Marine Le Pen lors du débat d'entre deux tours en 2017. ABACAPRESS.COM

De 53 à 55,5% pour Emmanuel Macron…

A huit jours du deuxième tour de l’élection présidentielle les résultats des derniers sondages donnent tous Emmanuel Macron vainqueur dans une fourchette de 53 à 55,5% contre 44,5 à 47% pour Marine Le Pen.

Le président-candidat est en légère progression dans les derniers sondages publiés ce week-end, mais l’écart avec la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen, reste dans la marge d’erreur. Tout faux pas sera désormais payé le prix fort et la mobilisation de l’électorat anti-Macron reste une inconnue de taille.

Visites d’églises pour les candidats…

Le président-candidat, Emmanuel Macron, accompagné de sa femme, Brigitte Macron, a rendu visite, ce vendredi, au chantier de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, à l’occasion du troisième anniversaire de l’incendie. La cathédrale devrait être rendue au culte le 16 avril 2024, soit dans deux ans. Mais les travaux, eux, seront plus long que ce qu’avait envisagé le président de la République, qui avait d’abord fixé un objectif de cinq ans.

En déplacement dans le Vaucluse, Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, qui visitait l’église Notre-Dame-de-la Purification, à Lauris, a déclaré: « En ce Vendredi Saint, j’ai tenu à me rendre en l’église Notre-Dame-de-la-Purification à Lauris dans le Vaucluse, pour saluer tous les chrétiens qui célèbrent leur foi et prient à toutes les intentions du monde. Que leurs prières pour la paix soient entendues.”

Le virage vert d’Emmanuel Macron

Ce samedi, au Palais du Pharo, à Marseille, Emmanuel Macron n’a pas déçu en matière d’annonces en faveur de l’écologie: “Je vais nommer un Premier ministre directement chargé de la planification écologique. Je veux un effort massif de purification de l’air dans nos écoles, dans nos hôpitaux, dans nos maisons de retraite, et dans tous nos bâtiments publics.

“Au sujet de l’alimentation, des efforts seront également faits pour améliorer le pouvoir d’achat afin que les Français puissent bénéficier d’une alimentation de qualité. L’économie sera écologique ou elle ne sera pas! Notre défi est de faire une économie plus écologique et non pas moins d’économie pour l’écologie.”

“Je prévois la fermeture d’une cinquantaine de grandes décharges à ciel ouvert, la plantation de 140 millions d’arbres, pour la France, d’ici 2030, ou encore la formation de 400.000 personnes; en plus, aux métiers de la transition écologique, de l’énergie, de l’industrie, du recyclage et de la réparation.”

Deux autres ministres tournés vers l’écologie…

En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a parlé d’écologie: “J’envisage un ministre de la Planification énergétique, qui épaulera son Premier ministre, lui-même, chargé de la planification écologique. Ce second ministre sera, quant à lui, missionné pour faire de la France la première grande nation à sortir de différentes énergies fossiles, gaz, pétrole et charbon.”

“Enfin, un troisième ministre, chargé de la Planification écologique territoriale, développera les moyens de se déplacer en train, en vélo, en voiture électrique, avec un projet de voiture électrique à moins de 100 euros par mois. Et nous mettrons en place davantage de transports en commun.”

“Une écologie de projets et de solutions”

Depuis sa qualification au second tour, Emmanuel Macron dit vouloir amender son projet présidentiel et le faire évoluer. Le président-candidat a davantage précisé sa pensée, ce mercredi, sur l’écologie: “Mon projet sur l’écologie est le seul de sortir de la dépendance aux énergies fossiles, en particulier venant de Russie ou de pays avec lesquels nous pouvons avoir des risques géopolitiques”

“Et je propose la sobriété en rénovant les logements et en changeant les véhicules. Il faut déployer, plus vite, les énergies renouvelables et avoir un programme nucléaire qui permet de continuer à électrifier nos pratiques et donc à moins émettre. Je souhaite regarder ce qui, venant d’autres propositions, va nous permettre de clarifier cette ligne avec une planification écologique.”

