Swiss flag on the top of Mannlichen (Jungfrau region, Bern, Switzerland)

À ceux qui continuent d’affirmer qu’il n’y a pas d’autre politique possible pour la France, qu’ils aillent faire un petit séjour du côté du lac Léman.

En Suisse, ils découvriront un petit pays, moins de 9 millions d’habitants, pas facile d’accès, sans ressources particulières, mais qui réussit à nous offrir presqu’un contre-modèle de développement économique et social, eu égard a ce que nous avons essayé de faire ou de défaire en France depuis 40 ans.

Des politiques successives qui ont mené a une socialisation démesurée et une centralisation normative et réglementaire à n’en plus finir. Avec un salaire médian devenu quasi le double du nôtre, des charges sociales plus faibles, un code du travail qui tient en quelques pages, des géants industriels et économiques qui n’ont rien à envier aux nôtres (Novartis, Nestlé, Holcim, Glencore, Chubb, Rolex, Zurich Assurances, ABB, Roche, Swatch, Crédit Suisse ou Adecco Group), la confédération helvétique détient le quatrième rang mondial du pouvoir d’achat par habitant (nous ne figurons même pas dans le top 20).

Avec une démocratie participative permanente grâce aux référendums locaux, une immigration de travail contrôlée, une attractivité pour les hauts revenus, une fiscalité intelligente qui attire investisseurs et entrepreneurs, le petit pays fait bien mieux que le grand. Son taux d’industrialisation (27% du PIB) reste très supérieur au nôtre (12%). Quant à sa balance commerciale, elle est excédentaire et je ne vous parle pas de son endettement.

Par habitant, la confédération helvétique est même le deuxième pays au monde pour le pouvoir d’achat. Avec moins de 4% de chômeurs, le pays est paisible et prospère : un modèle de développement que nous devrions chercher à davantage imiter, au lieu de nous maintenir dans des querelles idéologiques qui ne mènent nulle part. Oui, il faut regarder de près comment réussissent nos amis suisses.

À quelques mois des échéances présidentielles, il n’est pas trop tard pour le faire. Avec de bonnes mesures, la France peut revenir très vite dans la course. C’est ce que nous devrions chercher à faire dans les années qui viennent, au lieu de continuer à nous diviser sur des querelles théoriques. Vive la Suisse !

Robert Lafont

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