Jean-Luc Mélenchon (Photo Patrick Batard/ABACAPRESS.COM)
Jean-Luc Mélenchon (Photo Patrick Batard/ABACAPRESS.COM)

Emmanuel Macron à la riposte !

Lors d’une visite dans le Finistère, ce mardi, Emmanuel Macron a décroché quelques coups dans l’arène de la présidentielle: “Ce n’est pas chez moi qu’il faut chercher de la complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine, ce n’est pas chez moi qu’il faut aller chercher des financements du côté de la Russie, c’est chez d’autres candidats. Il ne faut pas l’oublier.”

Bien qu’il ne les nomme pas, Emmanuel Macron faisait allusion à Marine Le Pen (Rassemblement National) reçue par le président russe, en 2017, et dont le parti continue de rembourser un prêt d’environ neuf millions d’euros à un créancier russe. Sa pique vise également Eric Zemmour (Reconquête!) et  Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise), également critiqués pour des positions pro-russes.

Priorité à la jeunesse…

Emmanuel Macron préfère visiblement répondre aux questions des journalistes Rémy Buisine et Thomas Snégaroff, de “Brut”, plutôt que de se frotter aux autres candidats. Après avoir  refusé de participer à l’émission politique Elysée 2022, sur France 2, ce mardi soir, le président sortant a accepté l’invitation du média en ligne “Brut”. Vendredi, à 19 heures, il répondra, en direct, sur toutes les plateformes du média à des questions sur “les grandes préoccupations de la jeunesse”.

Emmanuel Macron a répondu aux critiques de Valérie Pécresse, qui a jugé “scandaleuse” son absence, ce mardi soir, sur France : “J’ai des contraintes d’agenda et je suis obligé de m’organiser. J’ai moins de temps disponible pour la campagne que mes concurrents.”

“La chance de vivre en démocratie”

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a décléré, ce mercredi, lors d’un point presse, à l’issue du Conseil des ministres: « J’appelle les Français à se rendre aux urnes les 10 et 24 avril, quel que soit le candidat pour qui ils voteront, parce que c’est une élection majeure, importante. Ce qui est attaqué, aujourd’hui, en Ukraine, c’est la démocratie, c’est le droit pour des peuples à disposer d’eux-mêmes et à choisir leurs représentants. Nous avons la chance, en France, de vivre en démocratie, de pouvoir choisir nos représentants, il faut faire vivre ce droit.”

Un nouveau parti “majorité présidentielle”

Selon Le Parisien, le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, est à l’origine de la création d’un nouveau parti politique, issu de la gauche, “Fédération progressiste”, en accord avec Emmanuel Macron, avec, pour objectif, de peser dans la future majorité présidentielle si le président-candidat était réélu.

Une annonce qui intervient à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle. Mais, aussi, une manière d’envoyer un signal à des électeurs de gauche, voix cruciales en cas de duel Macron-Le Pen, au deuxième tour.

Cette nouvelle formation compte de nombreuses personnalités issues de la gauche: l’ancienne ministre de la santé, Marisol Touraine, l’ancien ministre socialiste Thierry Repentin, l’ex-secrétaire d’Etat, Juliette Méadel, l’ancien président de la métropole lyonnaise, David Kimelfeld, l’ex-député Pascal Terrasse, ainsi que les maire du Mans, Stéphane Le Foll, d’Alençon, Joaquim Puevo, de Dunkerque, Patrice Vergriete et de Clichy-sous-Bois, Olivier Klein.

François Rebsamen a confié au Parisien: “Ce mouvement a vocation à durer et à éventuellement présenter des candidats, ici ou là, aux législatives, en accord avec Emmanuel Macron.” Figure historique du Parti socialiste, longtemps proche de François Hollande, le maire de Dijon avait annoncé, début mars, son soutien au président de la République.

“Fédération progressiste” rejoint l’aile gauche de la Macronie qui compté déjà plusieurs micro-partis comme “Territoires de progrès” (Jean-Yves Le Drian, Olivier Dussopt et Emmanuelle Wargon) et “En Commun” (Barbara Pompili et Philippe Hardouin).