C’est une idée empruntée à Jean-Luc Mélenchon, qu’il ne nie pas: “Je pense que la méthode est bonne. Nous avons une vue qui était différente. Je ne vais pas dire que, d’un seul coup, je veux sortir du nucléaire.”

“Je souhaite que l’on puisse regarder ce qui était fait dans les autres propositions, celles de Yannick Jadot et d’autres candidats, sur des sujets d’économie circulaire où ils voulaient aller plus vite que ce que l’ont faisait.”

“Je garde un fondement, une ligne: je crois à une écologie de projets et de solutions. Je ne suis pas favorable à des projets de décroissance. Avec ces candidats là, nous avions un point commun sur l’écologie: la neutralité écologie en 2050 et le respect des accords de Paris.”

Sur BFMTV, ce dimanche, Christophe Castaner, soutien d’Emmanuel Macron, a minimisé le virage écologique d’Emmanuel Macron, ce samedi, lors de son meeting à Marseille: “La question de la planification écologique était au cœur de notre programme au premier tour. Mais nous n’avons manifestement pas assez imprimé sur ce sujet, donc le candidat a souhaité axer fortement son meeting sur la question environnementale.”

“Un Emmanuel Macron “écolo”, je n’y crois pas!”

Sur France Info, ce dimanche, Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, a expliqué, suite au programme plus vert que vert développé par Emmanuel Macron, hier, à Marseille: “Je constate que, face au Rassemblement National de Marine Le Pen, le seul outil dont nous disposons, pour défendre la démocratie, est le bulletin du président-candidat.”

“Un Emmanuel Macron “écolo”, je n’y crois pas! Il avait cinq ans pour agir et il ne l’a pas fait. Il a été condamné pour inaction climatique, donc il n’y a aucune raison de croire véritablement ses promesses. Mais, face à l’extrême-droite, je glisserais, quand même, un bulletin “Emmanuel Macron” dans l’urne: dimanche prochain.

Changer l’organisation de la santé…

A Mulhouse, devant la presse, Emmanuel Macron a détaillé ses mesures pour réorganiser le territoire en matière de santé: “Je m’engage à définir des moyens nationaux et permettre aux professionnels de santé, médecins, soignants, paramédicaux, élus, associations de patients, de définir l’organisation qu’ils souhaitent.”

“Je voudrais aussi créer des postes d’assistants médicaux qui permettront de décharger les médecins des tâches administratives. Il faut avoir des politiques renforcées d’installation dans les déserts médicaux. Le but étant, qu’à l’échelle des territoires, on n’ait plus des objectifs administratifs mais des objectifs de santé publique.”

“Suivre le vent et être dans la démagogie”

Le président-sortant, Emmanuel Macron, est revenu à Mulhouse, ville où il était déjà venu en mars 2020, au début de la crise sanitaire, pour l’installation d’un hôpital de campagne. Il a déclaré devant la presse: “Revenir ici, c’était aussi marquer ma reconnaissance à l’égard de toutes celles et tous ceux qui se sont battus pendant l’épidémie de Covid19 et qui continuent de se battre pour soigner.” Sa visite était d’ailleurs sur le thème de la santé. Il n’a pas manqué de critiquer l’attitude de sa rivale, Marine Le Pen, durant la pandémie:

« Elle allait soigner à la chloroquine, elle allait vacciner massivement avec un vaccin russe dont même l’OMS a déclaré qu’il n’était pas efficace et elle a critiqué assez méthodiquement toutes les décisions prises par le gouvernement, sans lesquelles nous n’aurions pas tenu. Pour diriger un pays, il ne faut pas simplement suivre le vent et être dans la démagogie. Ça peut marcher quand il n’y a pas de pressions. Pendant les crises, ça peut être fatal.”

Emmanuel Macron sur l’interdiction du voile…

Le président-candidat, Emmanuel Macron, s’exprimait, cette semaine sur le port du voile dans l’espace public: “Il y a cinq ans, existait dans le débat, le fait d’interdire le voile à l’université, par exemple.

