Pour juger de la viabilité économique d’une entreprise, le partenaire financier s’appuie sur l’examen des 6 principaux documents financiers :
Les financeurs examinent d’abord la situation de l’entreprise à partir des documents ci-dessus afin d’apprécier la rentabilité de l’exploitation et la solidité de sa structure financière.
Les éléments qualitatifs détaillés dans le business plan sont également pris en compte (positionnement de l’entreprise sur son marché, produits et services offerts, portefeuille clients…). Il est aussi utile pour les financeurs potentiels, et indispensable pour le dirigeant, de connaître le seuil de rentabilité de l’entreprise.
Celui-ci correspond au niveau d’activité (CA) au-delà duquel l’entreprise devient rentable, c’est-à-dire devient capable de payer ses charges fixes (loyers, dépenses de personnel…) et variables (prix d’achat des matières premières, salaires et charges, frais de transport...). Le calcul du seuil de rentabilité permet au dirigeant de mieux suivre l’évolution de son résultat et, si besoin, d’adapter sa politique de gestion afin de mieux maîtriser ses charges.
Le suivi régulier de ces indicateurs par le chef d’entreprise participe d’une bonne gestion. Si vous ne disposez pas de ces informations essentielles, sollicitez l’appui d’un expert-comptable.
L’un des facteurs déterminants de l’avenir d’une entreprise réside dans sa capacité à anticiper. C’est pourquoi le dirigeant doit se préoccuper du suivi budgétaire de sa PME et élaborer un tableau de bord de gestion. Cette démarche de veille continue permet également d’anticiper des futurs besoins de financement (renforcer les fonds permanents, financer le cycle d’exploitation...).
- en interne, en faisant appel aux ressources de l’entreprise (autofinancement, cession d’immobilisations) ou à celles des actionnaires (apports en compte courant, augmentation de capital) ;
- en externe, en recherchant de nouveaux financements, auprès de personnes physiques (les investisseurs au capital de PME étant susceptibles de bénéficier de mesures fiscales de faveur en matière d’ISF ou d’impôt sur le revenu), ou d’institutionnels (Bpifrance a mis en place la plate-forme Euroquity, un portail de mise en relation entre les sociétés françaises et les investisseurs, dont l’objectif est d’accompagner la croissance des PME).
Le renforcement des fonds propres permet d’obtenir de la banque de nouveaux concours financiers à moyen ou long terme.
- Détermination du financement à mettre en place et de ses caractéristiques juridiques et fiscales. Si le besoin de financement découle naturellement du business plan, il faut savoir apprécier le montant du concours recherché et déterminer notamment :
- le mode de financement le plus adapté à vos besoins – renforcement des fonds propres ou endettement financier (crédit bancaire à court, moyen ou long terme, crédit-bail, location financière…) ;
- les caractéristiques des financements bancaires : durée, taux, conditions d’amortissement ;
- les garanties à offrir en fonction des possibilités de l’entreprise ou de l’entrepreneur et de leurs caractéristiques judiciaires ;
- le mode d’apport en fonds propres (augmentation de capital, apports en compte courant…).