Les sondages sont partis pour les législatives. Un baromètre Harris Interactive, publié ce mardi, a testé deux hypothèses pour les législatives: une première où les principales forces politiques présenteraient des candidatures séparées dans toutes les circonscriptions, et une deuxième où elles s’uniraient en trois blocs: gauche, centre-droite et extrême-droite.

Dans les deux cas, le parti d’Emmanuel Macron LREM (ndlr: La République en marche) et ses alliés récolteraient une majorité absolue, légèrement plus importante en cas de candidatures dispersées. Dans le cas d’unions en trois blocs, le sondage prévoit la répartition suivante:  entre 326 et 366 sièges pour le bloc centre-droite, entre 117 et 147 pour le bloc d’extrême-droite, et entre 73 et 93 pour l’union de la gauche.

Le sondage Harris Interactive-Toluna pour Challenges, publié ce lundi, dévoilait les intentions de vote des Français, au premier tour des législatives, qui aura lieu dimanche 12 juin. Si les principales forces politiques se présentent en ordre dispersé, les intentions de vote sont les suivantes:

24% des sondés veulent soutenir un candidat investi par La République en Marche, 23% par le Rassemblement National, 19% par La France Insoumise, 8% par Europe-Ecologie-Les-Verts, 8% par Les Républicains et leurs alliés, 7% par Reconquête!, 5% par le Parti Socialiste, 3% par le Parti Communiste, 1% par Debout La France, 1% par un parti d’extrême-gauche (NPA et LO) et 1% par un parti régionaliste. Cependant, La République en Marche et ses alliés retrouveraient une majorité absolue à l’issue du deuxième tour de ces élections législatives.

Emmanuel Macron grand arbitre des investitures

Au lendemain des présidentielles, La République en Marche comme pour les autres partis, il s’agira dans les prochaines semaines de sélectionner, pour chaque circonscription électorale, des candidats à présenter aux législatives. Et dans cette tâche, Emmanuel Macron devrait jouer un rôle clé. D’après les informations de France Info, le chef de l’Etat, réélu ce dimanche, va parcourir lui-même la liste des prétendants à l’investiture de la majorité présidentielle, dans la semaine, et arbitrer qui pourra se présenter avec les couleurs LREM.

Emmanuel Macron consulte ses prédécesseurs…

Depuis dimanche soir, le président réélu s’est retiré dans la résidence présidentielle de La Lanterne, voisine du Château de Versailles, pour célébrer sa victoire mais surtout pour travailler à l’après élection. Rentré depuis lundi soir au Palais de l’Elysée, Emmanuel Macron est pris par la nomination de son Premier ministre et par les élections législatives.   Selon Europe1 c’estdonc auprès de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande, qu’il a pris conseil. Le cercle très rapproché du chef de l’Etat est aussi consulté, mais il est une chose certaine: c’est seul qu’Emmanuel Macron fera le choix de son Premier ministre.

Pourquoi l’abstention sera-elle déterminante?

Tout comme la présidentielle, les élections législatives sont un scrutin en deux tours. Cependant, la sélection pour le deuxième tour se fait légèrement différemment: peuvent s’y trouver les deux candidats arrivés en tête, au premier tour, ainsi que tous ceux ayant obtenu au moins 12,5% du nombre des inscrits sur les listes électorales.

Il arrive donc souvent, au deuxième tour, que l’on assiste à des triangulaires dans une partie des circonscriptions. Mais la qualification d’un troisième candidat dépend donc du taux de participation, et plus l’abstention est forte, plus le seuil de qualification au deuxième tour est haut.

Premier ministre et gouvernement la semaine prochaine?

Une fois réélu, le président de la République, Emmanuel Macron s’accorde le temps de la réflexion et prend plaisir à être, une nouvelle fois, le maître des horloges. Il a tout de même des échéances à tenir surtout s’il veut laisser à son Premier ministre le temps de s’investir dans la campagne des élections législatives.

