Emmanuel Macron

Peuple d’esprit rêveur et changeant, pays de la mode et des soubresauts politiques, les Français, souvent mal informés et ne cherchant pas à l’être, (par rapport aux autres pays développés,  c’est dans notre pays qu’on lit le moins les magazines économiques ou les quotidiens d’information.

Il doit y avoir un lien de cause à effets) découvrent à la faveur d’événements récents (déficits, insécurité , chômage , crise sanitaire , endettement , excès de centralisme, services publics défaillants , etc..) que leur pays n’est plus à la hauteur de sa tâche. Comme s’ils avaient été bernés ou manipulés au fil des alternances politiques depuis François Mitterrand. Les médias portent aussi leur part de responsabilités, sans doute pour avoir insisté trop souvent sur l’accessoire au lieu de pointer sur le fond des problèmes essentiels, ceux qui fâchent.

Un seul exemple récent et non polémique à propos de la visite du président Emmanuel Macron de plusieurs jours à Marseille. On a pu voir à cette occasion de nombreux reportages sur les quartiers, la drogue , le chômage ou le séparatisme islamiste mais rien sur le développement du port de Marseille. C’est pourtant un élément fondateur de l’avenir de la métropole phocéenne comme le rappelle à juste titre l’ex-patron d’Essilor dans nos colonnes, notre ami Xavier Fontanet.


Ce n’est qu’un exemple. Il y en a tant d’autres tant notre pays , sur ces dernières décennies , a pris l’habitude de vivre sur ses acquis sans oser engager les réformes notamment pour arrêter la gestion dispendieuses de l’Etat. Ce nouveau management public est une nécessité absolue , véritable mère des réformes pour engager le pays vers la voie d’une nouvelle prospérité. Comme l’appelle de ses vœux par exemple l’entrepreneur Denis Payre en se lançant dans la course à l’Élysée (voir son entretien sur EntreprendreTV ).


Un discours de vérité en matière économique qui ne peut que faire du bien et ouvrir les yeux de nos concitoyens en reprenant espoir dans l’avenir. À eux que beaucoup ont berné en leur faisant croire que les 35 heures, la décroissance , la réglementation , les impôts ou l’assistanat allait régler leurs problèmes. Ils en sont revenus Dieu merci. De la même façon, au plan régalien, l’irruption spectaculaire d’un Eric Zemmour, avec l’écho qu’il suscite sur la scène politique, déssille les yeux des moins avertis. Les sujets de contrôle de l’immigration, de dérives du séparatisme, du danger de l’islamisme politique , de l’essor de la drogue ou du pouvoir politique des juges et de la souveraineté perdue ne sont pas des sujets mineurs pour notre avenir. Et ce rôle de « sentinelle de la France « qu’il s’est assigné, malgré quelques formules à l’emporte peu pièces inutiles, que le polémiste de CNews commence à prendre ne peut pas faire de mal à un débat national engoncé jusque-là dans le politiquement correct et les postures démagogiques allant dans le sens de la plus grande facilité générale.


Finalement , désormais , le problème est moins de savoir la couleur politique de chacun que d’arriver à régler les grands problèmes du pays. Et si pour cela, il faut opérer une grande alliance au-delà des contours partisans , soyons certains que beaucoup de nos compatriotes y sont prêts , y compris dans les populations d’immigration de fraîche date qui n ‘ont qu’une envie dans leur majorité , c’est que le pays retrouve son niveau. Autant d’hommes de bonne volonté pour qui effectivement « la France n’a pas dit son dernier mot. ». Encore faut- Il que nous mettions tout en œuvre pour y parvenir. Car nous rentrons dans une époque dangereuse où l’idéologie doit s’effacer derrière le pragmatisme.

Robert Lafont

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

huit − 5 =