Le coup de gueule de Marine Le Pen !

Ce mardi soir, la chaîne publique a invité les candidats à l’élection présidentielle, dans le cadre d’un débat organisé sur le plateau d’Elysée 2022. Si Valérie Pécresse, Philippe Poutou, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et Eric Zemmour étaient présents, l’un d’eux a brillé par son absence. Il s’agit du président sortant et également candidat, Emmanuel Macron, qui a préféré décliner cette invitation, car il ne souhaitait pas être invité sur France 2.

Un choix qui a  fait réagir les journalistes de la Société des journalistes de la deuxième chaîne. « Monsieur Macron, pourquoi refusez-vous les invitations de France 2? » avaient-ils questionné dans une lettre ouverte qui lui était adressée ce lundi. Ce refus n’a d’ailleurs pas laissé d’autre choix aux journalistes de France 2 que de devoir « diffuser des images du meeting d’Emmanuel Macron« , comme l’a révélé “Marianne” dans une interview publiée ce mardi.

Cette décision de la part de France 2 a clairement agacé Marine Le Pen. Selon elle, il s’agit d’un traitement de faveur, qu’elle n’a pas hésité à dénoncer, dans un véritable coup de gueule, à travers son compte Twitter, ce mercredi. En effet, la candidate du Rassemblement National a laissé éclater sa colère: « Chère France 2 TV, lors du second tour, si les Français me font cette confiance, je vous annonce que je souhaite remplacer les interviews sur votre chaîne par la diffusion des meilleurs extraits de mes meetings. Bien à vous!« 

Il faut dire que Marine Le Pen continue sa percée dans les sondages; tandis qu’Emmanuel Macron conserve la tête mais stagne, désormais, après avoir perdu quelques voix. Entre les deux, l’écart ne se joue plus qu’à quelques points à seulement quelques jours du premier tour. Pour Marine Le Pen, il semble donc important de mettre toutes les chances de son côté, et cela passe également par le temps de parole à l’antenne.

Toutefois comme l’a rappelé le chargé d’études à l’Ifop, Paul Cébille, dans les colonnes de Marianne: « Marine Le Pen disait ne pas vouloir de face-à-face avec Eric Zemmour ou Valérie Pécresse parce qu’elle s’estimait trop forte dans les sondages pour débattre avec eux. Le système actuel étouffe le débat plutôt qu’il le nourrit, puisque c’est donner un pouvoir au candidat, qui ne perçoit son temps de parole comme un bien acquis« .

Jean-Luc Mélenchon : une bonne campagne !

La candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen, qui devait dire, sur France Inter, ce mardi qui, à part elle-même, faisait une bonne campagne, a estimé que “Jean-Luc Mélenchon, incontestablement, a fait une bonne campagne”. L’entourage du candidat Reconquête!, Éric Zemmour, a également couvert d’éloges la campagne du leader de La France Insoumise: “Une campagne ça se mérite et lui, il fait campagne!”

Eric Zemmour: l’union des droites, c’est lui !

Ce mercredi, sur France Inter, Eric Zemmour est sûr de lui: “Je serai au second tour et le 25 avril, au matin, je serai soit président de la République soit chef de l’opposition et je ferai enfin, cette réconciliation des droites que personne faire, ni Marine Le Pen, ni Madame Pécresse!”

Valérie Pécresse sur tous les fronts…

Ce mercredi, sur France Info, Valérie Pécresse, candidate Les Républicains, a répondu à Eric Zemmour qui l’accusait , ce lundi, d’avoir déjà préparé son ralliement à Emmanuel Macron:

“J’ai entendu un moment de vérité, ce mardi soir, puisque Eric Zemmour a déjà acté sa défaite, Dimanche soir, à l’issue du premier tour, il appellera sûrement à voter Marine Le Pen, en cas de deuxième tour avec Emmanuel Macron, et puisqu’il se présentera aux législatives de juin, sous ses couleurs.”

