Vous êtes victime d’appels téléphoniques, de courriers électroniques ou de SMS répétitifs et malveillants, vous êtes la proie d’un ou plusieurs harceleurs.
Sachez que la loi punit le harcèlement quels que soient les moyens utilisés par l’auteur des faits. Ces attitudes peuvent porter préjudice et induire de graves conséquences sur le plan moral, voire physique. Aussi, n’attendez pas pour réagir : des solutions existent.
Sachez que le harcèlement en ligne est puni ; que les échanges soient publics (sur un forum) ou privés (sur un réseau social entre «amis»). La loi punit aussi les menaces de mort, de viol ou les incitations au suicide. Si les 1ers responsables de harcèlement en ligne sont les auteurs des propos concernés, les intermédiaires (responsables de réseaux sociaux, de forums, de jeux en ligne ou les hébergeurs de blogs) peuvent également être tenus pour responsables.
Ils ne sont responsables que s’ils ont eu connaissance des messages publiés, que les contenus des messages présentent un caractère illicite, c’est-à-dire qu’ils constituent une violation d’une règle de droit, ou s’ils n’ont pas agi rapidement pour retirer ces contenus dès qu’ils en ont eu connaissance. Les hébergeurs ne sont pas tenus de surveiller les contenus mais ils doivent agir dès qu’ils ont connaissance des faits.
Vous devez ensuite porter plainte pour harcèlement soit auprès du procureur de la République, soit auprès du commissariat ou de la gendarmerie. Si vous ne connaissez pas les auteurs des faits, vous pouvez déposer une plainte contre X.
Les intermédiaires techniques permettent à la justice d’identifier les auteurs. Notez qu’un mineur peut se rendre seul au commissariat ou à la gendarmerie pour signaler les faits. Il ne peut cependant pas se constituer partie civile afin de demander des dommages et intérêts. Ce sont ses parents qui doivent le faire en son nom.
Dans le cas d’un harcèlement en ligne, le harceleur risque 2 ans de prison et 30.000 € d’amende. La peine maximale passe à 3 ans de prison et 45.000 € d’amende si les faits ont occasionné une incapacité totale de travail de plus de 8 jours ou si la victime a moins de 15 ans. Pour la menace de viol avec des propos racistes ou homophobes, la peine est 2 ans de prison et 30.000 € d’amende. Pour des menaces de mort, elle passe à 3 ans de prison et 45.000 € d’amende.
L’incitation au suicide, suivie d’un suicide ou d’une tentative de suicide entraîne une peine de 3 ans de prison et 45.000 € d’amende et 5 ans de prison et 75.000 € d’amende si la victime est un mineur de moins de 15 ans. Si l’auteur des faits est un mineur de plus de 13 ans, la peine maximale est divisée par 2 (soit 1 an de prison) et l’amende ne peut excéder 7.500 €. Pour un harceleur de moins de 13 ans, les sanctions et les mesures applicables sont spécifiques et ses parents sont civilement responsables. Ils doivent donc indemniser la victime.
- votre état civil complet ;
- le récit détaillé des faits précisant les lieux et dates du harcèlement ;
- le nom de l’auteur du harcèlement si vous le connaissez (sinon la plainte est à déposer contre X) ;
- les noms et adresses des témoins si vous en avez ;
- la description et l’estimation provisoire ou définitive du préjudice subi, qu’il soit physique ou moral.