Investiture d’Emmanuel Macron ce samedi…

Le président de la République, Emmanuel Macron, réélu dimanche 24 avril, lors du deuxième tour de l’élection présidentielle, sera réinvesti de ses fonctions le samedi 7 mai, à 11h, confirme l’Agence France Presse. La cérémonie sera également l’occasion de la proclamation officielle des résultats de l’élection, par le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius. Emmanuel Macron sera reconnu grand maître de l’ordre national de la Légion d’honneur, puis prononcera un court discours; il procédera ensuite à la revue des troupes. Il y aura un “salut du canon”, une Marseillaise, et enfin, la revue “d’un détachement interarmées” par le président.

Macron en “super directeur de campagne”

Après avoir été réélu à la présidence de la République, Emmanuel Macron préfère se montrer en “super directeur de campagne”, à quelques semaines des élections législatives. D’après France Info, le chef de l’Etat a passé plusieurs heures à valider, une par une, toutes les investitures des candidats de la majorité présidentielle, en vue des élections législatives des 12 et 19 juin.

Relations très tendues entre Macron et Philippe…

Le parti d’Edouard Philippe, Horizons, joue les trouble-fêtes, au sein de la majorité présidentielle. L’ancien Premier ministre exige un certain nombre de circonscriptions, alors que la stratégie de la majorité est de laisser l’avantage aux députés sortants.

Les relations sont donc très tendues entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe et les discussions entre les deux hommes semblent au point mort. Le maire du Havre n’a eu de contacts qu’avec Richard Ferrand, président de l’Assemblée Nationale et chef des négociations. D’après Politico, Edouard Philippe ne renonce pas à ses ambitions et il organise une réunion politique de son parti, Horizons, ce mardi 3 mai.

Une journée de formation pour les candidats…

C’est parti pour la majorité présidentielle et La République en Marche. Les noms des candidats investis par le parti présidentiel pour ces élections législatives seront rendus publics dans la semaine. Ensuite, les candidats investis se retrouverons le 10 mai, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, pour une journée de formation. Il s’agira de les préparer à la campagne et de leur fournir les outils nécessaires, mais aussi de les briefer à leur future potentielle fonction de député à l’Assemblée Nationale, s’ils étaient élus.

Deux femmes de gauche auraient refusé le poste de Premier ministre

Ce mardi et d’après des informations de BFMTV, l’Elysée a proposé à Valérie Rabault, présidente du Groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, le poste de Première ministre. Celle-ci aurait refusé, étant notamment opposé à la réforme des retraites prévue par Emmanuel Macron, qui prévoit un âge de départ repoussé à 65 ans. D’après le journal Le Parisien, une autre personnalité de gauche a décliné la même offre: il s’agit de Véronique Bédague, l’ancienne cheffe de cabinet de Manuel Valls, à Matignon, aujourd’hui numéro 2 du géant de l’immobilier Nexity.

Pour François Bayrou: “unité et pluralisme”

Sur France Inter, ce mardi, François Bayrou, Haut-commissaire au Plan, président du MoDem et soutien d’Emmanuel Macron, admet que la majorité présidentielle se construise dans le “pluralisme”: “Il y a deux nécessités, la première, c’est l’unité. On a besoin de rassembler tous ceux qui veulent travailler ensemble. Et la deuxième, quelquefois on n’y pense pas, c’est le pluralisme”, affirme-t-il.

Pour lui, entre La République en Marche et ses partenaires: « il y a des sensibilités différentes et il est normal qu’elles soient reconnues, comme il y a, parmi les Français, une nécessité de reconnaissance.” Il l’avoue lui-même: “Je n’ai pas toujours été d’accord avec Edouard Philippe, c’est de notoriété publique, mais enfin, on a à construire ensemble et c’est cette nécessité-là qui devrait s’imposer à tous dans les mots et dans les actes.”