“Je me suis toujours opposé à cela. Il y a, face à moi, un projet d’extrême-droite qui consiste à proposer que la France soit le premier pays au monde qui interdise le voile dans l’espace public.”

“Je reconnais qu’il existe des situations où le voile est porté par contrainte, d’autres où il est porté librement. Pour moi, la question du voile n’est pas une obsession.”

“Les fondamentaux de l’extrême-droite”

Clément Beaune, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes était sur Europe1 et sur CNews, ce dimanche. C’était l’occasion, pour lui, de critiquer, sans retenue, la rivale de son candidat à la présidentielle: “C’est une candidate anti-sociale, anti-européenne et anti-républicaine. Le projet d’extrême droite est mieux emballé, mieux enrobé, mais il garde les fondamentaux de l’extrême droite.”

La consultation de La France Insoumise…

Le candidat malheureux de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui avait invité ses électeurs à faire barrage à l’extrême-droite, les a consulté, pour ce deuxième tour de l’élection présidentielle et le grand gagnant est… le vote Blanc!

Près de 37% des électeurs insoumis comptent glisser un bulletin blanc, tandis qu’un tiers votera pour Emmanuel Macron (33,4%). Enfin, un peu plus de 28% n’ira tout simplement pas voter, choisissant l’abstention.

C’est 215.300 électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui se sont exprimés pour cette consultation. Le candidat de La France Insoumise ayant donné pour consigne de ne “pas donner une voix à Madame Le Pen”, le vote en faveur de la leader du Rassemblement National n’a pas été testé.

« Peut-être que ce parti n’est plus gaulliste? »

Alors que des électeurs des Républicains affirment qu’ils ne voteront pas, ou choisiront le bulletin Marine Le Pen, Roselyne Bachelot, ministre dre la Culture d’Emmanuel Macron, s’est exprimé, à ce sujet: “J’ai noté une forme de désespoir des électeurs Républicains. Mais Valérie Pécresse, pour laquelle j’ai de l’estime, a dit qu’elle votait pour Emmanuel Macron. Trois des participants à la primaire, sauf Monsieur Ciotti, ont appelé à voter pour lui, aussi. Pour la Gaulliste que je suis, peut-être que ce parti n’est plus gaulliste?”

“Personne n’a été retoqué…”

Cette semaine, plusieurs sources indiquaient que les deux candidats, qualifiés au deuxième tour de l’élection présidentielle, auraient refusé la présence de la journaliste Anne-Sophie Lepix, lors du débat d’entre-deux-tours, qui aura lieu mercredi 20 avril. Une information qui a été démentie par Laurent Guimier, directeur de l’information de France Télévisions:

Personne n’a été retoqué, ceux qui diront le contraire mentiront.” Finalement, la journaliste s’entretiendra avec Emmanuel Macron, au lendemain du débat, sur France2. Le président-candidat n’est pas encore apparu sur la chaine depuis le début de sa campagne.

Olivier Véran tire à boulets rouges…

Sur LCI, ce mardi, Olivier Véran, le ministre de la Santé, soutien d’Emmanuel Macron, s’en est pris à sa rivale, Marine Le Pen: “Est-ce que l’on veut une France rabougrie, en détestation avec les autres, qui regarde du côté de Poutine?”

“Ou est-ce que l’on veut une France qui continue de parler aux pays occidentaux et qui continue d’avoir des échanges? J’ai fait l’expérience d’une Europe capable de se transformer vite au service des citoyens. Le rôle de l’Union européenne a été primordial, pendant la pandémie de Covid19, et Marine Le Pen n’aurait pas protégé les Français face à la pandémie.”

“Le Pen fait une campagne en chaussons”

Sur LCI, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a comparé les campagnes d’entre-deux-tours de son candidat et de son adversaire: “Emmanuel Macron s’est déplacé dans des villes où le Rassemblement National a fait ses meilleurs scores, plus de 40%. Il va au contact des Français, et il va convaincre dans les endroits où il n’a pas convaincu au premier tour.”

