Selon les chiffres de l’association Finance Participative France, le crowdlending représente le gros du marché du financement participatif. Sur le total de 133,2 M€ collectés au 1er semestre, 85 l’ont été via les plates-formes de prêts.
Un succès qu’il convient de relativiser puisque Prêt d’Union, la seule plate-forme française spécialisée dans les prêts aux particuliers, truste à elle seule 61 M€. Les montants prêtés aux entreprises ne représentent donc que 13 M€, une goutte d’eau comparée aux 80 M€ du crédit bancaire à destination des TPE et PME.
La modestie des chiffres ne doit pas masquer l’intérêt de cette forme de financement. Certes, les taux sont plus élevés que ceux des banques (de 5 jusqu’à 10%, voire plus), mais les circuits de décision sont nettement plus rapides, de quelques jours à 2 semaines.
Et surtout, les montants (quelques dizaines de milliers d’euros en moyenne) et les projets (investissements «immatériels», dans le numérique ou les ressources humaines, par exemple) correspondent à des dossiers qui n’ont généralement pas les faveurs des banques. Alors qu’ils représentent une part importante des besoins des TPE/PME et sont souvent la clé de leur développement.