Photo Eliot Blondet / ABACAPRESS.COM

Un projet de «compromis» à «l’extrême-centre»

Ce lundi, Emmanuel Macron était l’invité des Matins de France Culture. L’occasion de défendre son bilan de politique culturelle, mais également de réaffirmer sa volonté de «bâtir des compromis», face à des résultats de premier tout très éclatés.

«Les trois quarts des électeurs se sont exprimés pour trois projets: un projet d’extrême-droite, un projet d’extrême-gauche, et ce que je qualifierai comme un projet d’extrême-centre, si on veut qualifier le mien, dans le champ central.”

“J’estime qu’il faut collectivement réfléchir, intellectuels d’un côté et responsables politiques de l’autre, à reconsidérer notre démocratie par rapport à cette relation à la radicalité.”

«Parce qu’à la fin, on vit tous ensemble. Ça suppose des compromis. La question, c’est comment on arrive à créer de l’adhésion, du respect, de la considération entre des citoyens qui peuvent penser très différemment, en leur montrant que ce n’est pas une trahison de leurs convictions profondes, mais que ce sont d’indispensables compromis que l’on trouve pour vivre en société.”

« Moderniser notre fonctionnement institutionnel »

Sur France Culture, le président-sortant a répété son envie de moderniser le fonctionnement institutionnel: “Je pense qu’il faut moderniser à la fois notre Constitution, mais aussi notre fonctionnement institutionnel. Vous ne pouvez pas aller devant le peuple français si votre projet n’a d’abord pas été approuvé par l’Assemblée nationale et le Sénat, de manière conforme.”

“Donc ce à quoi je m’engage, c’est de mettre en place une commission transpartisane, y compris avec des forces politiques qui sont présentes au premier tour de l’élection présidentielle et qui ne seraient pas forcément représentées à l’Assemblée et au Sénat, ce qui est le cas du Rassemblement National, aujourd’hui, et que cette commission puisse proposer un projet que l’on fasse cheminer.”

“Au sujet de la proportionnelle, on voit bien qu’un consensus se détache pour dire qu’il faut une Assemblée qui représente mieux des sensibilités politiques, donc plus de proportionnelle. À titre personnel, je suis prêt à aller à l’intégrale.”

“Il faut qu’on ait des voies et moyens pour que l’exécutif ne soit pas bloqué. Je ne veux pas refaire la IVème ou la IIIème République, dont on a vu les limites. Elles étaient plus faibles que la Vème. Donc, il faut que l’on ait, à côté d’un Parlement fort, un exécutif fort.”

“Une réforme pas conforme à la Constitution”

Toujours sur France Culture, ce lundi, Emmanuel Macron a réagi au fait de recourir à la voie référendaire pour le projet de réforme constitutionnelle de Marine Le Pen: “J’ai un clivage profond avec la candidate d’extrême droite. C’est que moi, je suis pour réformer la Constitution dans les règles de la Constitution.”

“Ce qui me paraît justement être la définition même d’appartenir au champ républicain. Là où Madame Le Pen, dans son projet, propose une réforme de la Constitution, par référendum, ce qui n’est pas conforme à la Constitution, et ce qui est un problème.”

D’autres le font, dans d’autres pays. Ça se fait très bien en Hongrie et ça permet de changer un régime à la main. De la même manière, quand elle se dit prête à soumettre un référendum pour revenir sur la peine de mort, ça n’est pas conforme à la Constitution. En ça, c’est une régression profonde sur ce qui est un acquis de la Constitution de la Vème République.”

“Le Pass Culture est un immense succès”

Ce lundi, sur France Culture, Emmanuel Macron a défendu le Pass Culture: “Quand j’étais venu, de mémoire, en janvier 2017, et que vous m’aviez interrogé là-dessus, au début, le “Pass Culture” était peu compris. On vous disait “ça va être gadget”, et puis ça n’a d’ailleurs pas très bien marché et on a réussi à complètement changer les choses au milieu du quinquennat. Et maintenant, c’est un immense succès. Il y a plus de 1,2 million de jeunes qui, grâce au “Pass Culture”, accèdent à la lecture, au théâtre et à des pratiques.”