“Un évènement très triste pour beaucoup de Français”

Sur France Info, ce mardi, François Bayrou, Haut-commissaire au Plan, président du MoDem et soutien d’Emmanuel Macron, a réagi aux alliances, à gauche: “Ce qui s’est passé, là, est un événement très triste pour beaucoup de Français”, déclare

Pour François Bayrou, le Parti Socialiste signe sa mort s’il signe un accord avec La France Insoumise: “C’est la fin de tout ce qu’ils ont fait et la ruine de tout ce qu’ils ont voulu faire.” Il pense, même, que que “cet accord n’ira pas jusqu’au bout, parce qu’il y aura suffisamment d’hommes et de femmes de conscience qui ne l’accepteront pas.”

Il déplore, surtout, les concessions faites sur la notion de “désobéissance européenne”, si chère à La France Insoumise: « Il n’y a d’Europe que si tout le monde respecte les règles en commun”, estime-t-il, s’avançant même: “Je connais Jean-Luc Mélenchon depuis longtemps, le ‘pas de Frexit’, c’est une intox!”

Renaud Muselier: “C’est peut-être un peu tard, mais venez vite”

Ce mardi, le président du Conseil régional de PACA, Renaud Muselier, ex-Les Républicains, rallié à Emmanuel Macron, parle des alliances à gauche: “toutes les formations de gauche sont en train de se soumettre aux “insoumis”, en s’asseyant globalement sur leur histoire”.

Il mentionne les communistes et leur attachement au nucléaire, les écologistes et leur attachement à l’Europe, mais surtout le Parti Socialiste: “ça va être encore pire, puisque, eux, ils vont quelque part jeter à la mer l’héritage Mitterrand-Hollande”.

Il appelle, pour sa part, à une ouverture de la majorité présidentielle “à droite et à gauche”: “Je pense qu’il faut additionner les gens qui veulent travailler et additionner les compétences.”

Renaud Muselier déplore, aussi, les ambiguïtés de son ancien parti: “Si vous travaillez avec Monsieur Macron, vous êtes considéré comme un traître et vous avez tous les pêchés de la terre sur vous. Et quand vous avez, par exemple, Monsieur Ciotti, qui est soutenu par Monsieur Zemmour, lui, on ne lui dit rien. Le grand écart, il est là et c’est ce qui est arrivé à Madame Pécresse.” Il lance, donc, un appel à ses anciens collègues : “Je leur dis: “c’est peut-être un peu tard, mais venez vite”.

Des députés “Les Républicains” investis qui ne se présenteront pas…

Ce mardi, d’après des informations  de BFMTV, c’est 20 à 30 députés investis par le parti Les Républicains, qui ont décidé de, finalement, ne pas se représenter aux prochaines élections législatives. C’est le cas, par exemple, de Nicolas Florian, l’ancien maire de Bordeaux, qui préfère se concentrer sur l’échéance des municipales en 2026. Le contre-coup du mauvais score de Valérie Pécresse à l’élection présidentielle.

“Etre au second tour dans plus de 400 circonscriptions”

Ce mardi, sur LCI, Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur de La France Insoumise, a donné son avis sur les chances, pour son parti, de remporter des circonscriptions: “Rien que L’Union Populaire nous place en tête dans plus de 100 circonscriptions, selon les résultats de l’élection présidentielle et en capacité d’être au second tour dans plus de 400”, a-t-il affirmé. Une alliance avec toute la gauche ne ferait que renforcer ces possibilités de victoire, en effet, 289 sièges suffisent pour constituer la majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

Accord entre “La France Insoumise” et le “Parti Communiste”

Quelques jours après le début des négociations entre les partis de gauche et La France Insoumise, l’alliance de la gauche prend un peu plus forme. Après Génération.s et Europe-Ecologie-les-Verts, c’est au tour du Parti Communiste d’annoncer un accord avec La France Insoumise,pour les élections législatives.

