Gagnant-gagnant pour les propriétaires, locataires et plates-formes de mise en relation, ce service jusqu’alors confidentiel se développe à grande vitesse.
Des réussites qui inspirent les nouveaux acteurs de l’autopartage entre particuliers.
Coût à l’achat, entretien, assurances, problèmes de stationnement et embouteillages incitent un nombre croissant d’habitants en zone urbaine à opter pour de nouvelles formes de mobilités, alternatives à la propriété d’un véhicule ou à une location traditionnelle.
Ainsi, parallèlement au lancement depuis 2011 de l’offre publique dans les grandes villes (Autolib’ à Paris, Monolib’ à Toulouse, Auto’trement à Strasbourg, BlueClub à Bordeaux...), et à celle des loueurs professionnels (Mobizen d’Ada, Avis on Demand, Autoliberté d’Europcar ou Connect By Hertz), la location de voiture entre particuliers, via des plates-formes de réservation en ligne, attire de nouveaux acteurs parmi lesquels Drivy, OuiCar, Koolicar ou encore AutoVoisin...
Le modèle économique de ces start-up – toutes nées ces 5 dernières années – est imparable : sur leur site, elles prélèvent jusqu’à 30% de commission (dont la moitié pour les assurances) sur les frais de location des véhicules mis à disposition par des particuliers et pour des particuliers.
S’il est difficile de chiffrer le nombre d’utilisateurs, le leader Drivy assure compter 600.000 membres (Allemagne comprise) et 400.000 pour le challenger OuiCar, encore franco-français. Avec 30 millions de véhicules en circulation dans le pays, le potentiel de développement est immense, à condition de séduire une clientèle encore frileuse à l’idée de «prêter» son véhicule à un inconnu. Les habitudes ont la vie dure.