Par Gabriel Gonot, journaliste

Tribune. Malgré la belle unanimité des sondeurs « officiels », une finale Macron/Le Pen n’est pas une fatalité. Depuis plusieurs semaines, les sondages affirment que le président sortant Emmanuel Macron trône en tête des intentions de vote avec un score royal, oscillant entre 27 % et 30 % selon les études.

Entre les prix de l’énergie en forte hausse et l’incroyable scandale McKinsey, qui peut vraiment croire à cette popularité infaillible d’Emmanuel Macron ? Certes, l’ancien ministre de François Hollande devrait se qualifier pour le second tour mais sans doute avec un score bien plus réduit que celui prévu par les instituts de sondage et les chaines d’information en continu.

Même si les instituts de sondages et les commentateurs patentés tentent depuis des mois de « vendre » aux électeurs une finale Macron-Le Pen, les reportages sur le terrain et les études indépendantes montrent que Jean-Luc Mélenchon et surtout Eric Zemmour restent les deux candidats les plus en phase avec l’opinion.

Le candidat de la France Insoumise se heurte toutefois à un sérieux problème : les électeurs se déclarant prêts à voter à gauche sont chaque jour moins nombreux et Jean-Luc Mélenchon peine à faire oublier sa personnalité clivante.

Vers une finale Macron/Zemmour ?

Et si le scenario le plus vraisemblable était une finale Macron/Zemmour ? Certes, les instituts de sondage préfèrent miser sur Marine Le Pen, mais c’est oublier qu’Eric Zemmour a su attirer plus de 115 000 adhérents à son parti Reconquête en quelques semaines. Il réunit également des audiences records lors de chacun de ses passages à la télévision et doit refuser du monde à ses meetings au moment où ses adversaires peinent à remplir les salles.

L’application d’intelligence artificielle QOTMII, contrairement aux sondeurs affiliés aux grands médias ne s’y est pas trompée et classe Eric Zemmour en deuxième position, à moins de 6 points d’Emmanuel Macron et loin devant Marine Le Pen.

Pour Éric Zemmour, l’objectif est d’attirer une grande partie des 70 % d’abstentionnistes des dernières élections. Ces « déçus de la politique », majoritairement composés des électeurs déçus de Sarkozy, de Fillon et même de Le Pen, pourraient faire pencher la balance.

Gabriel Gonot

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