Dans un communiqué, le Parti Communiste indique vouloir “faire élire des député(es) dans une majorité de circonscriptions, pour empêcher Emmanuel Macron de poursuivre sa politique injuste et brutale et battre l’extrême-droite”, soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon au poste de Premier ministre si la coalition remporte les élections.

50 circonscriptions, dont 16 gagnables, pour le “Parti Communiste”…

Le Parti communiste pourra compter jusqu’à 50 députés à l’Assemblée nationale. L’accord signé avec la France insoumise prévoit l’octroi de 50 circonscriptions à des candidats PCF, dont 16 sont jugées gagnables par les deux parties. A ce jour, le PCF compte une dizaine de députés.

Le 3 mai, anniversaire du “Front Populaire”…

Sur Public Sénat, ce mardi, Clémentine Autain, députée La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, a donné son ressenti sur les négociations avec le Parti Socialiste et le Parti Communiste: “J’espère qu’aujourd’hui, puisque nous sommes le 3 mai, anniversaire du Front Populaire, nous réussirons, à l’issue de cette journée, à avoir un grand accord qui permette de nous hisser à la hauteur de l’histoire et de l’urgence écologique et sociale que rencontre la France aujourd’hui », a-t-elle souhaité.

Julien Bayou: “Pas perdre cinq ans de plus pour le climat”

Sur LCP, ce mardi, Julien Bayou, secrétaire national d’Europe-Ecologie-Les-Verts, réagissait à l’accord trouvé entre les écologistes et La France Insoumise: “Le but de la manœuvre n’était pas simplement d’avoir un groupe à l’Assemblée Nationale: “Évidemment que nous voulons un groupe, mais nous voulons aller plus loin. Nous ne voulons pas perdre cinq ans de plus pour le climat ou subir la casse sociale que promet Emmanuel Macron.”

Julien Bayou a rappelé, aussi, l’importance de pouvoir avoir un groupe pour peser à l’Assemblée Nationale: « Nous avons vu, dans le mandat précédent, qu’un groupe écologiste manquait. Quand la convention citoyenne pour le climat est passée à la broyeuse par le président de la République, malgré toutes ses promesses, il a manqué un groupe écologiste pour ferrailler, infléchir, proposer, construire ces propositions si nécessaires pour le climat.”

Les candidats qui perdent leur investiture sont beaux joueurs…

La France Insoumise et Europe-Ecologie-Les-Verts avaient déjà prévu l’investiture de nombreux candidats pour les élections législatives, avant de commencer leurs négociations. Mais, à la suite de l’accord, prévoyant un seul candidat par circonscription, de La Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, il a bien fallu écarter certains candidats pressentis.

Cependant, les concernés se sont montrés  beaux joueurs: l’écologiste Pierre Benassaya, par exemple, qui devait se présenter dans la 6ème circonscription de Seine-Saint-Denis, doit se retirer au profit d’un candidat de La France Insoumise. “Loin de le considérer comme une défaite personnelle, je me réjouis de cette victoire collective”, écrit-il dans un communiqué.

Dans la 9ème circonscription de Paris, à l’inverse, c’est l’écologiste Sandrine Rousseau qui sera investie, conformément à l’accord, forçant  Julien Landureau, de La France Insoumise, à retirer sa candidature: celui-ci,  s’exprimait, ce mardi, sur Twitter: “J’accueille avec joie l’accord avec Europe-Ecologie-les-Verts, qui va dans le sens de l’Histoire et je souhaite, désormais, la victoire de Sandrine Rousseau qui portera les couleurs de notre coalition.”

Olivier Faure rend hommage au “Front Populaire”

A l’occasion du 86ème anniversaire du Front Populaire, alliance célèbre de la SFIO, du Parti Communiste et des Radicaux de Gauche, en 1936, le Premier secrétaire du Parti Socialiste ne manque pas de sous-entendre son souhait d’un rassemblement de la gauche pour les prochaines élections législatives. Ce mardi, sur Twitter, Olivier Faure écrit: “Quand la gauche se rassemble sur un projet, elle change durablement la vie des gens. Le 3 mai 1936, le Front Populaire accorda les 40h, les congés payés, l’augmentation des salaires… Nos racines sont là. Nulle part ailleurs.”