Interrogée pour le deuxième tour, en cas de duel Le Pen-Macron, Valérie Pécresse a assuré qu’elle ne travaillerait pas avec Emmanuel Macron, sans répondre sur un éventuel appel à voter pour le candidat de LREM (ndlr: La République En Marche) s’il était présent au deuxième tour.

Valérie Pécresse dit incarner la vraie droite de gouvernement : “La seule union des droites possible, c’est autour de moi. Il y a, aujourd’hui, la division de l’extrême-droite, d’un côté, avec un Éric Zemmour qui appellera à voter Marine Le Pen, et une vraie droite de gouvernement que nous incarnons et dont Emmanuel Macron a peur.”

Fabien Roussel et les paradis fiscaux…

Selon nos informations, le premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel doit participer, ce jeudi, à Strasbourg, à une réunion publique en soutien à la réélection du chef de l’État. Le candidat communiste, Fabien Roussel, a accusé, ce mardi, sur Europe1, Emmanuel Macron:

“Il va être soutenu par le premier ministre du Luxembourg, qui est un paradis fiscal reconnu au sein de l’Union européenne. Celui d’avant (ndlr: François Hollande) c’était “mon ennemi c’est la finance”. Aujourd’hui, on est passé à un président qui dit « mon ami, c’est la finance » et il fricote avec les paradis fiscaux.

Jacques Dutronc soutient Fabien Roussel

“Je dis souvent que les cigares changent de bouche! mais je pense qu’on peut faire une exception”, a twitté, ce mardi, le candidat communiste Fabien Roussel, après avoir appris que le chanteur Jacques Dutronc, grand amateur de cigares, voulait voter pour lui.

L’interprète de “L’opportuniste” et de “Et moi, et moi, et moi” a expliqué, sur RTL, qu’il souhaitait donner son vote au «Roussellement», terme inventé par Fabien Roussel pour s’opposer au «ruissellement» défendu par Emmanuel Macron.

Mais Jacques Dutronc a donné procuration, en Corse, pour son vote, et il est sceptique: “Je connais bien les gens, là-bas, ils ne vont pas voter ce que j’ai demandé!”

Les professions de foi sur le point d’arriver!

Éléments indispensables de la campagne présidentielle, les professions de foi des candidats arrivent, au fur et à mesure, dans les boîtes aux lettres. De nombreux Français attendent de les recevoir avant de choisir pour qui ils comptent voter.

C’est une obligation légale, des professions de foi, accompagnées des bulletins de vote sont envoyées, à chaque électeur, depuis le 28 mars. Cela représente un travail colossal (mise sous pli et envoi) puisque 47,9 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche prochain.

Une tâche que l’État a préféré confier, de nouveau, à La Poste, après les gros couacs survenus avec la société Adrexo lors des élections régionales et départementales de 2021. Selon un rapport du Sénat, sur ce fiasco, 40% d’électeurs n’avaient pas reçu les professions de foi au second tour. Et dans certains départements, ce sont plus de 90 % des inscrits qui n’avaient rien reçu.

Selon Public Sénat, un contrat a été signé, en 2021, avec un cabinet de conseil, “Sémaphores”, à hauteur de 289.000€, pour veiller à éviter pareil un fiasco. Si de nouveaux ratés venaient à arriver, ce choix pourrait être largement critiqué dans un contexte de polémique autour des marchés publics confiés à des cabinets de conseil.

La Poste a donc, de nouveau eu les faveurs de l’acheminement pour ce scrutin présidentiel mais aussi pour pour les élections législatives des 12 et 19 juin. Certains électeurs ont donc déjà reçu ces plis électoraux dans leur boîte aux lettres. D’autres les attendent encore. La Poste a pour obligation de délivrer cette propagande le samedi 9 avril au plus tard, un minimum pour voter le lendemain.

Déclaration de patrimoine et d’activités

Depuis le 8 mars, les déclarations de situation patrimoniale et d’intérêts d’activités des candidats sont disponibles auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Elles resteront consultables jusqu’au second tour, le dimanche 24 avril. Nous vous donnerons, jusqu’à vendredi, l’intégralité des déclarations des candidats.

