L’année a démarré sur les chapeaux de roue. MonDocteur, la plate-forme de prise de rendez-vous médicaux en ligne créée par Thibault Lanthier et Benoît Grassin, a levé 12 M€ auprès de Lagardère Active, son actionnaire majoritaire.
Le site de cours en ligne Digischool, fort de ses 5 M€ de CA en 2015 et de 6,5 millions d’inscrits, a réuni plusieurs investisseurs, dont la famille Mulliez et les propriétaires de La Revue Fiduciaire, dans un tour de table de 14 M€.
Côté medtechs, belles performances pour Enyo Pharma (traitements contre des infections virales aiguës et chroniques) et Eye Tech Care (traitement des glaucomes par ultrasons), respectivement 22 et 25 M€.
De telles réussites sont exemplaires, mais peuvent parfois inquiéter des entreprises plus petites ou situées sur des secteurs plus traditionnels. Il n’est pourtant pas nécessaire d’avoir des ambitions de n°1 mondial ou de disposer d’une avancée technologique majeure pour séduire les investisseurs.
Les fonds, notamment en région, et les investisseurs privés sont avant tout à la recherche d’équipes dirigeantes avec une véritable vision et, surtout, des actions concrètes en vue, à relativement court terme. Car l’argent doit servir au développement, ce qui passe souvent par l’ouverture à l’international ou des opérations de croissance externe. Qu’il s’agisse de quelques centaines de milliers d’euros ou de plusieurs millions, c’est la qualité du projet qui emporte la décision finale.