En coulisses, il se dit que le président réélu aimerait présenter son nouveau gouvernement avant la cérémonie de commémoration du 8 mai. Les jeux concernant l’équipe gouvernementale devraient être faits la semaine prochaine mais l’Elysée assure que tout est possible entre le 2 et le 13 mai, jour de la passation de pouvoir entre le même président.

Quels partis les Français souhaitent-ils voir renforcer?  

Dans un sondage, Ipsos a demandé aux Français quels partis ils souhaitaient voir renforcé et affaibli, à l’issue des élections législatives, qui auront lieu à la mi-juin.

Résultats: le parti que l’on souhaite le plus voir renforcé n’est autre que La France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon: 39% des sondés souhaitent qu’il sorte renforcé, tandis que 29% souhaitent qu’il soit affaibli. Le Rassemblement national récolte également 38% de souhaits positifs, mais 36% de souhaits négatifs.

En revanche, les Français ne nourrissent pas beaucoup d’ambitions pour La République en Marche: 26% des sondés disent vouloir qu’elle se renforce, mais 38% souhaitent qu’elle s’affaiblisse.

Où en sont les négociations avec la gauche?

La France Insoumise a, dès la semaine dernière, ouvert des discussions avec le Parti Communiste, Europe-Ecologie-les-Verts et le Nouveau Parti Anticapitaliste, en vue d’accords pour les législatives. Le projet de coalition défendu par Jean-Luc Mélenchon, avec pour but de former une majorité à l’Assemblée Nationale, ne fait toutefois pas l’unanimité quant à la forme qu’il doit prendre.

Ce matin sur France Inter, Yannick Jadot refusait de reconnaitre en Mélenchon le “chef” de la gauche, assurant qu’un rassemblement derrière sa personne ne marcherait pas. Cependant, sur BFMTV, le coordinateur de La France Insoumise, Adrien Quatennens, affirmait qu’il n’y avait pas de volonté d’”hégémonie” de la part de son parti.

Les résultats des négociations devraient être connus en fin de semaine. Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon rencontrera, ce mercredi, des cadres du Parti Socialiste, lequel est divisé sur l’idée de tendre la main aux Insoumis: alors que le conseil national du PS a voté en faveur d’une main tendue, des voix dissidentes s’élèvent, à l’image de celle de Stéphane Le Foll, ce mardi, sur Public Sénat, qui redoute un “effacement” de son parti.

Stéphane Le Foll est opposé à une alliance…

Sur Public Sénat, ce mardi, Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans, déclarait: “Est-ce que Jean-Luc Mélenchon renoncera à son programme? Je ne crois pas. Est-ce que, en tant que socialiste en responsabilité, je serais capable de gouverner en appliquant le programme de Jean-Luc Mélenchon? Non. Alors, on fait semblant pour gagner quelques députés?

Pour celui qui aurait voulu représenter les socialistes à la présidentielle à la place d’Anne Hidalgo, le Parti Socialiste et La France Insoumise ont des divergences trop fortes, notamment sur les questions européennes et internationales. Il se dit, en revanche, favorable à un “désistement républicain”, consistant, en cas de triangulaire au deuxième tour des législatives, à ce que le candidat de gauche le moins bien placé se désiste.

Négociations à gauche: les points de blocage

Depuis cette semaine, Manuel Bompard, qui dirige les négociations pour La France Insoumise, confie à l’AFP les difficultés rencontrées dans les négociations avec les écologistes pour les législatives. Un point coince: le principe de “désobéissance” à l’Union Européenne, sur plusieurs sujets, qui ne passe pas chez une partie des Verts.

Pour Manuel  Bompard: “Les Verts sont traversés par des contradictions internes.” Sur la répartition des circonscriptions également, l’accord tarde à se sceller, même si l’Insoumis affirme qu’il a proposé aux écologistes “20% des 165 circonscriptions de qualité”, notamment dans les villes ayant des mairies Europe-Ecologie-Les-Verts.

De leur côté, le Parti Communiste temporise, car il espérait voir le Parti socialiste rejoindre les négociations. Ce dernier ouvrira des discussions avec La France insoumise, dès ce mercredi.

