Entrepreneur First, « incubateur international de talents »,
fondé à Londres en 2011, vient tout juste de s’installer en France. Une partie de son incroyable dernière levée de fonds est consacrée à la création d’entreprises sur tout le territoire. Avis aux jeunes pousses !

Une nouvelle génération d’incubateurs

Entrepreneur First est un incubateur de start-ups « nouvelle génération ». En effet, il repère et investit en premier lieu des talents avant même qu’ils n’aient reçu de financement externe ou qu’il n’ait eu… leur idée. Une approche différente qui permet de révéler de futurs entrepreneurs, de leur permettre d’aller de l’avant afin de lancer un business qui a toutes les chances de réussir.

A lire aussi >> Fondation Alstom : « Notre mission est de soutenir concrètement les communautés locales »

Mobilité : le made in France peut gagner la bataille de l’électrique (Jean-Pierre Bansard)

Matt & Alice, dénicheurs de talents

Matt Clifford et Alice Bentick sont les créateurs d’Entrepreneur First (EF). Les deux trentenaires viennent de se faire remarquer par une levée de fonds de 115 millions de dollars. Le premier est diplômé du MIT (Massachussetts Institute of Technology), la seconde de la Business School de l’Université de Nottingham. Ils se rencontrent par la suite en travaillent tous deux chez McKinsey.

Leur première idée aboutit à la création du « Code First : Girls program », ayant pour objectif de permettre aux étudiantes universitaires de suivre des cours gratuits de programmation, suite au déficit constaté dans la population féminine. Une première initiative qui donne le ton de leur approche.

Aider les futurs créateurs à se lancer

Ils vont creuser dans la même voie jusqu’à pleinement la développer avec la création d’Entrepreneur First dont le savoir-faire se situe en premier lieu dans la sélection de personnes qui ont des talents particuliers dans le domaine technique et technologique, de l’ambition, souhaitent créer un business, sans savoir vraiment comment avancer, n’ayant pas encore de business plan, ni de financement. Tous ces « talents » qui risquent de rester méconnus sont la cible prioritaire du programme EF.

Un programme déjà bien rodé

Le programme créé par les fondateurs s’articule en deux phases et dure six mois. La première est consacrée à la formation d’une équipe qui va travailler avec le futur entrepreneur et identifier l’équation à résoudre. La seconde phase consiste en une formation sur le capital-risque et l’investissement. Cela aboutit à la construction d’un projet soumis à un jury spécialiste de l’investissement en start-ups.

Une ouverture grand angle

Matt et Alice ont commencé par sélectionner des diplômés en marketing, technologie, commerce, informatique ou ingénierie. Aujourd’hui, ils ont élargi le spectre et sélectionnent sans a priori les talents, quel que soit le domaine, diplômé ou pas. L’objectif international est clair dans l’esprit de Matt Clifford : « Notre volonté chez EF sera toujours d’identifier et de permettre aux individus les plus extraordinaires de construire des entreprises d’envergure mondiale… En responsabilisant des milliers d’individus talentueux à travers le monde, nous pouvons les aider à atteindre leur véritable potentiel et à créer un héritage signifiant. »

Un succès qui s’est également concrétisé par un événement assez exceptionnel : Clifford et Bentick ont reçu plusieurs récompenses, y compris… l’Ordre de l’Empire Britannique en 2016. Voici qui en dit long sur leur réussite.

Paris comme nouvelle antenne

Après l’Asie, l’Angleterre et l’Allemagne, c’est la France qui va avoir la chance d’accueillir la nouvelle antenne à Paris d’Entrepreneur First, une structure dont l’objectif est clairement défini : investir 29 millions d’euros dans les trois ans à venir sur notre territoire. Une stratégie rendue possible grâce à la levée de fonds de 115 millions qui vient d’être réalisée avec le concours de grands noms de la tech, tels que les fondateurs de Transferwise, de Zoopla ou de Magic Pony Technology. Ces millions aideront 2000 talents à travers le monde à créer des entreprises tech à partir de zéro, soit l’équivalent de plus de 300 sociétés internationales financées.

Tout pour réussir à partir de zéro

Cette levée va permettre de poursuivre la mission que se sont donnés les deux créateurs selon Alice Bentinck : « Nous avons été les pionniers d’un nouveau modèle d’investissement qui se concentre sur les talents, et il est encourageant de voir que cela devient un nouveau cap pour le capital-risque. Nous pensons que le monde passe à côté de certains de ses meilleurs entrepreneurs à cause des contraintes de l’écosystème… La mission d’EF est de changer cela ». C’est une femme qui sera en charge du bureau français, installé à la Station F, Coralie Chaufour, diplômée de Sciences Po Paris et de Harvard, également ancienne collaboratrice de McKinsey.

A.F.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici