Le prix de rachat de l’entreprise est souvent conséquent. De nombreux autres frais viennent ensuite s’ajouter aux charges du repreneur. Si le repreneur doit mobiliser un prêt bancaire, des dispositifs publics existent pour appuyer le bouclage du plan de financement.
Dans ce contexte, 4 organismes sont essentiels : Bpifrance, SIAGI et les réseaux Initiative France et Réseau Entreprendre.
Lorsque la reprise concerne une entreprise industrielle en difficulté, 3 aides fiscales spécifiques peuvent s’appliquer.
Ces mesures sont pour l’instant prévue jusque fin 2020 :
- une exonération d’impôt sur les bénéfices (sauf pour les secteurs des transports et infrastructures correspondantes, de la construction navale, de la fabrication de fibres synthétiques, de la sidérurgie, du charbon, de la production agricole primaire, de la pêche et aquaculture, des infrastructures énergétiques, de la transformation et commercialisation de produits agricoles) ;
- une exonération de la taxe foncière ;
- une exonération de cotisation foncière des entreprises (sauf pour les secteurs de la sidérurgie, de la construction navale, et de la fabrication de fibres synthétiques).
Ces aides fiscales s’appliquent pour la société créée pour reprendre l’entreprise industrielle en difficulté, cette reprise se faisant suite à une cession dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire.
L’entreprise connaît des difficultés mais n’est pas sous procédure judiciaire.
Vous allez suivre le parcours classique du repreneur en essayant de réduire au maximum les délais. Vous devrez analyser très soigneusement la situation et les causes des difficultés, proposer les moyens d’un redressement cohérent et convaincre les financeurs de vous en donner les moyens.
Pour une société, vous devez arbitrer entre le paiement de droits d’enregistrement plus importants si vous achetez les actifs et le risque de reprise de passifs importants si vous rachetez les titres ;
L’entreprise est à reprendre à la barre du tribunal de commerce. Elle est officiellement «en difficulté».
Vous avez un laps de temps limité pour présenter au tribunal un dossier de reprise qui comprend au minimum le périmètre de la reprise (vous décidez de ce que vous reprenez et de qui vous reprenez), votre projet argumenté et chiffré et vos accords de financement (pour le montant de reprise que vous proposez et pour la remise en état de marche). C’est une démarche très pointue pour laquelle le recours à des conseils et experts est indispensable.
Dans tous les cas, la recherche de financements est plus difficile que pour une entreprise en bonne santé. De nombreuses opérations de ce type ne sont possibles que grâce à un apport de fonds conséquent.
Attention : certains dispositifs d’aide ne sont pas accessibles aux entreprises en difficulté.