“Au sujet de mon bilan en matière de culture, je ne veux pas que l’on dise que la culture est un sujet élitaire. On a renforcé la pratique de la culture à l’école. Parce que, dans le système français, la place de la culture et des pratiques culturelles était souvent en dehors de l’école. On a mis l’éducation artistique et culturelle au cœur de l’éducation nationale, en donnant plus d’heures dès l’école primaire et le collège.”

“Le plus transformé intellectuellement”

Sur France Culture, Emmanuel Macron a affirmé avoir changé de regard sur l’écologie pendant son quinquennat: “Une des choses sur lesquelles je me suis sans doute le plus transformé intellectuellement, c’est ça, c’est le rapport à la nature, c’est la pensée de l’écologie. Ce n’était pas quelque chose que j’avais suffisamment pensé. Quand je n’ai pas une pensée structurée, j’ai du mal à agir et à concevoir.”

“J’ai un clivage profond avec Marine Le Pen”

Toujours sur France Culture, Emmanuel Macron s’est exprimé sur la proposition de Marine Le Pen d’instituer un référendum d’initiative citoyenne: “J’ai un clivage profond avec Marine Le Pen, sur ce point. Moi, je veux réformer la Constitution, en respectant la Constitution. Elle, propose davantage de concertation citoyenne sur des questions telles que la fin de vie, par le biais d’une convention citoyenne qui sera organisée par le Conseil économique, social et environnemental, qui permette de proposer un projet qui sera soit soumis aux assemblées, soit soumis au peuple.”

Emmanuel Macron: “Elle se planque du peuple”

Dans la Matinale de France Culture, ce lundi, à deux jours du débat de l’entre-deux-tours, Emmanuel Macron a accusé Marine Le Pen: “Elle se planque du peuple et elle discute rarement avec ceux qui ne pensent pas comme elle. Beaucoup de gens qui défendent le peuple, finalement, on les voit rarement discuter avec le peuple. Ils ont une violence verbale qui surprendrait s’ils allaient au contact. Moi, je vais au contact des gens qui ne pensent pas comme moi, pour comprendre, pour me frotter.”

Face à ces critiques, la réponse du parti de Marine Le Pen ne s’est pas faite attendre: “On assume le fait d’avoir fait une campagne, depuis huit mois, sur le terrain, pendant que Monsieur Macron se planquait à l’Élysée derrière sa politique étrangère», a déclaré, sur France Inter, Louis Aliot, maire Rassemblement National de Perpignan.

L’islamo-gauchisme pour Emmanuel Macron…

Sur France Culture, au sujet de l’existence d’un «islamo-gauchisme», au sein des universités , Emmanuel Macron, a été Interrogé sur la polémique, après la sortie de sa ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, en 2021:

“Je distinguerais deux choses. Il y a d’abord la recherche académique et les discussions qui se passent sur ce sujet, les travaux qui se font. Et de cela je dirais, en tant que président de la République ou candidat, très peu de choses, parce que je considère que la liberté académique est importante.”

“Par contre, la question qui est légitime, c’est quand ça déborde dans le champ politique et que ça structure celui-ci. J’estime que la question n’est pas mauvaise mais il faut éviter les dérives. Je regrette l’emballement du débat public et cela prouve qu’il y a, quelque part aussi, des «ambiguïtés et des intentions cachées.”

“La brutalité est dans l’extrême-droite française”

Ce lundi, sur Sud Radio, Clément Beaune, secrétaire d’État aux affaires européennes, a vivement critiqué la brutalité qui anime Marine Le Pen et, plus généralement, le Rassemblement National: “Émission télé après émission radio, elle essaie d’expliquer qu’elle est souriante, qu’elle aime les chats et qu’elle n’est pas désagréable.”