“A l’inverse, Marine Le Pen fait une campagne en chaussons, entre des salons d’hôtels, pour faire des conférences de presse, et des déplacements dans des endroits où elle a fait ses meilleurs scores. Elle veut faire croire, aux Français, que l’on peut faire plaisir à tout le monde.”

Pas d’hésitation et pas d’indulgence…

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, ce vendredi, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017, Benoit Hamon, s’est expliqué: “Je sais que beaucoup d’entre vous hésitent à voter Emmanuel Macron. Ils hésitent à voter tout court et ils pensent s’abstenir.”

“Personnellement, je n’aurai pas d’hésitation, pas d’indulgence et pas de naïveté. Si vous pensez, aujourd’hui, que le résultat de ce vote sera indifférent sur votre vie, dites-vous que ce vote ne sera pas indifférent pour des millions de personnes en France.”

“Des étrangers, des Français, qui, aux yeux de Marine Le Pen, ont une tête d’étrangers, qui, aux yeux de l’extrême-droite ne seront jamais assez français et pour qui, le résultat de cette élection peut faire basculer leur vie dans le cauchemar. Si vous ne voulez pas utiliser le bulletin de vote Macron pour vous, utilisez-le pour eux.”

Des professionnels de la santé pour Macron

Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, de ce dimanche, après les sportifs et les artistes, 1.000 acteurs de la santé prennent position à une semaine, jour pour jour, du second tour de l’élection  présidentielle.

C’est le monde médical et ils sont médecins, infirmiers, chercheurs, élus et ils lancent aujourd’hui un appel solennel: “Nous sommes en faveur du seul vote qui permet de préserver nos solidarités, celui d’Emmanuel Macron.”

Malgré une communication plus subtile, l’extrême-droite n’a pas changé. Elle n’est pas plus rassembleuse ou sociale qu’elle ne l’était il y a 20 ans, au soir du 21 avril 2002. Et plus que jamais, elle porte en germe la destruction de notre État-providence, de nos services publics et, particulièrement, de notre système de santé.”

Près de 500 artistes pour Emmanuel Macron

Au début de la tribune de 500 artistes qui appellent à voter pour Emmanuel Macron, au second tour de l”élection présidentielle, nous pouvons lire: “Le 10 avril dernier, l’extrême-droite, pour la troisième fois de l’histoire de la Vème République, est au second tour de l’élection présidentielle, aux portes du pouvoir. Jamais elle n’a été aussi près de l’emporter.”

Parmi les signataires de cette tribune, on retrouve  Pierre Arditi, Jane Birkin, Black M, Matthieu Chedid, François Cluzet, Julie Gayet, Gilles Lellouche, Marc Levy, Clara Luciani, Fabrice Luchini, Alex Lutz, Enrico Macias, Yannick Noah et Bruno Solo.

Ils appellent donc à déposer dans l’urne, le dimanche 24 avril, un bulletin “Emmanuel Macron”: “Nous ne pouvons imaginer que la France, pays des lumières et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, porte au pouvoir une présidente dont les amitiés revendiquées avec les pires dictateurs en exercice seraient notre honte et notre déshonneur.”

Encore un soutien pour Emmanuel Macron...

Les appels à voter pour Emmanuel Macron se succèdent dans cet entre-deux tours de la présidentielle. C’est au tour des “Fils et filles des déportés juifs de France” de se positionner en faveur du président sortant. Ainsi, Arno Klarsfeld, fils de Serge et Beate Klarsfeld, le couple fondateur de l’association, a fait savoir, sur Twitter, qu’il appelait les électeurs de gauche à voter pour Emmanuel Macron: “L’extrême-droite a toujours suscité des catastrophes et et n’a jamais apporté le bonheur aux peuples. Les électeurs de gauche savent pour qui voter au second tour. Il ne faut pas donner une seule voix à Madame Le Pen.”

Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV , ce mardi soir…

C’est le candidat évincé du premier tour de l’élection présidentielle dont l’électorat suscite le plus les convoitises, à une semaine du deuxième tour: Jean-Luc Mélenchon sera l’invité de BFMTV, ce mardi soir, à 18h50, à la veille du débat tant attendu entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Marine Le Pen tiendra un meeting à Arras

Marine Le Pen a annoncé, sur son compte Twitter, qu’elle tiendra un meeting, à Arras, le jeudi 21 avril: “Je vous y attend nombreux!,” écrit la candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle.

Un gouvernement d’union nationale

Comme elle l’avait déjà fait précédemment, Marine Le Pen a assuré à l’antenne de BFM TV qu’elle formerait “un gouvernement d’union nationale” si elle était élue, dimanche 24 avril, présidente de la République. Un nom, par exemple, avait été avancé pendant la campagne, celui d’Arnaud Montebourg. Toutefois, l’ancien ministre de François Hollande a appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle.

“Diriger comme une bonne mère de famille”

En déplacement à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir), Marine Le Pen a tenté de rassurer: “Je vais diriger le pays, en bonne mère de famille, avec bon sens et sans outrance.” Emmanuel Macron lui avait reproché de ne pas être particulièrement douce, elle-même l’accusant d’être brutal ces derniers jours.

Marine Le Pen et son projet écologique

Alors qu’Emmanuel Macron a parlé écologie, à Marseille, ce samedi, Marine Le Pen n’a pas manqué de réagir, sur Twitter, ce samedi soir: Emmanuel Macron veut cacher ses échecs écologiques et ses propositions creuses par des insultes ou des mensonges. Cest indigne des attentes des Français. Mon projet pour l’écologie est fondé sur linnovation, la justice sociale et le localisme, pas sur les taxes ni la décroissance.

“Je n’ai jamais été climatosceptique”

Ce dimanche, sur France3, la candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a récusé tout climatoscepticisme. Après avoir été vivement attaquée, ce samedi, par Emmanuel Macron, lors de son meeting à Marseille, qui l’a notamment accusé de remettre en cause la réalité du rôle de l’action humaine dans le réchauffement climatique, elle s’est défendue: « Je n’ai jamais été climatosceptique, mon projet tient compte de l’environnement. » Et de monter au créneau : « C’est l’exemple-type d’un anathème lancé par le président-candidat, et qui n’est fondé sur absolument rien.”

“Le vote pour le climat, c’est Marine Le Pen”

Ce dimanche, sur France Info et France Inter, Jordan Bardella, président par intérim du Rassemblement National, a tenté de prendre le train en marche, au lendemain du meeting pro-écologie d’Emmanuel Macron, à Marseille: “Le vote pour le climat, c’est Marine Le Pen. Le meilleur moyen de protéger la planète, c’est d’arrêter le grand déménagement du monde, d’engager les circuits courts, le patriotisme économique.”

Marine Le Pen: le voile, avec modération!

En déplacement dans l’Eure-et-Loir; ce samedi, la candidate du rassemblement National, Marine Le Pen, a fait une première concession sur le voile en revenant en partie sur sa volonté d’interdire le port du voile. « Je ne suis pas bornée et je sais quels sont les problèmes liés au voile.”

“Il y a des femmes âgées qui le mettent parce que ça correspond, pour elles, à un moment de leur vie. Ça n’a pas la même signification que pour des jeunes femmes que l’on force. Mais il faut régler ce problème des femmes qui sont obligées de mettre le voile parce qu’elles sont sous la pression des islamistes.”

“La cible, ce sont les islamistes!”

Alors que Marine Le Pen a fléchi, ce samedi, sur la question du voile, le porte-parole du Rassemblement National, Sébastien Chenu, a reprécisé, ce dimanche, sur BFMTV, dans quel cadre une inflexion est possible:

“Notre but est de libérer les femmes à qui le voile est imposé. Il faut que la société ait une réponse forte contre l’islamisme et le voile qui en est un étendard. Le Parlement se saisira de cette question et apportera les réponses pratiques pour, qu’effectivement, la grand-mère de 70 ans, qui porte son voile, ne soit pas concernée car elle n’est pas la cible. La cible, ce sont les islamistes!”

