President Emmanuel Macron au salon Vivatech (Photo by Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM)

Excellente initiative du président Macron qui a tenu à saluer, à son retour d’ Ukraine, la formidable percée de la French Tech à l’occasion du Salon Viva Technology de Paris (un salon initié par Maurice Levy, président du conseil de surveillance de Publicis Groupe) et qui tend à devenir pour l’Europe ce qu’est pour le monde le CES – Consumer Electronics Show – de LasVegas.

À cette occasion, le président « de la start-up nation » a martelé son nouvel objectif consistant à faire passer le nombre de licornes françaises de 25 en 2025 (objectif déjà atteint) à 100 en 2030. Une belle ambition rendue possible selon le président : « en allant plus loin pour faire sauter les verrous de l’innovation, former 1 million de développeurs, et réconcilier recherche publique et privée  » (voir les efforts de l’INRIA sur le sujet).

Une stratégie équivalente à celle menée dans d’autres pays européens. Rappelons qu’Il y a eu en 2021 : 60 licornes en Israël, 56 au Royaume Uni, 33 en Allemagne, 29 en France et 17 en Suède. Une belle montée en puissance des fintechs qui s’appuie, en France, sur le magnifique travail réalisé sur le terrain par BpiFrance et son président Nicolas Dufourcq. Ce dernier en a profité pour en appeler une nouvelle fois à la création d’un fonds souverain tricolore pour mieux financer notre appareil productif et protéger nos grandes entreprises. Une position réaliste tant il ne faut pas faire porter tous les efforts sur la seule nouvelle économie et la Tech d’autant que ces jeunes pousses sont souvent en final reprises par des fonds internationaux.

Mettons aussi le paquet sur nos ETI et nos PME familiales des secteurs traditionnels, dont on parle beaucoup dans les colloques du Medef ou des partis politiques, mais qui attendent toujours avec impatience et la suppression des impôts de production et celle des droits de succession pour pouvoir rivaliser à armes égales avec leurs homologues allemandes ou italiennes. Ne nous y trompons moins pas. Nos concurrents sont aussi là…

Robert Lafont

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