Les enjeux de la rencontre entre Socialistes et Insoumis

Ce mercredi, La France Insoumise et le Parti Socialiste se sont donnés rendez-vous afin de discuter d’un rapprochement pour les élections législatives à venir. Ils doivent étudier leurs accords et leurs divergences programmatiques afin de se réunir et de porter une ambition commune.

Pour Pierre Jouvet, porte-parole des socialistes: “Nous allons discuter des grandes lignes de fond qui peuvent nous rassembler, pour voir comment nous pouvons cheminer sur un programme commun avant, éventuellement, de rentrer dans le détail de la répartition des circonscriptions. L’idée, c’est de sortir de cette réunion avec des propositions communes, dans le respect de l’identité de chacun. Je suis d’ailleurs favorable à des discussions avec l’ensemble de la gauche.”

“On fait le rassemblement tout azimuts”

Depuis dimanche soir, La France Insoumise a les yeux rivés sur les élections législatives, l’occasion pour elle de l’emporter et de s’imposer comme première force d’opposition à Emmanuel Macron. Sur BFMTV, Adrien Quatennens, député de La France Insoumise, expliquait: “Marine Le Pen n’a pas pris le pouvoir, c’est une bonne chose. Maintenant il faut faire que Macron ne le garde pas.”

“On fait le rassemblement tout azimuts. S’il y a un accord programmatique, il peut y avoir accord stratégique. Nous ne demandons ni ralliement ni hégémonie. Ça ne veut pas dire que chacun avale son chapeau.”

“Mélenchon à Matignon, c’est possible!

Sur BFMTV, le coordinateur de La France Insoumise, Adrien Quatennens s’exprimait: “Mélenchon à Matignon, c’est possible! Je rappelle que pour avoir une majorité absolue à l’Assemblée, il faut faire élire 289 députés. Or, quand vous regardez les résultats de l’élection présidentielle, c’est possible.”

“Notez que les résultats de Jean-Luc Mélenchon, c’est 425 circonscriptions où nous sommes en capacité d’être au second tour et 105 où nous sommes en tête.” Si La France Insoumise récoltait, en effet, une majorité absolue, la règle voudrait qu’Emmanuel Macron, président de la République, nomme un Premier ministre issu de cette formation.

“La France Insoumise”: la campagne est lancée…

Ce mardi, d’après les informations de BFMTV, le parti a déjà imprimé deux millions de tracts et 200.000 affiches, sur lesquels on peut lire: “Elire Jean-Luc Mélenchon Premier ministre”. La France Insoumise est donc partie pour faire campagne dans l’optique d’obtenir une majorité à ses couleurs et d’imposer une cohabitation au président réélu, Emmanuel Macron. Le tract, distribué, dès ce mardi soir, par les militants, résume les grandes lignes du programme “L’avenir en commun” de Jean-Luc Mélenchon.

Le NPA se dit favorable à des discussions

Ce lundi, dans un “courrier aux camarades de l’Union Populaire” relayé par Philippe Poutou, sur Twitter, le Nouveau Parti Anticapitaliste a répondu favorablement à la demande de rencontre pour discuter de la possibilité de candidatures communes aux élections législatives, formulée par La France Insoumise:

“Nous sommes favorables à des discussions et nous nous félicitons de l’initiative que vous avez prise. Sans tirer un trait d’égalité entre le candidat néolibéral-autoritaire et la candidate fasciste il faudra, dans tous les cas, se mobiliser face aux attaques contre nos droits et face à la menace fasciste. Cette campagne devrait être menée en toute indépendance par rapport aux organisations de la gauche sociale-libérale, en particulier le Parti socialiste. »

Arnaud Montebourg engage des négociations…

Ce mardi, d’après Le Figaro, le mouvement L’Engagement, qui s’était formé autour de l’éphémère candidature d’Arnaud Montebourg, a entamé des discussions avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France Insoumise, en vue des législatives.

