Je vais prendre quelques exemples pour illustrer mon propos. Le commercial a pour objectif de vendre le plus possible pour accroître le chiffre d’affaire de l’entreprise et accessoirement toucher la prime qui est attachée à cette croissance qu’on attend de lui. Il demande en conséquence à la logistique d’avoir des stocks capables de satisfaire immédiatement la demande, ou à la production de se plier à la personnalisation souhaitée par le client. Le responsable des stocks ne l’entend pas de cette oreille, car son objectif est d’atteindre le « flux tendu ». De même que le responsable de la production ne veut pas de « mouton à cinq pattes » qui désorganise sa chaîne et ne lui permet plus d’optimiser le fonctionnement de ses équipements.
Comme toujours dans ce genre de circonstance, il faut faire comme les grimpeurs et chercher à sortir par le haut. Certes le management général est là pour arbitrer quand il s’agit de choix stratégiques, mais pas quand il s’agit des conflits quotidiens. Sortir par le haut signifie se parler et convenir ensemble qu’un objectif supérieur, celui de la société en l’occurrence, s’impose à tous et nécessite pour être atteint de trouver un compromis car l’optimum de la somme n’est pas la somme des optima !
L’essence est en effet la même car pour faire des bénéfices l’entreprise cherche à réduire ses coûts et donc à peser sur la masse salariale. A contrario le personnel souhaite être mieux payé, à l’image de ses dirigeants, et à réduire les bénéfices dont il pense, à tort ou à raison, qu’ils vont engraisser les actionnaires.
Certes tous sont conscients qu’un déficit chronique engendre la faillite de l’entreprise et donc aussi la perte d’emploi. Mais dès lors que l’équilibre est atteint, les modèles économiques ne permettent pas de se prononcer sur la « bonne » répartition des bénéfices et il n’y a donc pas d’autre moyen de régulation que le conflit.
Non, bien entendu, mais même lorsque ce n’est pas la cause originelle, ils finissent le plus souvent par une négociation sur les salaires ou les primes, voire le paiement des jours de grève au travers d’heures supplémentaires.
Il existe en effet des signes avant coureurs de la crise comme une recrudescence de l’absentéisme ou des accidents du travail. Quant à la gestion de la crise, il y a évidemment des erreurs à ne pas commettre comme perdre son sang froid ou être trop pressé d’en finir.
Ces conseil et recommandations pour prévenir les confits individuels ou les crises et les gérer au mieux sont l’objet de la formation que nous proposons et qui s’appuie essentiellement sur la longue expérience de nos consultants seniors qui eu à affronter les tempêtes et ramener le bateau indemne au port.