Par Sophie de Menthon, présidente d’Ethic

Tribune. En ce qui concerne « le bouclier énergétique » : l’orientation actuelle qui concerne par exemple certains boulangers (pas tous) puis qui s’oriente vers les restaurateurs (certains seulement) etc. est incontestablement la mauvaise solution même si elle peut parfois permettre la survie de certains. 

Le problème des coûts de l’électricité est complexe, car il a été créé artificiellement par l’invention d’une nouvelle profession celle des « fournisseurs  d’électricité » qui ni ne produisent, ni ne transportent, ni ne distribuent, et qui viennent rendre opaques les relations entre les producteurs (principalement EDF) et les clients. 

On a remplacé des « tarifs » liés aux caractéristiques de l’offre et de la demande par des « contrats » désormais jugés par les responsables gouvernementaux comme « exorbitants » et même à certains égards « léonins ».

La seule conséquence de l’existence de ces « fournisseurs » (sous prétexte de la création d’une concurrence artificielle et imposée) a été une augmentation des prix pour tous les consommateurs, surtout pour les PME et ETI, et un manque de transparence et donc de compréhension.

Quand les couts de production sont faibles et n’ont subi que de petites augmentations, ce qui est le cas en France avec le nucléaire et l’hydraulique, il est difficile d’expliquer et d’admettre des multiplications par 4, 5, 6 et au-delà de 10 du prix dès le 1er Janvier 2023, sinon par le fait que les intermédiaires provoquent ces tarifs à leur propre avantage et sans aucune raison.

« Faut il maintenir en « l’état ces faux grossistes ? » : demande Loïk Le Floch Prigent responsable de la branche industrie du mouvement ETHIC. Bonne question.

Sophie de Menthon

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