Marc Fournier : Chez Serena, ces dossiers représentent environ un tiers de ceux que nous recevons. Ce pourcentage est plutôt à la baisse, parce que les fonds sont aujourd'hui plus accessibles et plus «entrepreneurs friendly», ce qui facilite l'approche directe. Dans les pays anglo-saxons, les purs leveurs de fonds sont de moins en moins présents, ceux qui durent apportent une large gamme de services d'accompagnement des entrepreneurs.
MF : Un fonds reçoit des dossiers qui vont de «super-mauvais» à «super-bons». Les leveurs, dont la rémunération est conditionnée par la réussite de la levée, éliminent d'eux-mêmes les «super-mauvais». Par ailleurs, la présentation est généralement irréprochable, ce que l'on attend d'eux, et répond à toutes les questions que se posent les investisseurs.
MF : Les dossiers présentés par les leveurs de fonds sont en tout cas «mieux lus» par les investisseurs. Mais un bon dossier ne suffit naturellement pas à emporter la décision ! C'est la qualité du projet et de l'équipe qui fait la différence.
MF : C'est un outil parmi d'autres, efficace, mais qui n'est ni obligatoire, ni même recommandable pour tous. Ce qui est important, c'est que l'entrepreneur ne pense pas pouvoir totalement déléguer la recherche d'investisseurs à un prestataire extérieur. Maîtriser les aspects financiers, et notamment les levées de fonds, fait aujourd'hui partie intégrante du métier de patron d'une entreprise innovante à fort potentiel de croissance.