Près de deux tiers des entreprises échouent en raison de conflits entre cofondateurs ! Un chiffre qui, à lui seul, illustre l’importance de bien choisir son associé lorsqu’on démarre ou développe son affaire.
Avant tout, mieux vaut réfléchir à ce qu'une association peut apporter, notamment :
Inversement, il est également indispensable de se demander si on est réellement fait pour le travail à plusieurs. Sera-t-on capable de partager les succès, donc les bénéfices, mais aussi les échecs ? Avant de se lancer dans une association, il faut répondre à une question essentielle : pourquoi s'associer ?
«Souvent les gens s’associent car ils ont envie de partager une aventure. C’est bien... à condition qu’ils aient envie de partager la même aventure !», indique Benoît Galy, auteur du livre Bien s'associer pour mieux entreprendre.
Reste aussi la possibilité de consulter les offres d'association qui circulent sur Internet. Attention cependant, connaître une personne dans un contexte personnel ou social est une chose, connaître son comportement dans un environnement professionnel en est une autre.
«L’idéal est de s’associer avec des gens avec qui on a l’habitude de travailler, pour éviter les mauvaises surprises. On peut également rechercher un profil clairement identifié doté de compétences préalablement définies et qui, si possible, a déjà fait ses preuves. Le ''bon associé'' est celui qui répond à un besoin et avec qui on peut travailler au quotidien».
La synergie des compétences doit donc avoir une place prépondérante dans le choix de l’associé. «Si 83% des chefs d'entreprises estiment que la synergie de compétences doit être le premier critère de choix de l’associé, 45% déclarent pourtant avoir connu leur associé dans le cercle "famille et amis". Cela n’est pas forcément incompatible avec la complémentarité des profils mais révèle néanmoins que le critère de complémentarité n’est pas le seul».
Idéalement, il est ainsi préférable d’avoir des profils et des compétences différentes. Toutefois, il arrive que des profils similaires s’associent et réussissent, à condition que chacun se spécialise dans des tâches bien définies. Le risque est que deux associés fassent le même travail, qui pourrait nuire à l’organisation. Plus les associés sont spécialisés, chacun intervenant dans un domaine précis, plus la relation entre eux est simplifiée, chacun étant maître dans sa paroisse.
Souvent mise en avant comme fondement de toute association, la confiance occupe une place de choix dans la relation avec son associé : il est indispensable que ce dernier soit une personne fiable, y compris dans les périodes difficiles. Mieux vaut donc au préalable vérifier ses antécédents et son parcours.
Pour autant, la véritable confiance se construit progressivement et s’inscrit dans la durée. De même, il est important de partager une même vision et des valeurs communes. Voyez-vous l’avenir de l’entreprise de la même façon ? Partagez-vous la même stratégie de développement et les mêmes valeurs en matière de management ? Êtes-vous sur la même longueur d’ondes quand il s’agit du mode de vie, des obligations familiales, de l’ambition ou de l’éthique professionnelle ? Vos personnalités sont-elles compatibles ? Autant de questions auxquelles il faut répondre sans se voiler la face.
«La valeur humaine, c’est ce qui permet le dialogue au quotidien ; la vision c’est ce qui va permettre d’être en symbiose lorsque des choix seront à effectuer concernant le développement de l’entreprise». D'autant qu'une association implique souvent de se fréquenter parfois 24 h sur 24 et 7 jours sur 7.
Pour poser les bases d'une future collaboration et protéger les intérêts de chacun, il est important de rédiger un pacte d’associés. Ce document juridique encadre le fonctionnement de l’entreprise en définissant les responsabilités de chacun, leurs prises de décision, la revente des parts et les conditions de sortie.
«Pour bien s'associer, il faut bien choisir les statuts de chacun : associé ou actionnaire. La grande différence ? Un associé ne se paie pas, il apporte sa force de travail. Un actionnaire se paie, dès le premier jour, quoi qu’il arrive. Et de cela, il faut en parler avant et surtout préparer une clause de sortie. Celle-ci peut être rédigée soit dans les statuts mais elle est publique, soit dans un pacte d’associé, c’est-à-dire dans un document confidentiel qui pourra comporter aussi les conditions de rémunération, de rachat, de processus de prise de décision...»
L’association est une démarche extrêmement engageante et il n'est pas facile de trouver la perle rare. Surtout, chaque association est unique. À chaque équipe de trouver son modèle, celui qui marche pour elle.
Faire preuve de bon sens, tel est le principal conseil que les experts donnent. Ainsi, pour bien choisir son futur partenaire, il est important de :