Anne Hidalgo

En tant que maire de Paris, Anne Hidalgo a déclaré, en 2021 une indemnité de 55.581€ net (contre 79.702€ en 2017). Vice-présidente de la Métropole du Grand Paris, depuis juillet 2016, elle ne perçoit pas l’indemnité mensuelle de 2.218,08€ en raison de la limitation des indemnités de maire de Paris.

Elle possède 50% d’une maison individuelle, de 118 m² plus une véranda de 11 m², acquise 430.729€ en 2006  (valeur de sa part) pour une valeur estimée désormais à 692.859€ (toujours pour sa part). Elle dispose de cinq comptes-joints créditeurs au Crédit Agricole et chez HSBC (100.000€) et d’un crédit pour le financement de son habitation principale de 207.628€ à rembourser.

Emmanuel Macron

Président et fondateur de l’association « En Marche », le président sortant, Emmanuel Macron, a reçu, comme indemnité, en 2021, la somme de 196.314€ (contre 115.426€ en 2017 et 195.570€ en 2018). Il détient notamment 1.897,91€ en compte-titre et 4.534€ en PEA à la Rothschild Martin Maurel et une assurance-vie, au Crédit mutuel, d’une valeur de 113.473,77€.

Il possède une action à 24,38€ dans le groupe Lagardère. Il bénéficie d’une créance de 1.195€, au titre de droits d’auteur, chez les Editions XO, pour le livre “Révolution” publié en novembre 2016. Il reste à rembourser un prêt de 122.515,34€, contracté en 2011, pour des travaux d’un montant de 423.030,13€. Il ne dispose d’aucun véhicule.

Emmanuel Macron a déjà remis, fin 2021, une déclaration de situation patrimoniale de fin de mandat et la HATVP a jugé que sa variation, depuis son entrée à l’Élysée, en 2017, ne présentait « pas de caractère anormal ». Il a perçu 900.000€ de revenus nets imposables entre le début de son mandat à l’Elysée et le 31 décembre 2021.

Fabien Roussel

Député depuis 2017, avec une indemnité annuelle de 70.676€, et déléguée communautaire depuis juillet 2020 (2.176€ net) , le candidat communiste Fabien Roussel ne déclare aucune activité professionnelle, à part celle de sa concubine à la Métropole européenne de Lille. Il est propriétaire de deux maisons de 100 m²  et de 150 m², dont l’une en indivision, respectivement estimées à 180.000€ et 120.000€.

Il a souscrit un crédit immobilier (dont 92.770 euros restent à rembourser) et un prêt à taux zéro (6.130 euros restants). L’un de ses comptes chèques était dans le rouge, à la date de sa déclaration, à -219€. Il dispose d’un véhicule Smart Fortwo, de 2001, d’une valeur de 2.000€.

Les derniers sondages du jour…

Ifop-Fiducial pour “Paris-Match”/LCI/Sud-Radio: Emmanuel Macron, 27%, Marine Le Pen, 23,5%, Jean-Luc Mélenchon, 17,5%, Eric Zemmour, 9%, Valérie Pécresse, 9%, Yannick Jadot, 4,5%, Fabien Roussel, 2,5%, Anne Hidalgo, 2%, Jean Lassalle, 2%, Nicolas Dupont-Aignan, 1,5%, Philippe Poutou, 0,5% et Nathalie Artaud, 0,5%.

Ipsos-Sopra Steria pour “FranceInfo” et “Le Parisien-Aujourd’hui en France”: Emmanuel Macron, 27%, Marine Le Pen, 22%, Jean-Luc Mélenchon, 17%, Eric Zemmour, 8,5%, Valérie Pécresse, 8%, Yannick Jadot, 6%, Fabien Roussel, 3,5%, Jean Lassalle, 2,5%, Nicolas Dupont-Aignan, 2%, Anne Hidalgo, 2%, , Philippe Poutou, 1% et Nathalie Artaud, 0,5%.

Bernard Pace

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