Les Françaises d’aujourd’hui ne veulent ni sacrifier leur désir d’enfanter, ni sacrifier leur entreprise pour faire un bébé ! Et elles ont bien raison.
Toutes celles qui sont à la tête d’une micro-entreprise ou d’une TPE savent combien c’est difficile de tout combiner sans perdre des clients, sauf quand on a la chance d’avoir un mari qui accepte de prendre un congé parental à notre place, mais ce n’est pas si fréquent.
En conclusion, quand on veut diriger une entreprise et faire des enfants, il vaut mieux opter pour le statut de chef d’entreprise salariée et travailler en équipe. En effet, il devient alors plus facile de compter sur ses associés et/ou collaborateurs pendant la période d’arrêt et ensuite de mettre en place une forme de télétravail tout le temps où l’on doit s’occuper de son bébé à plein temps après sa naissance. On peut regretter cependant que la France n’accorde pas plus d’aides en la matière aux femmes chefs d’entreprises.
Dans le cadre de la maternité, les femmes chefs d'entreprise cotisant au RSI ont droit à une indemnité journalière forfaitaire d'interruption d'activité (sous condition de revenu). Pour que l'indemnité soit versée, l'activité professionnelle doit être interrompue pendant au moins 44 jours consécutifs dont 14 jours doivent immédiatement précéder la date présumée d'accouchement. Cet arrêt de travail peut être prolongé par une ou deux périodes de 15 jours consécutifs. La durée des arrêts de travail ne peut pas être fractionnée autrement.
Montants au 1er janvier 2015 :
- 2 292,40 € pour 44 jours d'arrêt
- 3 073,90 € pour 59 jours d'arrêt
- 3 855,40 € pour 74 jours d'arrêt
Depuis le 1er mai 2015, le versement des prestations maternité s'effectuera sous conditions de revenus.