Sur ce sujet sensible, on continue de marcher sur la tête. Le tabou semble bien ancré dans les têtes. Pour régler les dysfonctionnements du marché du travail, le gouvernement se croit désormais bien inspiré de vouloir autoriser l’embauche de certains demandeurs d’asile sans avoir à attendre le délai de six mois.

La belle affaire, alors que notre pays croule déjà sous une immigration régulière et clandestine hors contrôle, nos autorités politiques ne trouvent rien de mieux dans le désordre actuel que de vouloir créer un nouvel appel d’air sous couvert de vouloir répondre aux besoins d’emplois en tension ou non satisfaits des employeurs  

Pour reprendre une terminologie savante propre à nos technocrates. La vérité est qu’une telle mesure ne réglera aucun des problèmes de notre économie. Et qu’au contraire, elle les aggravera. Vouloir accueillir toujours plus de clandestins (belle formule) dont beaucoup ne parlent pas notre langue, est une fausse bonne idée.

Dans un pays qui connaît un taux de chômage record de 7,4 % de la population active (contre 3,2 % en Allemagne), la solution la plus efficace devrait être de développer les formations opérationnelles et de limiter encore les conditions d’octroi d’indemnités chômage (en se rapprochant de nos pays voisins) en ne les proposant par exemple qu’à ceux pouvant se prévaloir d’un minimum d’emploi salarié, de deux ou trois ans.

Avec une telle mesure choc, vous verrez que nos emplois disponibles partout en France dans nombreux secteurs trouveront vite preneurs et qu’ils finiront par attirer bien plus de candidats. Pas besoin pour ce faire de faire venir des clandestins. Que notre classe politico- médiatique arrête de faire passer nos compatriotes pour des tire-au-flanc. Ce n’est pas le cas. Mais soyons raisonnables. Dans un système où travailler et ne pas travailler rapporte à quelques euros près quasiment la même chose : le choix est vite fait.

Quant à l’immigration incontrôlée, elle reste un de nos principaux fléaux. Il serait temps que notre classe politico-mediatique comprenne que la zone limite est atteinte et depuis longtemps.

D’autant que notre pays a déjà assez à faire avec la meilleure intégration des Français d’origine étrangère récemment naturalisés et pas encore suffisamment intégrés pour ne pas avoir à en rajouter en nombre.

Patrick Stefanini, l’ancien secrétaire général du ministère de l’immigration sous Sarkozy, n’a pas tord de rappeler à l’oreille de Gérald Darmanin ou d’Olivier Dussopt que : « l’immigration n’est pas la solution à tous les dysfonctionnements de notre marché du travail. »
Ou alors, c’est une politique de gribouille visant à faciliter un peu plus les flux d’immigration. Mais, dans ce cas, qu’on le dise.

Robert Lafont

1 COMMENTAIRE

  1. Attention à réduire drastiquement certains droits au chômage car une très forte population de travailleurs saisonniers qui fournissent une main d’œuvre abondante et de qualité en été et hivers dans des stations certains font les deux, migrera aisément vu son niveau vers des emplois stables déstabilisant un peu plus des secteurs déjà sous tension. Oui aux réformes sous réserve de bien peser les effets pervers..

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