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Pourquoi la Nouvelle-Calédonie doit rester française

Nicolas Sarkozy monte en première ligne et c’est heureux! Et l’on reparle d'un régime de défiscalisation globale pour relancer massivement l’économie du territoire.

Nicolas Sarkozy

Certains commentateurs politiques ou médiatiques feraient bien d’y réfléchir à deux fois avant de vouloir rayer d’un trait de plume l’appartenance de la Nouvelle-Calédonie à la France, qui date de 1853.

Un empressement suspect qui fait peu de cas de l’histoire, de l’investissement et de l’attachement de ce territoire de l’océan Pacifique à son pays, la France, même s’il n’est aucunement question de nier ses origines canaques. Une culture ancienne et vivante qu’il faut aussi développer.

Dans une interview au Figaro, Nicolas Sarkozy fustige : « Ceux qui parlent de colonie », ironisant : « je connais peu de colonies où ceux censés être colonisés dirigent le gouvernement local, le Congrès et deux provinces sur trois, tout en gérant les richesses minières du Nord. Ce, alors même, qu’ils sont minoritaires comme l’ont montré trois consultations référendaires. Et ne parlons même pas du déni de démocratie qui consisterait à revenir sur le vote de trois référendums organisés successivement. »

Ce serait du jamais vu ! D’autant que le gel du corps électoral, résultant des accords de Nouméa, pose sérieusement question. Les revendications des indépendantistes, incontestablement poussées par des puissances étrangères, Chine, Azerbaïdjan, Russie ou autres pays qui n’attendent qu’une chose : pouvoir déloger la France de son territoire béni.

Notre pays, rappelons-le, reste la seule grande puissance nucléaire à disposer d’un tel domaine maritime d’avenir et d’une réelle présence aux quatre coins du monde. Un atout indéniable qui n’a pas échappé à l’ancien président Nicolas Sarkozy qui n’a pas hésité à sortir du bois sur ce sujet si essentiel pour la grandeur de la France. Dans un long entretien accordé au Figaro (30 mai 2024), l’ancien président prend ses distances avec Emmanuel Macron avec une position claire et ferme et de lui rappeler vertement que « le rôle du président n’est pas d’être à équidistance des loyalistes et des indépendantistes, mais d’affirmer très clairement qu’il est aux côtés de ceux qui veulent rester français, tout en respectant et en dialoguant avec les indépendantistes. À mes yeux, le débat est désormais clos, le processus a suivi son cours, il convient de confirmer le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, de dégeler le corps électoral, de faire appliquer la loi et évidemment de rétablir l’ordre. »

Difficile d’être plus clair! On en redemande. Une solution que l’on entend de plus en plus en coulisses pourrait être de tenter de faire de la Nouvelle-Calédonie un nouvel îlot de prospérité en lui accordant un statut dérogatoire de zone franche fiscale. Un dispositif avantageux qui a parfaitement réussi par exemple, dans l’océan Indien, à l’Île Maurice, et qui lui permettrait de renouer rapidement avec la prospérité en attirant du monde entier, capitaux, talents, investisseurs et entrepreneurs. On le sait, la prospérité vient souvent à bout de bien des malaises sociaux ou sociétaux.

Robert Lafont


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