Marine Le Pen fustige les manifestations…

Toujours en déplacement dans l’Eure-et-Loir, Marine Le Pen, n’a pas caché son mécontentement, alors que de nombreuses manifestations contre l’extrême droite étaient organisées, ce samedi, à une semaine du second tour de la présidentielle: “Venir manifester contre les résultats d’une élection, je trouve ça profondément anti-démocratique. Je pense que les Français trouvent ça désagréable de voir que leur choix est contesté.”

« Maintenir le régime des intermittents”

Ce vendredi, sur Radio Vaucluse, Marine Le Pen a déclaré, sur les intermittents: “C’est un régime qui coûte cher, c’est vrai, mais c’est un choix, parce que, sans ce régime-là, il n’y a plus d’offre culturelle possible et il n’y a plus de création culturelle possible.

 Alors que de nombreuses personnalités du monde de la culture appellent à voter Emmanuel Macron, Marine Le Pen s’est voulue rassurante: “Il n’y a aucune inquiétude à avoir. Et de manière globale, je voudrais dire au monde de la culture qu’ils n’ont pas de raison de s’inquiéter.”

“Je m’engage à maintenir les subventions au festival de théâtre d’Avignon. Je ne choisis pas les subventions que je donne en fonction de la proximité politique des gens, c’est peut-être ça qui me différencie des autres.”

Marine Le Pen sur les massacres en Ukraine…

Ce vendredi, sur BFMTV, Marine Le Pen s’est exprimée sur les massacres de l’armée russe, en Ukraine: “Laissons les enquêtes se mener et les responsables de ces massacres, évidemment, devront être condamnés. Et s’ils ont agi aux ordres d’un gouvernement, alors ce pays-là doit être mis au ban du concert des nations. Marine Le Pen a répété la qualification de “crimes de guerre” pour parler des actes commis par l’armée russe, à Boutcha, tout en se gardant de parler de “génocide”.”

Son projet de réduction de l’immigration…

Ce vendredi, Marine Le Pen a été interrogé sur son projet de réduction de l’immigration: « Ce n’est pas du tout un tabou, je pense que c’est la partie la plus connue par les Français de mon projet. Ils savent pertinemment que je veux limiter l’immigration.”

“Cette mesure est nécessaire parce que l’on ne maitrise plus rien dans ce domaine, que se multiplie la présence de clandestins sur notre territoire, que tout ça, ça a un coût considérable pour la société française, un coût financier, mais aussi un coût en termes de sécurité.”

“Entendez-moi tous, je vais régler le problème de l’immigration. Et accessoirement, je vais aussi régler le problème du communautarisme, qui en est la conséquence et qui est une fracturation de notre pays et qui rompt avec cette indivisibilité de la France.”

Pour lutter contre l’immigration clandestine…

La candidate du rassemblement National, Marine Le Pen, souhaite que les demandes d’asile soient déposées à l’extérieur du territoire français: “Beaucoup de gens demandent l’asile parce que c’est devenu une filière d’immigration. Ils sont, ensuite, déboutés de ce droit d’asile et ils restent sur le territoire national en étant des clandestins.”

“Par ailleurs, je serais très ferme avec les pays qui refusent d’accueillir leurs ressortissants expulsés du territoire français. Tant qu’ils n’accepteront pas la réadmission des personnes qui sont indésirables sur notre territoire, il n’y aura plus rien. Il n’y aura plus de visas, plus d’aides au développement, plus de transferts d’argents, etc.”

Robert Ménard en retrait de la campagne…

Le Journal Le Monde rapporte que Robert Ménard, maire de Béziers et soutien de Marine Le Pen, a décidé de se mettre en retrait de la campagne de la candidate du Rassemblement National:

“J’ai des désaccords avec Marine Le Pen;  que je n’ai jamais cachés. Je n’entends plus les répéter, à chaque intervention médiatique. J’ai donc décidé de ne plus prendre la parole jusqu’au second tour. Ce n’est pas pour autant un ralliement à Emmanuel Macron. Je voterai pour Marine Le Pen.”

