Il n’existe, en effet, pas de politique industrielle en Suisse, ce sont les entreprises qui décident des orientations à prendre. La Suisse ne pourrait avoir cette capacité à innover si elle ne disposait pas de son système de formation actuel.
La formation duale garantit un renouvellement continu grâce à des cadres compétents, jeunes, bien formés et opérationnels. Deux tiers des jeunes Suisses passent ainsi par l’apprentissage.
Et s’ils le souhaitent, ils peuvent continuer vers des formations supérieures. Il existe en Suisse deux écoles polytechniques fédérales, toujours très performantes dans les classements internationaux. Ce sont de véritables viviers d’ingénieurs pour les industries suisses.
En 2013, 8.000 brevets ont été déposés, ce qui nous place à la 7ème place mondiale en nombre de brevets, 3ème en Europe et 1ère au monde proportionnellement au nombre d’habitants.
La Suisse attire de nombreux chercheurs étrangers dans ses centres de recherche, institutions d’excellence, à l’image du Centre suisse d’électronique et de micro-technique (CSEM), de l’Institut Paul Scherrer (PSI) ou du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN).
Les principes de liberté du commerce et de l’industrie permettent à quiconque, notamment aux ressortissants étrangers, d’exercer une activité industrielle en Suisse. Ils peuvent dès lors créer ou participer à la création d’une entreprise librement. Il faut toutefois distinguer les différents types d’établissements.
Le choix d’un établissement dépend du type d’activité, de la durée prévue, des cadres juridiques et fiscales et des objectifs stratégiques de la direction. Au sein de l’ambassade, nous disposons d’un service qui conseille et accompagne les sociétés françaises dans leur projet de création de filiale en Suisse : c’est le Swiss Business Hub.
Et il existe un accord de double imposition entre la France et la Suisse pour que les entreprises ne soient pas fiscalisées deux fois.
Enfin, dans le cadre d’un projet novateur ou de la création d’une start-up innovante, la Commission pour la technologie et l’innovation peut payer le salaire d’un chercheur dans un centre de recherche suisse.