“Ce n’est pas dans notre entourage qu’il y a des gens qui, en ce moment même, et elle-même, sont accusés de détournement de fonds publics pour leurs mandats électoraux. Des personnes qui, à chaque élection, sont obligées de sortir des listes des gens qui tiennent des propos racistes, antisémites ou xénophobes. Je crois que la brutalité est dans l’extrême-droite française. »

 «Ce n’est pas du tout le sujet du moment»

Les rumeurs vont bon train, ces derniers jours, sur la nomination d’Elisabeth Borne, l’actuelle ministre du Travail, comme chef du gouvernement en cas de second mandat d’Emmanuel Macron. Ce lundi, sur BFMTV, l’intéressée a balayé l’hypothèse: “Ce n’est pas du tout le sujet du moment. Pour le moment, je reste concentrée sur la réélection d’Emmanuel Macron. C’est vraiment un moment crucial. Je pense pour notre pays, pour notre démocratie et pour les Français.”

La mesure du “chèque alimentaire” est  prévue…

Invité de l’émission Dimanche en politique, sur France3, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, est revenu sur la mesure dite du “chèque alimentaire”, souhaitée par Emmanuel Macron, notamment lors de son meeting à Marseille, ce samedi: “Cette mesure, du “chèque alimentaire” sera mise en place après l’élection présidentielle, dans le courant de l’année 2022, dans le cas où, bien sûr, Emmanuel Macron sera réélu.”

Dominique de Villepin a fait son choix…

Ce dimanche, dans une tribune-fleuve, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, prend position: “Cette élection marque un triste anniversaire. Cette année 2002 a vu le passage de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Aussi justifiée que soit la colère de chacun, il est une réalité qui ne nous permet pas de renvoyer les deux candidats dos à dos. Dans ces circonstances, je fais résolument le choix d’Emmanuel Macron. Pour autant, ce bulletin n’est pas un chèque en blanc.”

Marine Le Pen en Normandie…

La candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen, effectue un dernier déplacement à la rencontre des Français, avant le débat de mercredi soir. Elle se trouve en Normandie, dès ce lundi. Après un premier déplacement agité dans le Vaucluse, ce samedi, elle s’était rendue en Eure-et-Loir, où la candidate a été plébiscitée au premier tour. Au-delà de ses propositions, c’est surtout la volonté de tranquilliser les électeurs qui anime Marine Le Pen, dans cet entre-deux-tours où les forces de ses opposants se conjuguent pour la «rediaboliser».

“Je suis prête à ce débat d’entre-deux-tours”

Ce lundi, sur France Bleu, Marine Le Pen a affirmé qu’elle allait travailler à son bureau en attendant le débat d’entre-deux-tours, ce mercredi: “Je vais travailler dans mon bureau, chez moi, de manière tout à fait normale, comme je prépare d’ailleurs l’ensemble des émissions. Vous savez, je considère que c’est aussi le respect qui est dû aux Français que de prendre ces rendez-vous démocratiques au sérieux.”

“Bien sûr que je suis prête à ce débat d’entre-deux-tours. Mais vous savez très bien qu’il n’y a pas un seul candidat à la présidentielle qui ne prépare un débat. Enfin, si on vous dit l’inverse, c’est que l’on vous ment. Moi, je ne mens pas aux Français. C’est ce qui me différencie d’Emmanuel Macron.”

“Que ce soit une confrontation d’idées”

Ce lundi, Marine Le Pen était en déplacement dans le Calvados. Elle a plaidé pour un débat calme, projet contre projet: « Ce que je souhaite, c’est que le débat se déroule sereinement. Que ce soit une confrontation d’idées. Nous n’avons pas du tout les mêmes idées qu’Emmanuel Macron. Nous n’avons pas du tout la même vision de la société.”