Marine Le Pen l’a assuré, ce samedi, pendant son déplacement en Eure-et-Loire: “Il n’y a pas de malaise avec Robert Ménard. Je l’ai eu, vendredi, au téléphone, et il m’a dit qu’il me soutenait, sans aucune difficulté, mais qu’il souhaitait que ce soient les porte-paroles de la campagne qui puissent bénéficier du temps.”

Sur LCI, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture d’Emmanuel Macron, a réagi à cette prise de position du maire de Béziers: “Les propos sont ambigus, mais je pense que cela reflète un début de deuxième tour raté de la part de Marine Le Pen, qui a suscité des doutes et des inquiétudes, y compris chez des soutiens de la candidate. Dans ses deux conférences de presse, j’ai retrouvé la candidate de 2017, sur le plan de la gestuelle, du sourire sardonique. Ses amitiés et ses positions sur l’Ukraine sont extrêmement dérangeantes, elles angoissent un certain nombre de ses soutiens.”

Un débat préparé de longue date…

Ce mercredi 20 avril aura lieu le débat de l’entre-deux-tours, entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. La candidate du Rassemblement National en a profité pour préparer cette nouvelle confrontation.

Depuis sa déroute de 2017, la députée du Pas-de-Calais a travaillé avec de nombreux conseillers pour revoir et affiner son programme, pour connaître au mieux les dossiers et pour éviter d’arriver avec une nouvelle pile de feuilles et de notes sur le plateau.

Il y a cinq ans, les plans montrant Marine Le Pen fouillant dans ses innombrables papiers, face à un Emmanuel Macron serein et sans aucune aide, avait totalement desservi la prétendante à l’Elysée. Désormais, la fille de Jean-Marie Le Pen veut être vue comme présidentiable et comme une “femme d’Etat”, selon son slogan du premier tour.

Le désastre de 2017 n’a pas été oublié chez ses sympathisants. Au contraire même, il sert de contre-exemple pour son équipe. L’agenda de Marine Le Pen a déjà été ficelé pour préparer au mieux le débat de l’entre-deux-tours face à Emmanuel Macron.

Les trois jours précédant le débat, Marine Le Pen s’enfermera à la campagne, dans l’ouest, entourée d’un cercle restreint, dont Renaud Labaye, son directeur de cabinet, et Philippe Olivier, indique Le Point.

La candidate du Rassemblement National sera, par ailleurs, épaulée par des membres du club “Horaces”, un groupe d’énarques et de hauts fonctionnaires quinquagénaires qui la conseillent sur de nombreux sujets.

Un partenaire d’entraînement a par ailleurs été désigné, “clone” d’Emmanuel Macron, pour donner la réplique lors de débats fictifs organisés pour s’exercer, être davantage préparée et pour faire oublier le naufrage qui avait confirmé sa défaite de 2017.

L’attitude, très offensive il y a cinq ans, devrait par ailleurs être toute autre. Finie l’agressivité, place à l’explication du projet pour en montrer la crédibilité.

Des fiches pour le débat d’entre-deux-tours?

La candidate du Rassemblement National à l’élection présidentielle s’apprête à préparer intensivement le débat d’entre-deux-tours, face à Emmanuel Macron, qui aura lieu mercredi 20 avril.

Et pour cela, des sources indiquent, au Journal La Voix du Nord, qu’elle aurait reçu l’aide d’élus d’autres formations politiques: des fiches rédigées par un député Les Républicains, par des partisans du Printemps Républicain et par des membres d’équipes d’anciens candidats de la droite comme de la gauche. Mais également quelques dossiers “ennuyeux” apportés par deux députés LREM et ex-LREM (ndlr: La République En Marche), concernant l’industrie.

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