Les sociétés d’investissement américaines sont quant à elles moins frileuses face à ces domaines, ce qui rend les levées de fonds plus accessibles pour des start-up proposant des produits et services innovants. Le volume d’investissement disponible est également beaucoup plus élevé aux États-Unis qu’en France, puisque les Américains investissent environ 50 fois plus par habitants.
De plus, les États-Unis ont une bonne image de la France et des projets innovants présentés par les entrepreneurs français.
La Silicon Valley est loin d’être une garantie à 100% de réussite et d’accès au rêve américain pour les start-up françaises, qui doivent sortir du lot dans un monde où les codes sont bien différents de ceux connus en France. Le premier risque est de trop idéaliser cet accès au rêve américain sans prévoir un éventuel échec.
En effet, si certaines start-up ont gagné leur pari en se tournant vers les États-Unis, comme Datagod 150M$, soit 135M€) ou La Ruche qui dit oui (9M$, soit 8M€), d’autres sont rentrées en France bredouille.
La négociation des multiples clauses des contrats prend des mois et ne peut être réalisée sans l'expertise d'un avocat. La plus grande difficulté juridique pour un entrepreneur français qui souhaite s’installer aux États-Unis est de composer avec le système juridique de l’État fédéral, voire parfois avec le système juridique local.
La tradition procédurière n’est pas une légende. À ce titre, l’avocat a un rôle très important aux États-Unis dans la vie quotidienne des start-up, non pas pour un service de défense mais en premier lieu pour une assistance dans le cadre d’un service de conseils.