“Nous n’avons pas du tout la même vision du pays, ni la même vision de ce que doit être l’économie, vers qui elle doit être tournée. J’espère que ce ne sera pas ce que j’entends depuis une semaine, c’est-à-dire une succession d’invectives, de fake news, d’outrances c”mme j’en ai encore entendu, ce matin, dans la bouche de Monsieur Attal. »

Prendre le meilleur de la droite et de la gauche…

Ce lundi, sur France Bleu, à Caen, Marine Le Pen a expliqué: « Je veux faire un gouvernement d’union nationale, qui va sortir des élections législatives. Je ne peux pas précéder la volonté des Français. À l’issue des législatives, j’irai chercher partout, sans tenir compte des étiquettes, ceux qui m’apparaissent être les meilleurs dans le domaine que le Premier ministre leur confiera. Je ne veux pas d’exclusive, je me moque complètement des appartenances politiques. Il y aura sûrement des gens de la gauche et de la droite, c’est tant mieux, mon objectif c’est de prendre le meilleur des deux.”

“Il y a mille différences entre lui et moi”

Interrogée, ce lundi, sur France Bleu, Marine Le Pen a tenu à insister et à mettre en valeur les différences avec son père, Jean-Marie Le Pen: “J’ai envie de vous dire qu’il y a mille différences entre lui et moi. Je n’ai pas le même âge, on n’a pas eu le même parcours, on n’a pas vécu la même chose, il est un homme, je suis une femme.”

“D’ailleurs, quand je vous dis que l’on n’a pas le même parcours, c’est qu’en réalité, lui, il a été le président d’un mouvement qui était un mouvement, d’abord de contestation, puis un mouvement d’opposition.”

“Moi, j’ai été pendant, dix ans, la présidente d’un mouvement de gouvernement. C’est-à-dire que j’ai organisé, si vous voulez, le travail de mes équipes pour que nous puissions arriver au pouvoir et mettre en œuvre nos idées. Donc, il y a autant de différences de visions, si vous voulez, entre moi et mon père, qu’il doit y en avoir entre vous et le vôtre.”

Enseignants: augmentation de salaire de 15%…

La candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen, a promis, pour les enseignants, une augmentation de 3%, par an, pendant le quinquennat, pour arriver à une hausse globale de 15% à la fin du quinquennat.

Par ailleurs, Marine Le Pen a indiqué qu’elle était opposée à la réforme relative à l’autonomie des établissements, prônée par Emmanuel Macron: “Elle est profondément injuste, parce que, on le sait, en bien des endroits le niveau des élèves, pour des raisons X ou Y, est moins important que dans d’autres. Et ça n’a rien à voir avec la qualité de l’enseignement. Et, encore une fois, Emmanuel Macron voit l’enseignement de manière comptable ou de manière néolibérale.”

« Les “coups fourrés” de l’Union Européenne

En déplacement, ce lundi, dans le Calvados, à Saint-Pierre-en-Auge, Marine Le Pen a réagi, au coursd’un point presse improvisé, pour la première fois, aux accusations de détournement de fonds publics portées par l’office européen de lutte antifraude (Olaf): “J’ai l’habitude des coups fourrés de l’Union européenne. Les Français ne sont pas dupes et je conteste toutes les accusations.”

“Un candidat autoritaire et extrémiste”

Le président, par intérim, du Rassemblement National, Jordan Bardella, était, ce dimanche, sur CNews et Europe1. Particulièrement critique à l’encontre du bilan d’Emmanuel Macron, il n’a pas mâché ses mots en taxant le président sortant de “candidat extrémiste”:

« Je pense qu’Emmanuel Macron est un candidat autoritaire et extrémiste, qui a fait beaucoup de mal à notre pays.” Réagissant aux attaques d’Emmanuel Macron contre Marine Le Pen et le Rassemblement National, la veille, lors de son meeting à Marseille, Jordan Bardella a aussi estimé “que l’on croirait la description de son propre quinquennat”.

