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Ce n’est pas moi qui le dit mais son ancien bras droit, qui plus est ex-ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

S’il y a un sujet important qui pose problème dans la politique suivie par Emmanuel Macron et son ministre de l’intérieur actuel, Gérald Darmanin, c’est bien celle relative au contrôle de l’immigration clandestine en particulier. Rappelons, ce qui continue d’alimenter les polémiques, que notre pays a poursuivi sa politique massive d’ouverture aux étrangers, puisque quelques 2 millions d’immigrés réguliers ou irréguliers sont arrivés dans l’Hexagone durant le premier quinquennat Macron.

Un chiffre assez considérable qui ne peut que bouleverser les différents équilibres, et qui ne facilite pas le besoin d’assimilation, rendue plus difficile par le contexte économique et social et aussi par la montée de l’islamisme, lui-même financé par certains pays du Golfe.

D’où l’inquiétude de plus en plus palpable d’une grande partie de nos concitoyens devant ce problème pendant et que l’on ne traite pas depuis des années. À un ancien ministre de Nicolas Sarkozy, converti depuis au macronisme, auprès de qui je m’étonnais du laxisme en la matière du président, celui-ci me répondit en off : « Oui, c’est dommage. Si Emmanuel osait s’emparer du sujet, il gagnerait 20 points dans les sondages. »

Un avis qui rejoint ainsi la position de son ancien ami, quasi inventeur du macronisme, et premier rallié de poids à l’actuel président : l’ancien ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, également ancien maire de Lyon. En réponse au journal Le Point qui vient de l’interroger sur ce sujet crucial, Collomb est formel. Pour lui, « il est impossible d’accueillir le monde entier. On évoque le sujet uniquement sous l’émotion, avec des coups de balancier. C’est sur ces sujets-là que nous nous sommes séparés avec le président… Je ne me sentais pas soutenu. Le président voyait bien que ce problème se posait avec toujours plus d’acuité dans notre pays, mais à l’échelle européenne, face au groupe de Visegrad rassemblant les États partisans du « pas d’immigration chez nous » (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovaquie), il voulait incarner le visage humaniste de l’Europe. C’est un équilibre difficile à trouver… Il y a besoin de mettre d’avantage l’accent sur l’intégration : accueillir moins mais mieux, à l’instar des dispositifs mis en place en Allemagne où l’organisation est extrêmement performante. »

La réponse de Gérard Collomb est on ne peut plus clair de la part de celui qui connaît au plus près la pensée du président, et qui en outre avait la charge de traiter ces sujets. Sur le plan du contrôle de l’immigration, il ne faut donc pas attendre le moins du monde de la part du président réélu qu’il fasse preuve de détermination. Il n’a rien entrepris en cinq ans et n’entreprendra rien à l’avenir en dehors d’un cadre exclusivement européen. Si, donc, vous estimez vouloir peser de tout votre poids sur ce sujet important, vous n’avez plus comme solution que de voter aux législatives pour les candidats LR, Reconquête, Debout la France, voire RN… Encore un rendez-vous manqué ? Notre pays peut-il encore se le permettre ?

Robert Lafont

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