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Macron, le va-t-en-guerre

Les accents guerriers d'Emmanuel Macron sont le fil blanc dont est cousue la stratégie du pouvoir.

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi et le président français Emmanuel Macron tiennent une conférence de presse conjointe après leurs entretiens au Caire, en Égypte, le 25 octobre 2023. Photo by Nicolas Messyasz/Pool/ABACAPRESS.COM

Devant le spectre de la défaite aux élections européennes qui se profile de plus en plus nettement, avec en corollaire le changement de majorité au parlement européen, le Président sort l’artillerie lourde. Élisez-moi (Élysée-moi), la guerre se profile ! Le pauvre Giscard, en son dernier mois de campagne, qui lui avait valu la cinglante défaite que l’on sait en 1981, n’avait-il pas lui-même fait placarder des affiches dont le slogan était : « Il se bat pour la paix » !

C’est toujours la même ficelle, grosse ficelle : moi ou la pagaille, moi ou la guerre ! Sauf que la guerre, hélas, accompagne implacablement celui qui en fait son argumentaire, et qu’à force de crier « au loup », on finit par le faire venir. Il est donc urgentissime de se rendre compte que celui qui aggrave le problème et fait courir des risques au pays, c’est Macron. Et son équipe ! Donc votons pour évacuer le danger, pour évacuer l’équipe qui prend le pays en otage et compte sur la peur pour s’en sortir.

Un changement de majorité au parlement européen sera le sésame qui permet l’hypothèse d’un changement de politique, moins alignée sur ceux qui veulent l’effacement de la France. De Gaulle a fait de la France une puissance nucléaire pour la protéger, elle, pas pour en faire une cible européenne sur l’autel de la parlotte, du fisc, de la pensée unique, avec son robinet de morale imbécile répétée inlassablement à coup de marteau dans les caboches, sur fond d’immigration délugéenne.

La guerre, ce n’est pas tant la Russie avec le conflit local de l’Ukraine, que les rues sales et cafouilleuses de Paris et l’insécurité en France où des individus hallucinés braillant des incongruités en volapük assassinent les passants. L’incapacité de qui gouverne passe ainsi toutes les bornes et la guerre dans l’est de l’Europe et en Israël sert d’alibi aux imposteurs pour tenter de s’accrocher au pouvoir. La seule guerre qu’il convient de soutenir aujourd’hui est celle qu’Israël mène contre le terrorisme islamique, qui est le principal ennemi qui nous guette.

Contre celui-là, hélas, on ne voit pas le gouvernement et le Président organiser la défense, encore moins la levée en masse. On le voit, ceux qui nous dirigent ont renié l’exemple de Valmy, de Wagram, d’Austerlitz et de Friedland ! Vaincus, pleurnichards et oublieux des gloires passées du drapeau de leurs pères et grands-pères, les Français seront-ils donc conduits au reniement de leur histoire par le parti européiste qui veut la mort du Royaume et la fin de l’histoire avec un grand H ?

La fable du combat pour la protection de la laïcité est outrageusement utilisée pour en dénier la véritable portée : abolir la crédulité et la tentation au refus de penser que mobilise quiconque ânonne au lieu de réfléchir et apprendre. La paresse intellectuelle est la cousine de la violence, car l’idiot se révolte contre sa propre bêtise qu’il entr’aperçoit quand il mesure son ignorance des choses, des moyens et des enchaînements. La violence, c’est plus qu’un cri de détresse des handicapés du cerveau, c’est le paravent des croyances imbéciles dont le vrai but est de dissimuler aux yeux de l’autre la vacuité de son entendement. L’homme bête se venge de l’atrophie de ses moyens en fonçant sur la police. Il ne hait rien tant que l’image de son néant qu’une société organisée par la culture de la connaissance lui renvoie.

Le XXIe siècle verra-t-il le déclin de ce qui a permis à l’Occident depuis Socrate de dominer la création, la volonté d’apprendre ? Tant de guerres ont été faites pour en faire prévaloir la nécessité que la question ne saurait se poser, en cas de défaillance, de savoir, s’il faut en poursuivre l’effort. Il en va de l’honneur de l’homme de refuser l’ignorance.

Un dernier mot. Selon le président, il n’est pas exclu d’aller faire un tour sur le terrain d’opération(s). Lequel ? Lesquelles ? Vu les bobines des prétendants à la suite des opérations justement, les Le Maire (Oh ! lui !), Philippe et Darmanin, tous auteurs, tous complices de la gestion calamiteuse de l’État et coresponsables du danger mortel qui le guette, aller sur le terrain, c’est voter aux élections européennes d’abord pour qu’ils perdent à Bruxelles, préalable à ce qu’ils débarrassent définitivement le terrain à Paris. C’est ça, aller sur le terrain, voter pour qu’ils s’en aillent !

Jean-François Marchi


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