“Ne pas mener de guerre de religion”

Alors que, sur le port du voile, Marine Le Pen a semblé infléchir, lors d’un déplacement en Eure-et-Loir, Jordan Bardella, président, par intérim, du Rassemblement National, est revenu sur ce point, ce dimanche, sur Europe1 et CNews: “L’objectif est de faire en sorte que le voile ne soit plus porté dans la société française. C’est devenu, aujourd’hui, un marqueur politique mais le Rassemblement National ne va pas mener de guerre de religion.”

Une alliance européenne des nations…

Alors qu’Emmanuel Macron tente, plus que jamais, de s’imposer, depuis une semaine, comme le candidat pro-européen, le président, par intérim, du Rassemblement National, Jordan Bardella, était l’invité de France Info et de France Inter: “Le premier déplacement que fera Marine Le Pen lorsqu’elle sera présidente de la République, sera d’aller à Bruxelles. La ligne du Rassemblement National, c’est que nous souhaitons transformer cette UE (ndlr: Union Européenne), qui ne fonctionne pas, en alliance européenne des nations.”

“Je dénonce cette appellation idéologique”

Au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, ce dimanche, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a mis en garde “contre l’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir, en cas d’élection de Marine Le Pen”. Des mots qui ont fait vivement réagir Louis Aliot, également convié à l’émission, maire Rassemblent National et soutien de Marine Le Pen:

“Je dénonce cette appellation idéologique. Marine Le Pen ne représente pas l’extrême-droite. Si extrême-droite résiduelle il y aurait bien dans l’Hexagone, cela n’a rien à voir avec le Rassemblement National, mouvement national, patriote, qui défend les classes populaires de Marine Le Pen. Ce sont les fantasmes de la gauche et de l’extrême-gauche!”

“Macron est l’homme du système »

Ce lundi, sur France Inter, Louis Alliot, maire de Perpignan et soutien de Marine Le Pen, a affirmé qu’Emmanuel Macron est un homme du système, comme le montrent les différentes tribunes de personnalités appelant à voter pour le président sortant: “Je pense que ce sont des tribunes qui peuvent mobiliser celles et ceux qui doutaient encore que Macron est l’homme du système. On le voit à chaque élection.”

“Si je prends mon propre cas, j’avais un front républicain contre moi. Des artistes s’étaient mobilisés, le monde sportif et associatif. Puis, à la fin, le peuple décide. Je critique les gens, à l’abri du besoin, qui appellent à voter contre Marine Le Pen. Quand on voit des grands sportifs qui vivent quand même avec des moyens importants, des gens de la culture, des médecins, les gens se disent: “oui, tout ça, c’est bien joli, mais eux sont à l’abri du besoin”.”

Une  base sociologique devenue très puissante

Le président de l’institut de sondages PollingVox, Jérôme Sainte-Marie, explique: “Est-il évident que Marine Le Pen, bien que qualifiée au premier tour, sera battue au second? Ou peut-on douter du plafond de verre? En 2017, après le débat raté de l’entre deux tours, 34 % des électeurs la choisissent quand même, ce qui est considérable.

En 2022, le score de Marine Le Pen au second tour, selon les sondages, s’est élevé au lieu de décroître. Sa base sociologique est devenue si puissante qu’il n’y a plus de cordon sanitaire qui tienne et elle n’a jamais été aussi proche du pouvoir. La solidité du socle de Marine Le Pen montre une fracture durable entre la France des élites et celle du peuple.”

“Macron a été un candidat pochette surprise”

Sur Cnews, ce lundi, le porte-parole de Marine Le Pen, Laurent Jacobelli, s’est exprimé surles cinq années passées d’Emmanuel Macrona pointé un quinquennat d’Emmanuel Macron: “C’était un quinquennat tant violent qu’inefficace et cinq années de perdues. Une violence des mots et des gestes. Il crie, il vocifère, mais ce n’est pas comme ça que l’on fait de la politique».

