Deuxième acteur européen des ventes événementielles, Showroomprive se rapproche doucement mais sûrement de la distance qui le sépare du premier : Vente-privée.
Un pari aujourd’hui réussi avec 350 M€ de CA, +40% de croissance, 1.500 marques partenaires, plus de 300 000 ventes par mois, une présence dans 6 pays (Royaume-Uni, Italie, Belgique, Portugal, Pays-Bas, Pologne), 100.000 m2 d’entrepôts répartis sur 3 sites. «Notre stratégie repose sur 5 axes : une cible clairement définie, la “digital woman”, qui n’a jamais varié ; une marque reconnue, grâce nos campagnes de notoriété autour de “la petite robe noire” notamment ; un service innovant avec la promesse “Demain, chez vous” ; le développement à l’international débuté en 2010 ; le mobile enfin, 50% de notre CA est désormais réalisé par ce canal de distribution», explique sans chichi l’entrepreneur issu d’une famille modeste.
Ce quadra au tempérament d’entrepreneur bien trempé sait que le marché n’est pas extensible à l’infini. «À terme, il ne peut y avoir plus de deux acteurs sur le secteur des ventes privées», explique celui qui est bien placé pour en faire partie.
Ses priorités ? «L’international, notamment les pays de l’Est, Showroomprive connaissant 100% de croissance en Pologne et l’Amérique du Sud mais aussi le mobile, un véritable tsunami !». Au programme donc, des projets de croissance externe afin «de gagner du temps pour ouvrir de nouveaux pays» mais aussi des «acquisitions de start-up liées à la mobilité».
De quoi transformer un belle PME en ETI redoutable ? «Oui, à condition de rester agile comme une PME», insiste Thierry Petit, qui prévoit déjà 150 recrutements en 2015 (180 en 2014 !). «Pour recruter des managers performants, il faudrait pouvoir les motiver, y compris financièrement... difficile, voire impossible en France».
Showroomprive, LE challenger que Jacques-Antoine Granjon (vente-privée, plus inquiet qu’il ne l’affiche) voit grossir rapidement dans son rétroviseur.