Les chefs d’entreprise reviennent en première ligne quand les dysfonctionnements managériaux annoncés deviennent visibles. Les organisations sont sous pression et les dérapages comportementaux entraînent une crainte des risques psycho-sociaux liés aux objectifs hors d’atteinte, mais aussi à des pratiques de harcèlement.
Les litiges sont également liés aux différences d’alignement entre les exigences du métier de manager et l’exigence de résultats du chef d’entreprise. Ce dernier va évaluer le manager sur la base des nouveaux critères métiers (pilotage et leadership) sans pour autant au quotidien l’accompagner de façon réaliste, voire lui donner les moyens de réussir en lien avec ces nouveaux critères, ce qui génère de l’ambiguïté dans les attentes, les décisions et les relations.
Il importe d’avoir une ligne managériale claire et alignée à tous les niveaux de responsabilité. Le rôle du chef d’entreprise est de garantir l’efficacité managériale. Il est important de promouvoir le dialogue en entreprise et d’offrir des perspectives à ses collaborateurs.
La simplification des lignes hiérarchiques est un mouvement nécessaire qui ne doit pas remettre en cause l’autorité. Mais l’autorité ne se décrète plus. Les managers doivent faire leurs preuves à la fois dans la culture du résultat mais aussi dans leurs capacités managériales.
Il est nécessaire d’aborder toutes les questions managériales avant qu’elles ne deviennent des problèmes. La remise en cause de l’autorité hiérarchique conduit à une crise systémique. Faire face demande une capacité à repérer les sources de dysfonctionnement, et pouvoir les réguler. C’est une activité quotidienne du manager de maintenir l’alignement des objectifs par le sens.
Un management peut être inadapté et, dans ce cas, l’autorité consentie par les collaborateurs n’est plus acquise. Face à une crise managériale (elles sont de plus en plus visibles), il importe de dénouer les situations par une remise en cause de ses comportements liés au rôle et de les faire évoluer pour répondre aux besoins du contexte et rétablir son leadership.
La plus grosse erreur managériale est de toujours décider sans partager avec ses collaborateurs. La mise en place d’une bonne pratique en écho aux erreurs passées est de consulter tous les éléments de la ligne hiérarchique pour prendre une décision stratégique et ensuite assumer et expliquer ses choix.
• Résoudre le conflit en public
• Laisser les émotions prendre le dessus
• Prendre parti
• Ne pas faire la différence entre le lien personnel et professionnel
• Accumuler les reproches sans chercher de solution
• Ne pas écouter, ne pas être attentif
• Couper la parole
• Parler de manière peu claire
• Ignorer le conflit
• Laisser traîner le conflit