Selon le vice-président de L’Engagement, Antoine Casini: “Tout le monde partage l’idée qu’il y a un travail en commun à mener avec Jean-Luc Mélenchon. Il faut ouvrir les discussions et voir ce que l’on peut faire. Le mouvement espère notamment apporter sa pierre à l’édifice sur la thématique de la ruralité, un angle mort du programme de l’Union Populaire, qui s’est d’ailleurs traduit par la faiblesse électorale de Jean-Luc Mélenchon dans ces zones.

Yannick Jadot pose ses conditions…

Ce mardi, les écologistes s’interrogent encore sur un possible ralliement à La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon pour les élections législatives. Yannick Jadot estime, pour sa part, sur France Inter: “Si l’on veut gagner, il faut respecter les identités de tous les membres de cette coalition. C’est dans le respect des identités et des diversités, que l’on gagnera les élections. Je ne dis pas non à une union de la gauche et, donc, potentiellement, à une majorité à l’Assemblée Nationale mais je pose mes conditions sinon, ce sera sans moi.” Le leader d’Europe-Ecologie-Les-Verts a, d’ores et déjà, indiqué qu’il ne sera pas candidat aux élections législatives.

Yannick Jadot favorable à une coalition mais réservé sur l’Europe

Au lendemain de l’élection présidentielle, les négociations sont-elles en bonne voie entre La France Insoumise et Europe-Ecologie-Les-Verts? Difficile à dire, tant les sons de cloche sont différents d’un cadre à l’autre.

Ce mardi, sur BFMTV, Yannick Jadot exprimait des réserves sur une union autour de Jean-Luc Mélenchon car il se dit pour une coalition très ouverte, qui respecte les identités et les différences.

Un sujet l’inquiète, l’Union Européenne: “Je ne suis pas pour un système de l’Europe à la carte. Quand on voit la nécessité absolue d’une politique de défense, quand on voit l’Europe qui va bannir tout un nombre de molécules chimiques, il n’y a que l’Europe pour ça.”

Manon Aubry réagit aux propos de Yannick Jadot…

Ce mardi, sur BFMTV, Yannick Jadot s’est dit opposé au principe de “désobéissance européenne”, pourtant défendu par La France Insoumise dans le cadre d’un accord avec Europe-Ecologie-Les-Verts pour les législatives. L’euro-députée insoumise Manon Aubry, a réagi: “Les propos de Yannick Jadot mettent à mal notre travail sérieux accompli dans les négociations. Il existe déjà un chemin commun discuté sur la désobéissance européenne. Soyons à la hauteur pour construire un bloc populaire solide et répondre aux aspirations des électeurs!”

“Ce serait l’objectif rêvé, la cohabitation”

Ce mardi, sur France Info, la conseillère Europe-Ecologie-Les-Verts d’Hénin-Beaumont, Marine Tondelier, déclarait: “Je confirme que des négociations sont en cours, avec “La France Insoumise”, pour les législatives. Ce serait l’objectif rêvé, la cohabitation, et peut être que ça ne suffira pas. D’ailleurs, on donne rendez-vous dès le 1er mai, dans la rue, et puis surtout, pendant cinq ans, pour combattre ces réformes antisociales, mais aussi amener Emmanuel Macron à des réformes plus écologiques.”

“Je reconnais la responsabilité de “La France Insoumise” dans l’organisation de l’union des gauches, et je les enjoins à respecter les spécificités des autres partis. Notre destin est entre leurs mains. Nos électeurs, ceux qui n’ont pas fait le choix de voter pour Jean-Luc Mélenchon, avaient des raisons et ce serait une erreur de la part de La France insoumise de vouloir imposer son programme, son logo, ses couleurs et ses méthodes à toute la gauche.”

Fabien Roussel appelle au rassemblement

Depuis dimanche soir, des discussions seraient en cours entre les différents partis de gauche afin de s’unir en vue des élections législatives à venir. Sur TV5 Monde, Fabien Roussel, le candidat malheureux du Parti Communiste, a lui aussi appelé au rassemblement de toute la gauche pour cette échéance électorale de juin: “Il faut qu’aux élections législatives, nous arrivions à additionner les onze millions d’électeurs qui ont voté pour un candidat de gauche lors du premier tour de l’élection présidentielle, pour réussir à construire une majorité de gauche. J’appelle de mes vœux à cette grande coalition.”

