Tribune libre. Qui se souvient de l’époque où Jack Lang était ministre de la Culture ? Époque pendant laquelle on avait constaté que le Louvre avait acheté des œuvres d’art qui n’en étaient pas ; pire, « volées ».

À l’époque, on avait même été jusqu’à dire que le Louvre, au même titre que d’autres musées français, abritait de nombreuses œuvres d’art de la sorte. Puis, plus récemment, on a entendu parler d’œuvres d’art « volées » par les salariés de Drouot – comme dit la chanson de Balavoine « il ne  suffit  pas  d’être  pauvre pour  être  honnête  ».

Bien, cela dit, passons des « pauvres » soi-disant pardonnables puisque pauvres, selon certains médias et certains tribunaux hexagonaux, aux impardonnables, selon toujours les mêmes. Impardonnables… impardonnables… C’est selon, puisque parmi les soi-disant impardonnables il y a les intouchables et dans tous les domaines, l’actualité nous a fourni de beaux exemples.

En tous genres. Bref ! Pour ceux qui ne le savent pas, une enquête est en cours sur un vaste trafic d’œuvres pillées dont certaines ont été revendues au Louvre d’Abu Dhabi pour la modique somme de 50 millions d’euros – à ce jour, tout n’a pas encore été identifié -, celui que nous avons « franchisé » à nos amis arabes émiratis pour des modiques centaines de millions d’euros, ils peuvent, comme ils peuvent faire confiance à nos meilleurs experts pour lire le pedigree d’une œuvre d’art qui va leur être vendue tel que – excusez du peu – Monsieur Jean-Luc Martinez, ancien patron du Musée du Louvre, pendant huit ans.

Mieux, l’AFM (Agence France Museum) spécialement créée pour accompagner dans ses acquisitions le Louvre d’Abu Dhabi… au sein de laquelle Monsieur Martinez a été engagé avec 11 autres membres de la Commission chargée de voter les acquisitions. Citons la maison de vente aux enchères Pierre Bergé & Associés Avenue Kléber à Paris où certaines œuvres sont passées et mises en vente.

Monsieur Christophe Kunicki, l’expert français le plus sérieux dans le domaine de l’archéologie, même si on dit (les mauvaises langues sûre-ment), qu’il ne sait pas lire un simple texte hiéroglyphe, alors qu’il vend en direct des œuvres aux plus grands musées du monde. On ne prête qu’aux riches. Le point commun de tout ce beau monde, c’est leur mise en examen pour « escroquerie  en  bande organisée » (et/ou complicité), blanchiment pour certains et pour d’autres « association de malfaiteurs » et « faux et usage de faux ». Ainsi va le monde de l’art (le plus criminogène, paraît-il, après la drogue et les armes).

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