Philippe Martinez (Photo Ait Adjedjou Karim/ABACA)

Pour participer au dialogue social, la CGT perçoit chaque année quelques 20 millions d’euros payés sur fonds publics. Le moins que l’on puisse dire est que le syndicat présidé par le souriant Philippe Martinez n’est pas malgré cette manne publique très rendant service vis à vis des citoyens contribuables, qui se voient, par ces actions irresponsables, interdits de circuler suite aux bloquages des raffineries.

D’autant qu’il semblerait qu’à peine 160 personnes, une minorité de grévistes, suffisent à entraver le fonctionnement des 8 raffineries que comprend l’hexagone. Des grévistes politisés et qui occupent les postes névralgiques., c’est de bonne guerre.

Pays bloqué, atteinte au droit fondamental de circuler, liberté du travail menacée;, économie entravée et le gouvernement d’Elizabeth Borne qui attend deux semaines avant de brandir la menace de réquisitions. « Pas de panique » clamait de son côté le Président de la République au début du conflit. Un président qui apparaît décidément de plus en plus coupé des réalités du pays. La vérité est que la liberté syndicale a des limites : celles qui touchent aux droits fondamentaux du citoyen.

Après tout ne devrions-nous  pas à l’instar de ce qui existe pour l’armée ou la gendarmerie exiger de certaines professions l’impossibilité de pouvoir mener des grèves sauvages plusieurs jours d’affilé quand elles mettent en cause les droits fondamentaux des citoyens (santé, transports, sécurité…).

La question est posée et certains députés LR ou RN étudieraient actuellement la possibilité de porter le débat prochainement au Palais Bourbon. À suivre. Ce ne serait pas superflu dans un pays qui vit depuis des décennies dans des menaces de bloquage ou de chantage syndical.

Rappelons que, chaque année, l’Etat distribue 120 millions d’euros aux différents syndicats. Même le Medef, un comble, perçoit la bagatelle de 11 millions d’euros par an.

Quand allons- nous avoir des corps intermédiaires libres et souverains ? Cela passe par la restauration de la liberté syndicale et aussi par des ressources propres. La question d’un syndicalisme obligatoire pourrait être la solution. Il redonnerait plus d’assise et de légitimité.

Robert Lafont

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