Jean-François Copé favorable aux alliances…

Le Républicain et ancien ministre Jean-François Copé fait parti du camp favorable à un rapprochement entre LR et LREM en vue des élections législatives. Sur Europe 1, le politique exclut une dilution de LR au sein de La République en Marche mais juge essentiel « de montrer aux Français que [LR] est encore capable d’apporter quelque chose d’utile ». Acter officiellement des possibles alliances est également préférable que les prises de positions individuelles et désordonnées qui traduisent l’absence de cohérence dans une famille politique : « Il n’y a pas pire que les débauchages individuels. Je pense qu’il faut essayer de prendre un peu de recul », a indiqué le Républicain.

“Les Républicains” ne veulent pas d’un parti unique

Ce mardi, sur RFI, le vice-président des Républicains, Olivier Marleix, qui réagissait aux propos de Jean-François Copé qui disait, plus tôt dans la matinée, être favorable à des alliances avec la majorité présidentielle aux législatives: “En réalité, il n’y a pas de débat. Encore une fois, vous aurez quelques individus qui ont des positions. Tout ça ne représente pas notre famille politique, qui a un devoir, dans l’élection législative qui arrive, qui est d’abord un devoir démocratique.”

“Comment pourrait-on imaginer, demain, une Assemblée Nationale avec 400 députés d’un parti unique et juste quelques extrêmes qui, étant extrêmes, ne sont pas admis à être une alternance? Le projet de notre famille politique n’est ni celui de Marine Le Pen, ni celui d’Emmanuel Macron. Le nôtre, c’est plus de respect pour la France qui travaille et plus de respect pour l’autorité dans ce pays.”

Gilles Platret: “Il vaut mieux perdre dans l’honneur

Ce mardi, sur Sud-Radio, Gilles Platret, maire Les Républicains de Chalon-sur-Saône, déclarait: “Un rassemblement entre “Les Républicains” et “La République en Marche” n’est pas envisageable. Je refuse l’hypothèse d’un accord, quel qu’il soit, même si c’est une nouvelle défaite pour la droite. Peut-être qu’on perdra, mais il vaut mieux perdre dans l’honneur que gagner dans la trahison.”

“Regagner la confiance des électeurs”

Ce mardi, sur France Inter, l’euro-député Les Républicains, François-Xavier Bellamy, s’exprimait: “J’appelle à reconstruire intégralement notre famille politique, pour qu’elle puisse regagner la confiance des électeurs. Nous avons perdu parce que, de toute évidence, la droite n’a pas mérité la confiance des Français. Par ses confusions, par ses ambiguïtés, par ses contradictions, elle a suscité la distance de son propre électorat. Si certains veulent travailler avec Emmanuel Macron, ils ont tout à fait le droit, ça s’appelle la démocratie, mais il y a un parti pour ça, ça s’appelle La République en Marche.”

Pas d’alliance entre Les Républicains et la majorité présidentielle

Ce mardi, Les Républicains tenaient un comité stratégique et, à sa sortie, le président du parti, Christian Jacob a déclaré: “Nous affirmons la volonté de constituer un groupe indépendant à l’Assemblée Nationale. Nous sommes capables de porter aussi une voix. Il y aura,sûrement des dissidences, on en prendra acte. S’ils sont dans le gouvernement, ils ne seront plus chez nous”. La motion a été votée, à l’unanimité du comité, à l’exception de Philippe Juvin et Damien Abad, qui se sont abstenus.

Un débat au sein des Républicains après les législatives

Les tensions sont palpables, au sein du parti Les Républicains, depuis le résultat catastrophique de Valérie Pécresse, au premier tour de l’élection présidentielle (4,8%). Après un appel ambigu de l’ancien président Nicolas Sarkozy à se rassembler autour d’Emmanuel Macron, d’autres membres du parti, tels que Jean-François Copé et Damien Abad, ont paru tentés par un rapprochement avec le parti La République en Marche (LREM).

