Sign Approved Stamp On Document to permit and certify for work document and visa At Desk

Par Sophie de Menthon, présidente d’Ethic

La nouvelle « loi immigration » a comme socle l’entreprise avec la menace coutumière de l’amende (cette fois de 4000 euros pour emploi illégal et 8000 si récidive). Certes, il convient de lutter contre l’emploi non déclaré, ce qui n’est pas identique à l’emploi « illégal » car l’illégalité est promue par l’Etat dans la mesure où, pour obtenir des papiers, il faut 24 feuilles de salaires !

Cette fois, les patrons devront prendre sur le temps de travail de leurs salariés pour que ceux-ci apprennent le français (facile !). Par ailleurs, il faut arrêter de prétendre que ces salariés étrangers sont sous-payés : ils sont soumis à minima au SMIC et au code du travail comme tous les autres, avec les mêmes droits. Nous cherchons des gens qui veulent et peuvent travailler et nous les traitons convenablement ! Par ailleurs, ne confondons pas « permis de séjour » lié au travail, et régularisation complète.

On peut aussi considérer que cette loi est un simple habillage ? Car on ne touche pas aux sujets fondamentaux qui eux dépendent des missions régaliennes de l’Etat. Quid du regroupement familial ? Quid des expulsions ? Quid du laxisme et de la lenteur de la justice ? Rien de précis ni de concret sur les moyens. Or, aujourd’hui tout se tient.

Oui, les patrons sont prêts, et c’est déjà le cas, à former et donner des CDI à des gens qui veulent travailler et dont dépend la survie de leurs entreprises.

Mais, on est sur la bonne voie et l’entente entre le Ministre de l’Intérieur et le Ministre du Travail est une excellente nouvelle. Il nous reste à demander à Bruno le Maire d’oublier un peu amendes, punitions et menaces envers les chefs d’entreprise : c’est vrai dans presque tous les projets de lois et décrets.

Et l’État patron, que fait-il en matière de gestion sociale ? Fait-il marcher convenablement le train ou l’hôpital ? Ses salariés sont-ils contents ? Cela pourrait être un objectif d’amélioration avec des mesures concrètes dont l’entreprise, sur certains points, pourrait être le modèle ?

Sophie de Menthon

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