La Fondation Concorde, un think tank économique de référence, publie un rapport passionnant sur l’émergence de la 5G en France.

La 5G entraînerait de nombreuses transformations dans des secteurs clés tels que l’industrie, les services publics, ou encore l’agriculture, dans l’optique d’une relance économique pour la France. Par ailleurs, dans un contexte post crise lié au Covid-19, la 5G s’avèrerait être un véritable vecteur de développement du domaine médical, par le biais de nombreux atouts et de potentiel qu’elle mettrait en avant.

La Fondation Concorde voit en la 5G l’opportunité d’une véritable réussite nationale.

Son déploiement aboutirait à l’émergence de nouvelles technologies de pointe favorisant la reprise économique de la France. Pourtant, la position actuelle adoptée par les pouvoirs publics face à ce nouveau réseau semble rester focalisée sur des aspects purement sécuritaires. Or, la 5G peut être compatible avec la question de la souveraineté nationale, un principe aujourd’hui cher aux Français.

Placer la 5G au coeur de la relance européenne

Les experts de la Fondation Concorde estiment que la 5G diffère de ses prédécesseurs. Celle-ci n’est pas à voir comme une amélioration de la 3G ou 4G, mais comme un bouleversement économique majeur pour la France comme pour l’Europe.

C’est pourquoi cette étude a élaboré 5 grandes propositions pour la France afi n de garantir son rayonnement d’une part, et de placer la 5G au coeur des enjeux du monde d’après d’autre part. Par exemple, Concorde souhaite l’élaboration d’un plan de soutien à la transformation numérique du secteur de la santé et des productions hospitalières. Concorde préconise aussi 7 points capitaux pour que l’Europe garantisse sa souveraineté et puisse s’élever par la même occasion à un niveau d’avancement technologique comparable aux pays qui jouissent dès à présent de la 5G. Concorde recommande par exemple de créer une certifi cation européenne unifi ée des réseaux 5G pour en garantir la sécurité. La Fondation Concorde est un think tank économique de référence depuis 1997. Elle a pour vocation de faire de la France le pays le plus prospère d’Europe.

Ce rapport vise donc à expliciter ce qu’est la 5G, en quoi elle est différente des générations de connectivité sans fil précédentes, et pourquoi elle risque de bouleverser l’économie. Il fait l’inventaire des initiatives en cours pour le développement de ce réseau à travers le monde.
Face à ce bouleversement, quelle est la place de la France et de l’Europe dans ce domaine ? 

5 propositions pour la France – placer la 5G au cœur du monde d’après

1. Élaboration d’une stratégie nationale 5G qui traite :

a. De l’attribution accélérée des fréquences
b. D’un plan de soutien aux dépenses d’investissement des opérateurs à travers des allocations, prêts, ou rabais d’impôts
c. Du soutien des initiatives dans l’Internet des Objets à travers, par exemple, un plan de soutien aux initiatives de développement d’applications 5G liées à cet Internet des Objets, notamment dans l’écosystème entrepreneurial des startups et ETI, ou au sein d’expérimentations industrielles.

2. Élaboration d’un Plan de soutien à la transformation numérique des productions en matière de santé et hospitalières pour profiter des opportunités offertes par la 5G.

3. Renforcement du contrôle de la sécurité du réseau, avec la création d’un groupe de travail commun entre l’ANSSI, les opérateurs et les fabricants d’équipements consacré à la 5G.

4. Création d’un groupement d’intérêt de la 5G appliquée à l’industrie, dans lequel auront lieu des expérimentations et des démonstrations de cas d’utilisation de la 5G, comprenant des instituts scientifiques, des universités et des départements R&D d’entreprises. Ce groupement d’intérêt pourrait être associé à un fonds consacré spécifiquement aux pilotes de l’industrie 4.0, dont les usages de la 5G.

5. Élaboration d’un Plan de mitigation de l’impact écologique et sanitaire de la 5G. Cela pourrait être fait en y dédiant un chapitre de la Loi de Programmation pour la Recherche à ces sujets.

7 propositions pour que l’Europe garantisse sa souveraineté.

6. Créer une certification européenne unifiée des réseaux 5G pour en garantir la sécurité.

7. Le NIS Cooperation Group pourrait être une base pour la création d’un groupe de discussion sous la coordination de la DG CONNECT entre les États membres, les institutions européennes, les opérateurs et les vendeurs.

8. Fléchage de fonds de recherche européens sur les sujets de réduction de la pollution liée à la transition numérique et à l’industrie 4.0

9. Extension du domaine d’action des European Digital Innovation Hubs à la 5G, pour aider les PMEs françaises et européennes à bénéficier des nouvelles opportunités liées à cette technologie et à l’Internet des Objets.

10. Renforcement des moyens de l’ENISA, l’European Network and Information Security Agency afin d’intervenir sur les questions de cybersécurité liées à la 5G. Cette mission devrait être réalisée en communication étroite avec les agences des Etats membres, notamment l’ANSSI pour la France. Selon les prérogatives de l’EU Cybersecurity Act, mise en place par l’ENISA d’une certification européenne reconnue et unifiée pour la cybersécurité des réseaux 5G, tel que le Network Equipment Security Assurance Scheme (NESAS) de la GSMA.

11. Mobilisation des fonds de développement européens pour soutenir le déploiement des infrastructures 5G en Europe.

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