Une leçon de vie pour chacun d‘entre nous, entrepreneur ou pas !

La leçon à tirer de la victoire du plus jeune vainqueur du Tour, à 21 ans, depuis 1904, tient en deux mots. Ne jamais se décourager et rester jusqu‘au bout à la fois concentré et décontracté.
Il en a eu des occasions, Tadej Pogacar, de perdre foi lorsque par exemple il perdit plus d‘une minute et 21 secondes à la faveur d‘un malheureux coup de bordure  lors de la 7 éme étape (Millau-Lavaur).

Loin de l’abattre, cet incident de parcours semble l’avoir au contraire galvanisé. C‘est le propre des champions. Dès le lendemain, celui qui avait déjà terminé troisième à la Vuelta en 2019, arrivait à reprendre à son challenger compatriote la bagatelle de 40 secondes lors de l‘ascension de Peyresourde. C’était déjà un signe…qui ne trompe pas !
Au niveau du stress, inconscience de la jeunesse ou mental à toute épreuve, « Pogastar » comme le surnomment déjà nos confrères L‘Equipe ou Cyclisme magazine, a prouvé lors notamment de l‘avant-dernière étape du contre la montre décisif à « la Planche des Belles Filles » proche de Lure (Haute-Saône), l‘heure de vérité comme le dit l‘ancien champion Cyrille Guimard (formidable consultant sur RMC) que c‘est aux moments décisifs que l‘on jauge les caractères des champions. À écouter ceux qui l‘ont vu se préparer et notamment son Directeur sportif Andrej Hauptman : « Tadej était le plus relax avant le contre-la-montre, nous,on était tous très nerveux.

Mais, lui, il chantonnait à moitié à poil dans son coin comme si il était en vacances ! ». Même phénomène le soir de l’étape où il a perdu malencontreusement 1 minute 21 sur bordure, où après la course qui devait sonner le glas de ses ambitions dans le Tour, le prodige slovène disait tranquillement : « Je vais oublier cela car sinon ça ne m‘aidera pas d‘y penser tous les jours !» . Les principes fondateurs du mental gagnant auquel il rajoute un autre petit secret : « Une fois que la course est finie, il ne fait pas trop penser à la course ! ». Pogacar a des capacités physiques hors du commun, mais comme tous les vrais champions, sa psychologie personnelle est toute tournée, elle aussi, vers la performance et la réussite !
On est en droit d‘avancer que l’on a affaire à un véritable phénomène.


D‘autant que du côté de son concurrent, Primoz Roglic,même s’il n’a pas démérité, loin s’en faut, on a multiplié les erreurs malgré le fait d’avoir contrôlé la course de bout en bout avec son équipe Jumbo-Visma. D ‘abord, parce qu‘ils n’ont pas su profiter de leur supériorité pour porter l‘estocade au moment où c‘était possible. Et aussi, parce qu‘ils ont laissé Pogacar retrouver l‘espoir, et cela dès le lendemain, en le laissant reprendre quelques secondes. Au delà du symbole, ce sont des erreurs stratégiques qui coûtent cher à la fin, en l’occurrence la victoire dans la plus belle épreuve cycliste du monde, le Tour de France.

Et à ceux qui comparent la victoire In extremis de Pogacar à celle de Greg Lemond en 1988 contre Laurent Fignon, le dernier jour, sur les Champs- Elysées, c‘est oublier un peu vite les problèmes physiques de notre Laurent le magnifique qui, ce jour là,comble d’infortune, ne pouvait plus s’assoir sur le vélo. Un manque de chance manifeste, qui aura peut être manqué aussi à nos Francais du Tour 2020 qui auront tous chuté (Pinot, Bardet, Gaudu) ou été handicapés par une erreur réglementaire (Alaphilippe)
Répétons-le : il n‘y a pas de hasard dans la vie. C‘est celui qui veut le plus et qui travaille le plus qui finit par l’emporter. Sait-on par exemple que l’épreuve du contre la montre, de « La Planche des Belles Filles », Pogacar l‘a préparée et reconnue à trois reprises cette année et que donc il savait, contrairement à Roglic, exactement les passages où il fallait accélérér et ceux où il fallait ralentir.
Magnifique épreuve du vélo, cela ressemble tellement à la vie voire au parcours d‘entrepreneur, qu‘on ne peut que la vénérer…

Robert Lafont

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