Les négociations entre “La France Insoumise” et le “Parti Socialiste”…

Ce mardi, c’est Manuel Bompard, le négociateur en chef de La France Insoumise qui a quitté la réunion avec les socialistes, le temps d’une pause et de quelques commentaires à la presse. Il a fixé la fin de la journée pour parvenir à un accord entre les deux partis pour les élections législatives.

Manuel Bompard a reconnu des difficultés dans les discussions “sur le fond et sur les circonscriptions”. D’après lui, “le PS peine à intégrer leur résultat à la présidentielle”. Un commentaire légèrement différend de son ton enthousiaste des débuts des négociations, la semaine dernière.

LFI et PS: les négociations s’éternisent

Les négociations, commencées ce lundi, se poursuivent, ce mardi, entre le Parti Socialiste et La France Insoumise. “Ils sont un peu trop gourmands”, estime le député LFI Éric Coquerel, au regard du score du PS à la présidentielle (1,74%). Pour rappel, les négociateurs de La France Insoumise ont indiqué qu’un accord devrait être trouvé d’ici ce soir, sinon aucun rapprochement du PS avec la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale ne serait possible.

L’accord PS-LFI soumis au débat entre les élus socialistes

Depuis quelques jours, de nombreux socialistes s’élèvent contre l’accord avec La France Insoumise, craignant une disparition de leur parti. Le négociateur du PS, Pierre Jouvet, assure, ce mardi, sur Europe1, que “les socialistes seront respectés sur leurs positions”. “S’il y a un accord, bien sûr que nous le soumettrons au débat. Il y aura un débat aux instances du Parti Socialiste”, promet-il.

Entre le PS et LFI, les négociations sur l’Europe sont centrales…

Le fameux principe de désobéissance aux règles européennes défendu par La France Insoumise pose problème dans les négociations, car l’Europe est un sujet très cher aux socialistes. Pour autant, d’après le négociateur du Parti Socialiste, Pierre Jouvet, ce mardi, sur Europe1: “Je pense que nous arriverons à trouver un compromis, sur la question européenne, car je vois que des pas ont été faits”. Et il ajoute que “la France s’affranchit déjà de certaines règles en citant celle des 3% budgétaires”.

Ces 1000 socialistes qui dénoncent la « reddition » du PS devant LFI

Le scénario d’un accord entre le Parti Socialiste et La France Insoumise se rapprochant et les négociations se prolongeant, c’est 1.000 cadres socialistes, locaux et nationaux, qui s’élèvent contre une telle alliance dans une lettre publiée ce lundi soir et adressée à Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti Socialiste.

“Depuis le vote du premier tour de l’élection présidentielle, les dirigeants de La France Insoumise ont affirmé, avec clarté, qu’aucune alliance sous les couleurs de L’Union Populaire n’était possible sans un ralliement à leur programme. Ce n’est pas une négociation ou un accord qui est proposé, c’est une reddition”, rappellent-ils.

Ils dénoncent également “un trop important écart programmatique entre les deux formations” et ils estiment que “le PS ne peut pas accepter de désobéir à certaines règles européennes, de sortir de l’Otan, de sortir du nucléaire en démantelant les projets d’EPR ou de renier les précédents gouvernements socialistes”, selon les termes employés et repris par BFMTV.

“Les gauches ne sont pas si irréconciliables que ça.”

Le négociateur en chef du Parti Socialiste, dans les discussions avec La France Insoumise, Pierre Jouvet, se défendait, ce mardi, sur Europe1: “Moi, je ne renie rien de ce que je suis, assène-t-il. Accusé de transiger avec la ligne de son parti dans le cadre de cette recherche d’alliance, il se défend:

“Est-ce que vous savez quel sera le projet final? Non, pas encore. Est-ce que vous pensez que nous discutons, depuis plusieurs jours, quasiment 24h/24, juste pour parler de la pluie et du beau temps? Non plus.

