Pour Didier Raoult, la seule manière de lutter contre l’épidémie, « c’est la fermeture des frontières »

Dans une vidéo, le professeur marseillais Didier Raoult détaille sa stratégie pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Il s’en prend violemment aux journalistes et aux hommes politiques : « Je ne suis pas prêt à débattre avec un journaliste de mes découvertes scientifiques », prévient-il.

« A chaque fois qu’un être vivant se multiplie, c’est particulièrement vrai chez les virus ARN, il apparaît des mutations proportionnées à sa taille. La mutation est le phénomène normal de toute évolution génétique. La reproduction est faite de mutations successives. Ce que nous appelons variant à l’IHU, c’est un virus qui a plus de cinq mutations inconnues et qui commence à se multiplier. Notre premier papier sur les variants remonte à septembre 2020. Celui de Nature date de juillet 2021. Les gens se sont rendus compte de l’existence des variants à partir du variant anglais (Alpha)…

[…]

Pour rester politiquement correct, l’OMS ne veut plus donner le nom de l’origine des variants. Ce qui est une mauvaise chose. Cela permettait d’identifier leur provenance. Ces épidémies sont liées au phénomène de la mondialisation. Raison pour laquelle les îles n’ont vécu qu’un seul épisode épidémique. Il existe deux épidémies parallèles avec des sous-variants. Le variant indien (Delta) a atteint un pic entre 65% et 130% en fonction des pays.

Il s’agit d’épidémies successives avec des variants. L’idée que l’épidémie est une balle de ping-pong qui rebondit est fausse. Tout ceci dépend des endroits où l’on vit. Et comme ces virus ont muté de manière différente dans différents endroits, si vous laissez la porte ouverte, ces virus qui se sont développés à distance vont pouvoir créer de nouvelles épidémies, alors que beaucoup pensaient qu’on en serait débarrassés en mai ou en juin. Ce qui a été le cas en Chine ou la Nouvelle-Zélande, deux pays qui n’ont pas connu d’épidémies successives.

[…]

Il n’y a pas un endroit au monde où l’on ait analysé avec autant de précision l’arrivée des épidémies qu’à Marseille. Marseille est un centre de voyages. Marseille a vécu toutes les épidémies. On a une expérience ici. Le variant indien est arrivé à Marseille par le biais d’un marin qui a embarqué sur un bateau et d’une personne revenant des Maldives. Les flux épidémiques sont arrivés car ils ont été importés d’autres pays. Des études neutres ont montré, notamment une étude japonaise, que la seule manière d’éviter les flux épidémiques était la fermeture des frontières. Je ne suis pas sûr que ce soit réalisable.

[…]

Je suis surpris quand les journalistes ou les politiques portent des opinions sur mes stratégies scientifiques. Je ne porte pas d’opinion sur les stratégies politiques. Chacun doit parler de ce qu’il connaît. Que les journalistes parlent de la vente des journaux ou de la vie privée des gens ! Je ne suis pas prêt à débattre avec un journaliste de mes découvertes scientifiques.

Source : IHU Méditerranée-Infection

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour mes ami(e) s—je pense que le maintien de Monsieur D.RAOULT à son poste de directeur de l’IHU Méditerranée s’impose au regard de ses travaux de recherche et ses études qui peuvent être avérés vu son capital expérience se son pragmatisme.Nous constatons avec ce virus que la médecine n’est pas une science,encore moins une science exacte vu la dualité qui fait rage entre différents savants actuels.Nul n’ignore qu’une science exacte Côme la mathématique ou tout le monde est d’accord pur 1 + 1 = 2. Ce qui n’est pas le cas pour la médecine actuelle ou la démarche empirique a parfois cassé la scientifique.La science médicale n’est elle pas devenue de l’inscience? Seule l’avenir peut apporter une réponse à cette question.

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