Le non-respect des engagements de General Electric concernant Alstom mettent directement en péril notre souveraineté nucléaire !

On n’en parle plus beaucoup, c’est pourtant décisif du point de vue de notre souveraineté tant industrielle qu’énergétique. La cession, controversée en 2014, de la branche énergétique d’Alstom au groupe américain General Electric, va-t’elle se doubler, 7 ans plus tard, d’un nouveau scandale ?

Celui d’un irrespect total des accords et engagements sociaux passés par la multinationale à cette occasion.  Faut-il rappeler que lors de la reprise d’Alstom, GE s’engageait à recruter 1000 salariés supplémentaires sur le territoire. Or non seulement, l’engagement n’a pas été tenu, mais pire que cela, suite à la prise de contrôle du géant français de l’énergie, la suppression de nombreux postes dans le gaz et l’hydraulique ont été également actés depuis. Et maintenant, on apprend que c’est la division stratégique Steam, intervenant directement dans la conception de composants essentiels pour les centrales nucléaires, comme la turbine Arabelle qui est visée. Sur le site de Belfort, on apprend qu’un nouveau plan vient d’être présenté, visant même à réduire de 28 % les effectifs, pour passer de 4300 salariés à moins de 3100 salariés. Une véritable coupe sombre qui met directement en péril un savoir-faire essentiel pour l’ensemble de notre technologie nucléaire.

Le coup porté à la filière est donc à peine croyable. Le gouvernement s’était pourtant clairement engagé à suivre le dossier de près. Le 28 mai 2015, hasard de l’histoire, un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie de Francois Hollande, ne déclarait-Il pas lors de sa visite sur place : « Belfort à un avenir industriel. Cet avenir industriel fait partie d’abord des engagements pris de part et d’autre, et ces engagements sont suivis par le gouvernement. » (sic) Six ans après, et pour face à la dégradation de la situation, le gouvernement a indiqué vouloir  depuis racheter l’activité nucléaire de General Electric, Encore faut-Il que cette activité ne soit pas vidée de toute sa substance.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la région Bourgogne Franche-Comté et la mairie de Belfort se soient fendus d’une lettre ouverte, véritable mise en demeure adressée au Président de la République. Reste à connaître la réaction de ce dernier d’autant qu’aux dernières nouvelles, la souveraineté industrielle semble être redevenue à la faveur de la pandémie un objectif prioritaire de l’Élysée. Mais n’est-ce pas aux actes qu’on mesure une politique industrielle ?

Robert Lafont

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