Laurent Jacobelli a accusé Emmanuel Macron “d’avoir insulté les Français et divisé le pays: “C’est la violence contre les gilets jaunes, qui réclamaient simplement plus de pouvoir d’achat et plus de démocratie. Et c’est faire la sourde oreille quand les Français ne veulent pas de la réforme des retraites.”

Fantaisies ou bizareries de l’élection…

Des scènes plus ou moins insolites ont été rapportées, alors que les Français glissaient leurs bulletins dans les urnes du pays, ce dimanche 10 avril, pour dessiner l’issue du premier tour du scrutin. Nous vous racontons quelques fantaisies ou bizareries passées dans certains bureaux de vote de l’Hexagone.

Des électeurs de Pau, dans le Sud-Ouest de la France, n’ont pas pu voter pour Anne Hidalgo, pendant près de deux heures, ce dimanche, les bulletins de la candidate socialiste n’ayant pas été mis à leur disposition comme ceux des autres candidats. En cause, une erreur fortuite ayant conduit les bénévoles présents à les oublier dans un carton à l’ouverture du bureau de vote à 8h. C’est seulement peu avant 10h que la déléguée locale, chargée de vérifier la régularité des opérations de vote, s’est aperçu de l’oubli dont elle a avisé le président du bureau qui y a remédié dans la foulée, expliquent nos confrères de Sud-Ouest.

A Benoîtville, près de Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, c’est l’arrivée d’une dizaine d’électeurs à cheval qui a surpris les habitants et les élus qui tenaient les bureaux de vote du territoire des Pieux. Leur carte électorale en main, les cavaliers ont ainsi attaché leur monture sur le parking aux côtés des autres véhicules, le temps d’accomplir leur devoir de citoyen. De quoi créer l’évènement devant la mairie où de nombreuses familles en ont profité pour approcher les chevaux et immortaliser ce moment.

Dans la Marne, c’est par son accoutrement qu’un électeur de Reims a surpris les personnes présentes. Vêtu d’une robe de chambre et chaussé de pantoufles, l’homme semble-t-il pressé de se rendre à l’isoloir dès son réveil, a été photographié par un journaliste de l’AFP avant de glisser son bulletin dans l’urne.

A Watigny, dans l’Aisne, la surprise qui attendait les élus en charge d’ouvrir le bureau de vote ce dimanche, n’avait, elle, pas de quoi faire sourire. Alors qu’ils s’apprêtaient à faire pénétrer à l’intérieur les premiers votants présents sur place, ces derniers ont en effet retrouvé de la glu dans la serrure du bâtiment, rapporte L’Aisne nouvelle. Fort heureusement, la mauvaise plaisanterie n’a finalement eu aucune répercussion sur le bon déroulé du scrutin, le personnel ayant pu compter sur une autre porte pour accéder à la salle où étaient installés les isoloirs.

A Vannes, dans le Morbihan, les bénévoles chargés du dépouillement au bureau de vote de l’Hôtel de Ville, ne s’attendaient pas à entendre résonner ce nom dimanche soir. Au milieu des bulletins en faveur de Jean Lasalle, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou encore Marine Le Pen, c’est bien celui de Coluche qui a retenti à la surprise générale. Preuve que quarante ans plus tard, la fausse candidature de l’humoriste lors de l’élection présidentielle française de 1981 n’a pas fini de faire parler d’elle.

Toujours dans le Morbihan, mais à Lorient cette fois, une mère de famille perturbée par ses deux jeunes enfants qui l’accompagnaient, a inséré sa carte d’identité et non son bulletin dans l’urne. Comme prévu par le règlement des élections, celle-ci n’a pas pu la récupérer avant l’ouverture de l’urne, à savoir à la fermeture du bureau de vote.

Bernard Pace

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