La start-up bretonne Actility, positionnée sur les réseaux basse consommation et longue portée (LoRaWAN) pour l’Internet des objets connectés, vient de lever plus de 75 M€.

Trois nouveaux investisseurs participent à ce qui est la plus grosse opération réalisée par une jeune pousse tricolore depuis le début de l’année : le groupe allemand Bosch, Creadev (holding de la famille Mulliez) et l’Américain Inmarsat.

Ils rejoignent les investisseurs historiques d’Actility, Idinvest, Orange Digital Ventures, Swisscom et Foxconn (sous-traitant d’Apple), qui avaient participé à la levée de fonds de 25 M€ en 2015.

«Cela va nous permettre de grossir et de continuer d’avoir une synergie industrielle. La réussite, c’est notre écosystème, tous les acteurs qui construisent, commercialisent, distribuent», commente Olivier Hersent, fondateur de la jeune pousse qui avoisine les 16 M€ de CA.

«Nous souhaitons également accélérer notre expansion en Amérique du Nord, mais aussi renforcer notre présence en Chine», ajoute l’ancien polytechnicien de 45 ans. Dans le succès de son entreprise fondée en 2010 à Lannion dans les Côtes-d’Armor, il voit l’affirmation d’un savoir-faire français quasi ancestral dans les télécoms et un tissu économique Hexagonal favorable aux start-up, «malgré une perpétuelle lamentation».

Après cette 5ème levée de fonds, Actility pourrait devenir la prochaine licorne française, l’une de ces jeunes pousses valorisées plus de 1 Md$. «J’aimerais beaucoup que le buzz se fasse autour de la réussite technologique, pas autour de la valeur financière, tellement volatile, surtout pour une start-up». N’en déplaise à Olivier Hersent, la croissance d’Actility, centrée sur des solutions d’Internet industriel à destination de secteurs clés tels que la logistique, le bâtiment connecté ou l’énergie, en fait une sérieuse candidate au titre.

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