vegan et veganisme

La tendance a déferlé sur tous les pays occidentaux depuis quelques années, pas seulement en alimentaire, mais aussi sur bien d’autres secteurs tels que la cosmétique, la mode ou la maroquinerie.

Trop c’est trop ! C’est du moins ce que dit une partie de la population pour laquelle le sans gluten, sans lactose, sans fruits à coque, sans gras, sans, sans, sans… commence à devenir un vrai « ras-le-bol ». Pourtant, attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, et revenons sur la véritable signification du véganisme pour comprendre s’il faut miser ou pas sur un marché végan.

Végan, avant tout une philosophie

Le véganisme n’est pas synonyme de végétarisme ou végétalisme. Il s’agit d’une approche holistique dont l’alimentation n’est qu’un aspect, même si certains réduisent le mot à ce secteur. La base en est le respect de la vie animale, qui exclut donc effectivement la consommation de produits tels que la viande, le poisson, les œufs, mais aussi les produits utilisant dans leur fabrication des matières premières d’origine animale telles que les gélatines par exemple.

Logiquement, le bien-être animal ne s’arrête pas là. Cela concerne donc le cuir, la laine, la soie, et par voie de conséquence, le prêt-à-porter, les sacs, les chaussures, et l’ameublement principalement. Le végan respecte donc des principes éthiques et environnementaux, au-delà du simple régime alimentaire.

Un marché en devenir ?

Qu’il s’agisse du Petit Futé et de ses adresses véganes, de Nestlé, d’Unilever et ses marques Love Beauty et Planet, le fait est que les marques ne veulent pas rater le virage de ce segment, d’une partie de la population, certes modeste, mais où l’on retrouve un bon pourcentage de jeunes parmi les adeptes. Même les stars s’y mettent, tels que Beyoncé et Jay Z et leur site « Greenprint Project », ou encore Brad Pitt et Nathalie Portman.

Cible principale : les jeunes

De façon plus significative pour le quotidien des Français, on peut noter que c’est la grande distribution qui peut faire le pas décisif. Ce qui est fait bien que ce marché très particulier soit à peu près 10 fois moins important que celui du biologique, lui-même ne représentant qu’environ 10 à 12% des produits conventionnels. Les motivations des grandes et petites surfaces sont d’un autre ordre : il s’agit de ne pas perdre les jeunes, ni de laisser la place uniquement à des enseignes spécialisées. Or aujourd’hui, ce sont elles qui font le buzz. En effet, tout comme pour le bio, les végans stricts sont assez rares, en revanche, les consommateurs qui achètent de temps à autre des produits de cette gamme se multiplient.

L’offre s’étoffe actuellement

Les chercheurs travaillent sur des cuirs végétaux à base de fibres végétales, qui commencent à être présentés par de grandes marques. Y compris dans le luxe, où Robert Clergerie a par exemple lancé des chaussures en cuir végétal. On peut estimer que la vague végane est là pour rester, en grand partie grâce aux fameux flexitariens, le gros des consommateurs actuels. Ces derniers picorent dans toutes les tendances, sans pour autant être des fans de l’une ou l’autre.

Ils consomment moins de viande, se préoccupent de plus en plus du bien quel que soit le secteur concerné. Un phénomène dont les entrepreneurs se doivent de prendre en compte les préoccupations afin d’adapter leur offre à ces nouvelles idées, basées sur des principes d’ordre éthique.

V.D.

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