Après mon Bac, les difficultés à trouver un emploi m’ont poussé vers l’entrepreneuriat. En 2007, j'ai lancé seul, à Grenoble, mon tout premier restaurant, que j'ai revendu un an plus tard. Le concept était déjà le même qu’aujourd’hui, seuls la carte et le nom ont évolué (anciennement Tacos King, NDLR). J'ai ouvert un nouveau restaurant fin 2008 à Montpellier. Pendant deux ans, entre 2014 et 2016, j'ai appris le métier de franchiseur. Fin 2015, j'ai lancé Tacos Avenue en franchise. C'est le vrai début de notre développement.
Je fais en effet partie des premiers à avoir lancé le « french tacos » sur Grenoble. Le concept en lui-même a été créé dans la banlieue de Lyon vers 2005. C’était assez nouveau. Le concept s'est rapidement étendu dans la région, notamment à Grenoble.
Je suis bien entouré en interne. Chaque personne recrutée possède une expérience et un certain vécu. Les cabinets qui m'accompagnent sur la partie franchise m'ont vraiment mis sur le bon chemin. Notre cadre juridique est bien ficelé.
Les jeunes urbains entre 15 et 30 ans. Le concept leur plaît, à tel point qu'aujourd'hui, le choix du tacos est presque prioritaire lorsqu'ils veulent manger.
Nous avons ouvert le quinzième en mai. Huit sont en cours d'ouverture.
Au départ, on pense qu’un simple contrat de franchise suffit, mais c'est beaucoup plus compliqué. C'est un nouveau métier qui englobe des tas de domaines : l'accompagnement, l'assistance à l'ouverture, la formation, le suivi, l'évolution de la carte... Il faut aussi veiller à préserver la culture d'entreprise.
Entre 200 000 et 400 000 euros, selon la taille du restaurant. Nous nous finançons sur fonds propres. Les franchisés apportent au minimum 70 000 euros.
En termes de points de vente, O'Tacos est leader. Quant à nous, je pense que nous sommes actuellement dans les trois premiers. Notre objectif est d'ouvrir 10 points de vente par an pour bien maîtriser notre développement – nous en ouvrirons entre 10 et 15 cette année. On préfère ne pas précipiter les choses.
Cela fait 11 ans que je suis dans le secteur. Même si le « french tacos » a pris beaucoup d’ampleur dans la restauration rapide, son potentiel reste très important. Il est associé à une image jeune et novatrice. Nous avons donc encore de nombreuses années de développement devant nous.