Nous sommes en train de discuter de ces points de vue là (ndlr: international, Europe, nucléaire, laïcité). Et nous constatons une chose simple: en réalité, on est en train de s’apercevoir que les gauches ne sont pas si irréconciliables que ça.”

Le négociateur du PS répond à ses détracteurs…

Alors que les négociations s’éternisent, Pierre Jouvet, négociateur en chef du Parti Socialiste, dans les discussions avec La France Insoumise, répond à ses détracteurs, ce mardi, sur Europe1:

Sur l’Union Européenne, d’abord: “la question européenne a fracturé la gauche depuis trente ans. Donc, on ne va pas tout résoudre en l’espace d’une semaine et, évidemment, faire une coalition politique, ça ne veut pas dire tous penser la même chose.”

Sur la possible disparition du Parti Socialiste, en cas d’alliance, il répond: “Mais vous n’avez pas vu ce qui s’est passé? Vous n’avez pas compris ce qui s’est passé? Quand on fait 500.000 voix à une élection présidentielle, 500.000 voix, vous pensez que ce n’est pas ça, la disparition?”

Enfin, sur la “radicalité” » reprochée au programme de L’Union Populaire, il remarque: “La radicalité, est-ce que c’est pas ce qui a fait les plus grandes heures du PS? Le Front Populaire, les congés payés, la baisse du temps de travail, l’abolition de la peine de mort?”

Des petits partis de gauche veulent participer…

C’est important pour la pluralité dans ces élections législatives. La Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), fondée en 2018 par l’eurodéputé Emmanuel Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, ainsi que le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), les Radicaux de Gauche et la Nouvelle Gauche Socialiste (NGS) annoncent leur association dans une “Fédération de la Gauche Républicaine”. Selon le communiqué, L’Engagement d’Arnaud Montebourg s’y associerait aussi, même si son vice-président  Antoine Casini le dément. La fédération entend présenter des candidates et des candidats aux législatives: le communiqué affirme que ces derniers “prendront toute leur part à ce combat central, en participant aux dynamiques de rassemblement aujourd’hui en œuvre.”

Marine Le Pen mènera la campagne législative…

Sur France2, ce mardi, Jordan Bardella, le président, par intérim, du Rassemblement National, a confirmé le rôle de Marine Le Pen comme chef d’orchestre de la campagne législative: “Marine Le Pen va, évidemment, mener cette campagne législative pour le Rassemblement National”, précise-t-il. “On appelle à ne pas laisser les pleins pouvoir à Emmanuel Macron”, a-t-il répété en se présentant une nouvelle fois comme la seule opposition au chef de l’Etat.

L’appel de Jordan Bardella aux électeurs de “Reconquête!”

Ce mardi, sur France2, Jordan Bardella, le président, par intérim, du Rassemblement National, a fini d’enterrer un éventuel accord entre son parti et et le parti Reconquête! d’Eric Zemmour. Démentant toute forme de rancune, Jordan Bardella s’agace: “Eric Zemmour a tout fait pour faire perdre Marine Le Pen et pour l’empêcher de se qualifier au second tour, et, aujourd’hui il vient demander à Marine Le Pen de l’aider à se faire élire. C’est quand même contradictoire”. Il ne manque toutefois pas d’avoir un mot pour les électeurs d’Eric Zemmour: “Venez avec nous. Ne gaspillez pas votre vote!, lance-t-il.

Le tacle de Jordan Bardella à Eric Zemmour

Ce mardi, sur France2, Jordan Bardella, président, par intérim, du Rassemblement National, parlait de l’hésitation d’Eric Zemmour à se présenter aux élections législatives: “C’est surprenant de la part d’Eric Zemmour parce qu’on a là un parti qui s’appelle Reconquête! et où, tous les ténors, tous les cadres du parti, ne veulent pas s’engager dans la bataille législative”, ironise-t-il.

