminin…

Son potentiel économique est immense et pourtant si peu réalisé dans le monde. Aussi ai-je lancé une multitude de programmes d’incubation avec un focus femme très poussé. A titre d’exemple, nous avons lancé un programme dédié à la FinTech où seulement 1% des financements vont aux femmes, ou encore Tech African Women, un programme pan-africain pour accompagner des femmes dans la création et le développement de leurs startups dans 4 pays.

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