Si le conseil stratégique du jour a décidé d’exclure toute alliance avec LREM aux législatives, Christian Jacob, le président des Républicains, ne peut pas ignorer les désaccords qui animent son parti: “Il y aura un débat au lendemain des législatives”, a-t-il promis, devant la presse, ce mardi, parlant de la date du 20 juin. Cependant, il a refusé de parler d' »éclatement » de sa famille politique, assurant que « notre ligne est très claire ».

Marine Le Pen au repos avant les législatives…

Après une campagne de deuxième tour de l’élection présidentielle très compliquée, Marine Le Pen s’octroie une semaine de repos, avant de se relancer dans la bataille politique des législatives cette fois. La députée du Pas-de-Calais compte être candidate à sa réélection les 12 et 19 juin.

Jean-Marie Le Pen est pour le rassemblement des droites

Ce mardi, sur CNews, s’exprimait l’ancien patron du Front National, devenu, aujourd’hui, le Rassemblement National: “J’ai toujours souhaité le rassemblement des droites, qui, me semble-t-il, est possible, et probablement victorieux.” Interrogé sur le refus de sa fille de saisir la main tendue d’Eric Zemmour, il commente: “Ce sont des gens qui sont jeunes dans la politique. Quand ils auront plus d’expérience, ils sauront qu’il faut savoir oublier le passé même immédiat, pour ne penser qu’à l’avenir.

« Au sujet du mot extrême-droite, en lui-même, ce terme d’extrême est péjoratif, puisqu’il implique une idée d’extrémisme, c’est-à-dire de dépassement illégitime. Parler d’extrême-droite, quand il y a un mouvement qui s’appelle le Rassemblement National, ça me parait indécent et anti-démocratique. Mais c’est une technique: on parle des extrêmes comme si c’était des éléments politiques inacceptables.”

Appel au rassemblement pour former un « bloc populaire »

Ce mardi, sur LCP, Julien Odoul, porte-parole du Rassemblement National, est revenu sur la réélection d’Emmanuel Macron: “Il ne faut pas laisser les pleins pouvoirs à Macron. Le peuple français doit retrouver la parole et le pouvoir, via le référendum. J’en appelle au rassemblement pour former un « bloc populaire ».”

Zemmour et Maréchal pour une union du « bloc national » à droite

Après l’élection présidentielle, le candidat malheureux de Reconquête!, Eric Zemmour, veut s’avancer sur les législatives en appelant à un rassemblement de la droite et en tendant la main au Rassemblement National et aux Républicains. Des appels qui n’ont pas encore trouvé de réponses, du moins de réponses favorables.

Marion Maréchal,vice-présidente de Reconquête! regrette que la formation politique de Marine Le Pen refuse de s’allier: “L’objectif, maintenant, c’est d’essayer de faire en sorte que nous ne restions pas sur une défaite, mais que nous puissions reconstituer un bloc national en vue des législatives pour pouvoir peser.

“Le Rassemblement National a besoin de “Reconquête!””

Depuis dimanche, pour Marion Maréchal, l’objectif des élections législatives est simple: éviter qu’Emmanuel jouisse des pleins pouvoirs. La vice-présidente de Reconquête! s’expliquait, ce lundi: “Nous souhaitons transformer l’essai et obtenir une majorité relative à l’Assemblée Nationale pour l’extrême-droite. Nous jugeons que, pour cela, le Rassemblement National a besoin de “Reconquête!”. Nous envions la facilité avec laquelle les discussions s’organisent autour de Jean-Luc Mélenchon, à gauche, et nous regrettons que le Rassemblement National fasse bloc contre l’idée d’un rassemblement.”

“Ensemble, nous pourrions gagner!”

Après les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle, le vice-président de Reconquête! (ndlr: le parti d’Eric Zemmour), Guillame Peltier, sur TF1, a appelé à l’union en vue des élections législatives sur TF1: “Eric Zemmour et moi-même réitérons notre main tendue à Marine Le Pen. On l’a bien vu “Reconquête!”, seul, ne peut pas gagner, le Rassemblement National, seul, ne peut pas gagner. Ensemble, nous pourrions gagner!”

Bernard Pace

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