Pour Jordan Bardella: “s’il hésite, c’est parce qu’il sait que, lui-même, ne pourra ni se qualifier au second tour, ni espérer être député à l’Assemblée Nationale”. Le président, par intérim, du Rassemblement National, rejette donc, encore, toute alliance de parti avec Reconquête!, même s’il n’exclut pas de travailler avec certains de ses membres:

“Je pense que la stratégie qu’a mise en œuvre Eric Zemmour, qui consiste à se placer à la droite du Rassemblement National, dans l’outrance, dans l’excès, est une impasse et donc, on a vocation à travailler avec des gens qui, peut-être chez lui, se rendent compte de cette erreur. […] Il peut y avoir des gens qui viennent du parti d’Eric Zemmour et il y en aura “parmi les candidats soutenus par le Rassemblement National, lance-t-il.

Il y aura 577 candidats du parti “Reconquête!”

Le président du parti Reconquête! et ancien journaliste, Éric Zemmour, a assuré, ce lundi, sur BFMTV, qu’il y aurait 577 candidats de son parti aux élections législatives. Toutefois, l’ancien polémiste a reconnu que ces élections seraient compliquées pour son parti: “Ce sera très difficile. Ce mode de scrutin est fait pour qu’il y ait des alliances. Vous savez, le Front National est resté longtemps un parti sans député. Jean-Luc Mélenchon n’avait pas beaucoup de députés, et pourtant… C’est la présidentielle qui détermine la vie politique en France.”

Éric Zemmour milite pour une alliance avec le “Rassemblement National”

Même si le parti Reconquête! s’investit dans les élections législatives, le parti n’a de véritables chances de victoire que s’il s’allie au Rassemblement National. Un accord que souhaite Eric Zemmour, l’homme a renouvelé son appel à Marine Le Pen.

Sur BFMTV, ce lundi, Eric Zemmour était interrogé sur une éventuelle alliance avec le Rassemblement National: « Tout est possible. Si Marine Le Pen veut vraiment défendre les idées nationales, et je ne doute pas qu’elle le veuille, si elle veut vraiment résister à l’Assemblée Nationale, avec un grand groupe, à la force et la poussée mélenchoniste, au pouvoir d’Emmanuel Macron, il faut qu’elle accepte de faire un accord. Je ne dis pas qu’il faut qu’elle me fasse un cadeau. Je ne demande pas de cadeaux.” Mais après les refus essuyés coup sur coup, il juge un rapprochement “peu probable” et accuse la leader du Rassemblement National de “vouloir la mort de Reconquête!

Éric Zemmour sera-t-il candidat?

Sur BFMTV, ce lundi, interrogé sur son ambition pour les élections législatives, Éric Zemmour a laissé entendre qu’il pourrait être candidat: “Je suis très tenté. J’hésite encore. Est-ce que je pourrais, en me présentant dans une circonscription, aider tous mes camarades qui sont sur le pont? C’est une histoire de quelques jours. Mon bonapartisme me tente et me pousse à me présenter.” Le président de Reconquête! pourrait être candidat dans le Var ou à Paris.

 Jusqu’à quand pouvez-vous vous inscrire?

Les élections législatives sont prévues les 12 et 19 juin prochains. Il faut noter que toute personne, de nationalité française, âgée de 18 ans, est automatiquement inscrite sur les listes électorales de la commune qu’elle a indiquée lors de son recensement. Toutefois, en cas de déménagement, il est nécessaire de s’inscrire sur les listes de sa nouvelle commune de résidence. Pour cela, vous avez jusqu’au 6 mai pour effectuer les démarches dans votre mairie, et jusqu’au 4 mai pour effectuer les démarches en ligne. Dans les deux cas, il faut être muni d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile datant de moins de trois mois.

Bernard Pace

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