Nous sommes tous confrontés à des pertes d’attention et de mémoire, cependant nous pouvons tous apprendre à changer la donne : porter toute son attention sur soi (corps/mental) et faire la part de ce qu’on maîtrise et de ce qui nous échappe ; se débarrasser des pensées « toxiques » et des tensions du corps pour gagner en énergie ; être efficace et se fixer un objectif précis sans se laisser distraire, mobiliser toutes ses facultés pour atteindre le résultat. Oui, la concentration, ça s’apprend !
Ces oublis- là n’ont pas d’incidence sur la vie de tous les jours mais parfois, les pertes de mémoire peuvent devenir plus significatives et plus nombreuses. L’âge est en grande partie responsable de ce phénomène. En effet, à partir de 65 ans, le cerveau perd de sa capacité d’emmagasiner les nouvelles informations, il est comme un muscle et ne doit pas s’arrêter de fonctionner au risque de perdre de son efficacité.
Les mots croisés, le scrabble, le bridge ou l’apprentissage de listes par coeur sont des exercices auxquels il faut se livrer après la soixantaine, pour éviter les affres du trou de mémoire. Des troubles de mémoire s’aggravant progressivement doivent cependant faire penser à une possible maladie d’Alzheimer.
L’oubli des faits récents est souvent un des premiers signes de cette maladie. Dans ce cas, les troubles s’aggravent et deviennent handicapants au quotidien. Ces troubles s’accentuent rapidement, et se compliquent. Le sujet n’arrive bientôt plus à porter un jugement, à faire la part du bien et du mal, à avoir une opinion ou à montrer à son entourage son esprit critique. Si ces signes persistent, il est urgent de consulter votre médecin traitant qui complètera son diagnostic avec l’aide d’un neurologue et de divers examens cérébraux.
Situé dans la boîte crânienne, le cerveau contient plus de cinquante milliards de cellules (les cellules nerveuses ou gliales) et douze milliards de neurones. Pesant environ 1 300 grammes, il est composé de deux parties : une partie supérieure, composée de deux hémisphères symétriques, le cerveau hémisphérique ou le télé-encéphale, et une partie inférieure qui, elle, est unique et médiane, le cerveau intermédiaire ou diencéphale.
Le cerveau assure, avec la moelle épinière, de très nombreuses fonctions dans l’organisme. Il assure des fonctions inconscientes, telles que le contrôle du rythme cardiaque mais aussi la sécrétion d’hormones, la coordination des mouvements volontaires et toutes les fonctions intellectuelles et la conscience. Ses principales fonctions varient selon les zones anatomiques.
Le lobe temporal est le siège de plusieurs structures exerçant des fonctions sensorielles comme une partie de l’audition, du goût, de l’ouïe, mais aussi celles du langage, que ce soit la parole ou la compréhension. Il a aussi des rôles dans la vision, la mémoire, les émotions. En cas d’atteinte du lobe temporal, certaines de ces fonctions pourront être médian joue un rôle fondamental dans la mémorisation.
Il est en effet le siège d’un circuit neuronal auquel on attribue la consolidation de la mémoire déclarative (mémoire des informations verbales). Les informations issues des aires corticales associatives chemineraient dans le lobe temporal médian en passant par le cortex rhinal (périrhinal et entorhinal) puis par le cortex parahippocampique pour rejoindre l’hippocampe. Elles passent ensuite dans le fornix pour atteindre le thalamus et l’hypothalamus.
Ce circuit participerait au stockage des informations en mémoire. Le cas célèbre du patient HM, qui a subi une section bilatérale (dans les deux hémisphères) sur la face interne du lobe temporal, y compris l’amygdale et les 2/3 de l’hippocampe, présente une amnésie antérograde sévère. Il était capable de se souvenir des expériences enregistrées avant l’opération en mémoire à long terme, mais il était incapable de se souvenir d’une personne qu’on lui a présentée cinq minutes plus tôt.
Il ne pouvait former de nouveaux souvenirs déclaratifs (mémoire épisodique). Il était capable par exemple de réaliser une tâche mais pas de se souvenir qu’on la lui ait demandée !
Un exercice très utile et efficace pour cela consiste à méditer pour développer la concentration dans tous les aspects de votre vie. Méditer c’est à la fois très simple à comprendre et très difficile à réaliser.
Pour y arriver, il est essentiel de s’entraîner chaque jour. Ensuite, cela deviendra une seconde nature. Pour commencer son apprentissage de la méditation, il suffit simplement de s’asseoir confortablement sur une chaise avec le dos droit. De fermer les yeux et de se concentrer sur sa respiration. Inspirez et expirez profondément et comptez vos respirations. Visez 5 cycles de 10 respirations au début (c’est-àdire 50 respirations) puis 10 cycles quand vous serez plus à l’aise. Cela devrait durer environ 5-10 minutes.
Pour ne pas perdre le fil, vous pouvez garder les poings fermés et déplier un doigt à chaque cycle de 10. Cet exercice est difficile au début, une myriade de pensées tenteront de vous distraire, vous serez aussi probablement tenté de vous assoupir. Mais revenez toujours vous concentrer sur votre respiration. Vous pouvez méditer presque partout, dans l’autobus, au travail, dans une salle.
La méditation peut se pratiquer en position assise, en marchant ou en faisant des exercices comme le yoga ou le tai-chi. Retenez qu’il n’y a pas de bonne ni de mauvaise façon de méditer. En réalité, il y a différentes façons de pratiquer la méditation ; essayez- en plusieurs pour trouver la méthode qui vous convient.
Vous allez vous améliorer avec le temps. Autrement dit, vous retirerez le maximum de bienfaits de la méditation si vous la pratiquez régulièrement. Et parmi ses principaux bienfaits, vous améliorerez très rapidement votre capacité d’attention et de concentration et donc votre mémoire. plus ou moins déficientes. Le lobe temporal joue donc un rôle dans de multiples processus cognitifs. Il nous permet principalement de répondre à la « question du quoi ».
On peut le diviser en deux grandes parties : le cortex temporal supérieur et le cortex temporal inférieur. Il est connu avant tout pour le traitement des informations auditives (les bruits, la musique et le langage) qu’on peut localiser dans le cortex temporal supérieur. Mais il intervient aussi pour une autre modalité : le traitement des informations visuelles, qui se déroule dans le cortex temporal inférieur. Ces deux cortex vont aussi stocker en mémoire les informations qu’ils nous permettent d’identifier.