Watch maker is repairing a vintage automatic watch.

L’horlogerie tricolore a-t-elle entamé son renouveau ? La preuve avec ces belles entreprises made in France qui n’ont rien à envier à nos voisins suisses.

Pour ceux qui ont participé au mouvement de renaissance en terre française de la fabrication horlogère, il fallait une conviction profonde, voire une véritable foi en l’avenir. En effet, cette industrie avait quasiment disparu du paysage économique français à la fin des années 70 avec l’avènement du quartz. Les marques prestigieuses ont perduré, et la Suisse a régné sans partage sur le secteur du luxe.

Un renouveau fragile, mais bien réel

En France, ce fut la débandade. Seuls 3 000 emplois étaient comptabilisés sur le sol français dans ce secteur d’activité il y a cinq ans, soit en fabrication de composants, de bracelets ou de services après- vente de grandes marques ; alors qu’ils étaient 50 000 à la belle époque. Mais un savoir-faire ne meurt pas si facilement tant que les artisans sont là, ce qui est le cas : la France est devenue le cinquième exportateur mondial de composants horlogers, en travaillant tout particulièrement en sous-traitance pour les grandes marques de luxe suisses. De plus, 15 000 frontaliers français travaillent également directement dans les usines suisses, garantissant ainsi la préservation des qualifications.

L’Europe face à la Chine

La filière installée en France a cependant dû réagir face à la décision suisse de 2018 qui obligeait les fabricants de montres à inclure 80% de composants Made in Swiss contre 40 % auparavant. Une décision qui n’était pas spécifiquement prise contre les quelques sous-traitants français, mais plutôt contre les Chinois qui avaient capté le marché de nombreux composants. Face à cette montée de la Chine, les Européens se devaient de réagir.

Franche-Comté, terre de résistance

Cette région est la terre de tradition horlogère en France par excellence, elle concentre 80 % de la filière et repose sur quelques dizaines d’entreprises, des spécialistes de la survie dans un secteur extrêmement chahuté. Depuis le XIXe siècle, Besançon et Morteau dans le Jura sont les centres de l’industrie horlogère. En partenariat avec certains voisins helvètes, il est prévu de mener à bien toutes les actions nécessaires afin de rétablir une véritable filière horlogère sur le sol français, de A à Z. Un magnifique défi pour cette région dont les meilleurs talents sont souvent attirés par le passage de la frontière afin de bénéficier de salaires suisses réputés plus généreux.

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