Stéphanie Pélaprat : Quand j’étais en cours, devenir entrepreneure n’était pas mon focus. Mais à la fin de l’école de commerce, la recherche d'emploi m'est apparue insurmontable. Le plus simple pour moi a été de monter ma propre boîte !
SP : J’ai fait un stage de 6 mois aux États-Unis dans une maison d’édition new-yorkaise. À mon retour, j’ai fini mes études, et, dans l'idée de créer ma propre entreprise, je suis allée en Chine pour assister à la foire de Canton. Elle réunit chaque année tous les industriels chinois qui présentent leurs nouveautés.
Pendant une semaine, j'ai arpenté les stands, en essayant de trouver un produit à revendre en France. Je suis tombé sur des lingettes pour se laver les mains. Mais lorsque j'ai reçu le prototype, je me suis aperçu que les lingettes étaient trop fragiles. Il me fallait une nouvelle idée. Pendant 15 jours, j’ai réfléchi à ce que je pourrais faire… et je me suis souvenue de l’application américaine OpenTable de réservation de restaurants en ligne. Comme ça n’existait pas en France, je me suis lancée !
SP : En fait, ça ne marchait pas si bien que ça ! Nous avions certes de bonnes nouvelles, une belle levée de fonds, un restaurant prestigieux qui rejoint le réseau, un article flatteur dans la presse… qui nous induisaient en erreur. J’avais l’intuition qu’il y avait un problème… Encore fallait-il trouver le courage de faire table rase et changer de modèle.
SP : Nous sommes 35 collaborateurs et nous avons fait 3 M€ de CA. Nous travaillons désormais sur le déploiement dans d’autres pays. Restopolitan devrait ouvrir en Italie le 1er mars 2017.
SP : Pas du tout ! Peut-être éventuellement quand je suis allée voir mon banquier, mais c’était davantage lié à mon âge, 22 ans, qu’à mon sexe. Si jamais un de mes interlocuteurs venait à me faire comprendre que le fait d’être une femme pose un problème, je lui dirais simplement : « Merci de prendre en considération autre chose que ma féminité. Cela n’a pas de rapport ici ! »